AMMAFRICA WORLD

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La Place de la Femme en Afrique

 LA PLACE DE LA FEMME EN AFRIQUE:COMBAT DE LA FEMME AFRIQUE:

Dans le combat de la femme Africaine pour ses nombreuses discriminations, Ammafrica world e.V s'offre une branche opérationnelle réunissant des femmes militantes pour la consolidation de l'émancipation de la femme Africaine et lutte contre toute violence faite à la femme et à l'enfance Africaine.

De ce fait, chaque année,pendant le Mois de la femme,Mars,Ammafrica world organise pour l'occasion,une conférence des réflexions,de sensibilisation,et d'enseignement pour la condition de la femme en Afrique.

Une étude approfondie sur la femme Africaine dans son vécu quotidien,ses activités professionnelles et foyer conjugal,nous a poussé de réagir et de secouer la femme,de la dévoiler de ce qu'elle est et de ce qu'elle possède autant dans la societé que dans la famille.

Elle se decouvre donc être le SOCLE de la societé qui la minimise et la discrimine.

Ammafrica world se lance dans un travail de sensibilisation,de la prise de conscience et de la réparation pour le retour à la dignité de la femme en Afrique.

PLAN D'ACTION:

1-Chaque Mois, un message pour la femme Africaine et biensûre toute femme pour ses droits et devoirs,dans les radios,réseaux sociaux de l'internet,ect..

2-et une fois tous les ans,une conference sur la Place de la femme en Afrique dont la date sera communiquée ultérieurement.

3-Tous les Trois Mois,un seminaire,convention ou conférence avec la participation d'autres partenaires oeuvrant dans ce domaine,et servantes de Dieu pour un travail psycho-spirituel...

EN ALLEMAGNE COMME EN OCCIDENT:

Ammafrica world avec les partenaires oeuvrant pour la femme et l'enfant sensibilise sur les droits de la femme Africaine en Allemagne et ses devoirs en tant que citoyenne Etrangère. Sur la Violence faite à la femme,nous disposons des conseils divers pour votre sécurité, et prières en cas de necessité si le problème reside au domaine spirituel ou psychologique.

En cas de violence à domicile, contactez notre equipe qui saura vous conseiller ou vous orienter!

EQUIPE DE CONTACTS:

AMMAFRICA WORLD (

BRANCHE OPERATIONNELLE:

Problème spirituel ,psychologique ou admnistratif,naturalisation,intégration service, la Réinsertion dans la societé Allemande en cas du mal du pays et conseils divers..

Tel:0176/73963866

MAIL:info@ammafricaworld.com

MAIL:ammafricaworldcentrale@gmail.com 

INTEGRATIONSAGENTUR:

C/O Simon Winne

Peter-Beier-Platz 1

52349 Düren

Tel:02421/188184

VIOLENCE PHYSIQUE:

Frauen Helfen Frauen e.V

Gutenberger 20

52349 Düren

Tel:02421/17355


Quand les Femmes en parlent:Faudrait-il une femme présidente consciente pour changer les choses en Afrique?

UNE FEMME PRESIDENTE DE LA REPUBLIQUE POUR NETTOYER LA MAISON CONGO ?

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« Nos sœurs ! Nos sœurs outragées ! Nos sœurs brisées ! Nos sœurs martyrisées ! Nos sœurs toujours pas libérées : ni par elle -mêmes, ni par leurs compatriotes, ni par ces généraux d’armées en déroute qui sont sensés les protéger mais qui en réalité les humilient, les violent et les massacrent ». 

Cette allusion à la célèbre déclaration du Général de Gaulle lors de la libération de Paris le 25.08.1944 est plus que jamais d’actualité dans un pays où les femmes sont les premières victimes de l’incurie des criminels à sa tête dont les multinationales brassicoles, HEINEKEN et CASTEL, symboles de notre combat et dont nous ne cessons de dénoncer les abus. 

Mais comment s’y prennent-elles, les Mamans congolaises, pour être à la fois au four et au moulin ? Faire bouillir la marmite, élever les enfants, s’occuper des malades et des plus âgés, écouter les doléances de leurs maris, pardonner leurs frasques et faire face aux sévices et injustices journaliers dont elles sont les principales victimes ? 

Et si les femmes décidaient de balayer la Maison Congo en virant ces satrapes à la tête du pays depuis plus de 51 ans et d’unir leurs forces pour élire l’une d’entre elles à la Magistrature Suprême ? 

N’ont-elles pas le profil idéal ? Autorité, abnégation, pragmatisme, responsabilité, vision, détermination, dévouement, générosité, empathie, patience, courage et excellentes gestionnaires ? 

Ne sont elles pas plus qualifiées que quiconque pour « permettre au peuple de dormir comme un bébé car elles feront le reste » (Etienne Tshisekedi)? 


Elles sont admirables, tout simplement…

Alors, qu’attendez-vous, Mesdames les femmes politiques, pour sortir de votre rôle de figurantes et vous muer en véritables passionarias pour restaurer la dignité des 35.000.000 de femmes congolaises ? Ne trouvez-vous pas paradoxal que le seul à incarner la lutte pour la libération de la femme congolaise soit un homme : le bon Docteur Mukwege ?

Prenez donc le temps d’écouter leur souffrance, comprendre leur douleur et partager leur chagrin. Parlez-leur au cœur et à la raison...comme à tout être humain. 

Prenez vos responsabilités!

Elles seront alors prêtes à soutenir votre combat car ce jour n’est plus si lointain où les femmes congolaises s’éveilleront. Alors, la Dictature, l’une des plus longues et cruelles d’Afrique, vacillera sur son socle. 

Présidente du MCD (Mouvement COMEX Dégage).

 

 

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28/08/2017
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ELUE FEMME DE LA SEMAINE:GRÂCE NELLY NELLOSH

CES FEMMES QUI FONT PARLER D'ELLES DANS NOTRE COMMUNAUTE

Elue la femme de la semaine comme la femme réconfortante:GRÂCE NELLY NELLOSH (GNN)
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"Qui a dit que la femme n'élèvera pas une nation"? Si il y a des ces femmes qui détruisent, il y en a qui (re)construisent! C'est le cas de notre femme de la semaine "Grâce Nelly Nellosh"

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Si la vie ne nous offre plus de son réconfort, nous avons de gens qui savent l'offrir par leurs actions! Nous avons connu "Nelly"! Elle, c'est l'étude de ta personne, de ton parcours, et de ta situation pour te rassurer, te réconforter et te redonner goût à la vie! Nous l'avons toutes expérimenter dans nos relations quotidiennes et dans ce réseau social où elle anime un compte et groupe Facebook pour prodiguer de ses conseils pratiques!

 

LIRE LA SUITE DE L'ARTICLE: CLIQUEZ CE LIEN CI-DESSOUS:

La femme de la semaine Grâce Nelly intégralité

 

 

 


02/08/2017
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GAMBIE:YAHYA JAMMEH MET FIN AUX PRATIQUES DE L'EXCISION

UNE DECISION NOBLE ET JUSTE A FELICITER AVEC GRATITUDE:YAHYA JAMMEH MET FIN A L'EXCISION!

A l'approche de journée mondiale des violences faites aux Femmes, Yahya JAMMEH soulage bien le coeur de la femme Gambienne! Quel soulagement de découvrir qu'il y a aussi des hommes qui comprennent certaines souffrances infligées à la Femme!

Le créateur qui l'a créé ainsi, n'avait donc pas commis l'erreur pour remplir de toutes ces parties du corps. Les hommes n'ont qu'à se repentir de ce crime odieux qui frise tout un génocide à l'égard de la femme!

 

Vis longtemps Yahya JAMMEH!!!

 

 

 

@Ammafrica

 

Gambie: Yahya Jammeh interdit l’excision

 

Le président gambien Yahya Jammeh a décrété l'interdiction de l'excision soulignant que cette pratique très répandue dans le pays n'était pas dictée par l'islam et devait par conséquent être abolie.

« Le président Yahya Jammeh a déclaré il y a quelques minutes que la mutilation sexuelle féminine ou l'excision était interdite avec effet immédiat », a écrit le ministre de l'Information et de la communication gambien Sheriff Bojang, sur sa page Facebook dans la nuit de lundi à mardi.  Interrogé par l'AFP mardi 24 novembre, le ministre a précisé que le président gambien avait fait cette annonce « lors d'un rassemblement à Kanilai », sa localité natale, sous les applaudissements des femmes de l'assistance. Cette décision vise « la protection des fillettes », a assuré M. Bojang. Le chef de l'État l'aurait justifié en soulignant l'absence de justification religieuse de cette pratique dans l'islam.En cas de non respect de cette interdiction, le président Jammeh a prévenu les parents et les autorités locales qu'ils subiraient des sanctions. Selon les commentateurs, les peines devraient être alignées sur celles prévues par la loi en cas de coups et blessures volontaires.

Les trois quarts de la population féminine touchés

Le quotidien britannique The Guardian, qui a lancé en 2014 une campagne mondiale contre l'excision en coopération notamment avec le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), dont un prix de reportage sur l'excision en Afrique en 2015, cite mardi la réaction enthousiaste de Jaha Dukureh, militante de l'abolition de cette pratique en Gambie : « Je suis vraiment impressionnée que le président ait fait ça. Je ne m'y attendais vraiment pas », a déclaré la jeune femme au journal, se disant « fière de (son) pays ».Selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), la Gambie est l'un des dix pays, tous africains, où l'excision - l'ablation du clitoris et parfois des petites lèvres - est le plus pratiquée, touchant environ trois quarts de la population féminine.

 

 

 

Parvenu au pouvoir par un coup d'État sans effusion de sang en 1994 puis constamment réélu depuis 1996, Yahya Jammeh dirige d'une main de fer la Gambie, petit État anglophone d'Afrique de l'Ouest enclavé dans le territoire du Sénégal, hormis sa façade atlantique. 

 

 

 

 
@Le Figaro
 
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26/11/2015
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LA POLYANDRIE EN AFRIQUE CHEZ LES BASHILELE FACE A LA POLYGAMIE!

La Polyandrie en Afrique face à la polygamie!

On a pas tout appris de l'Afrique! La polyandrie peut étonner mais cela provient du fait que le pouvoir provient de la femme étant dans une tradition "matrilinéaire"dont l'ancêtre commun est une Mère!

 

Polyandrie en Afrique ... chez les bashilele du Congo 

 

 

Aujourd'hui, je veux parler des systèmes de polyandrie en Afrique. Plusieurs peuples africains ont pratiqué la polyandrie sur le continent, à divers degrés. Ici, on va chez les Bashilele du Kasai en RDC. Avant de parler polyandrie, il faut parler du contexte social chez les Bashilele.

 

 

 

Les Bashilele vivent dans le Kasai occidental au Congo RDC. La population totale des Bashilele représente environ 400 000 personnes à l'heure actuelle. Les Bashilele sont organisés en villages de 100 à 1500 personnes environ, clans et classes d'âge. Les Lele sont matrilinéaires et l'anc^tre commun pour former un clan est la mère qui a donné naissance au clan.

Les classes d'âges sont appelées Kumbu, des personnes qui appartiennent à la même génération (on regroupe les personnes nées dans un espace de 5 ans en un kumbu).

 

Chaque kumbu possède un nom, un champ à cultiver ensemble et un tam-tam. Chaque village possède une division de chaque kumbu de sorte qu'il se réunisse lors de fêtes ou qu'ils se reconnaissent mutuellement même hors de leur village. Les membres d'un Kumbu s'appelle mutuellement Mbayi ou ami et pratique souvent un sport de lutte appellé Mikata.

Il existe plusieurs formes de mariages chez les Bashilele, le mariage monogamique et le mariage collectif.

 

Le mariage collectif chez les Bashilele est étonnant dans la manière de se produire : La jeune fille est enlevée et emmenée par les jeunes hommes d'un kumbu qui veulent l'épouser. Une fois ceci fait, elle est interdite d'exercer toute activité usuelle de femme pendant une longue période pouvant aller jusqu'à 2 ans. Pendant cette période, ses futurs maris s'occupent entièrement de ses besoins nourriture, beauté etc.... et rivalisent d'efforts pour la séduire. Au bout de ces deux ans qui servent à réunir les éléments pour la dot de la femme, les hommes se présentent devant le kumbu des grands parents paternels de la fille. La cérémonie de mariage amène des danses, chants etc....

 

Pour ce qui est des enfants, ils appartiennent à la famille de la mère, même si le père est connu. La pratique de la polyandrie a une fonction sociale chez les Bashilele. La femme collective doit organiser la paix entre membres de Kumbu, régler les disputes. Cette pratique avait été instituée à une époque où les femmes manquaient dans la société Bashilele et on ne pouvait laisser les jeunes hommes d'un Kumbu célibataires. De l'autre côté, le mariage collectif s'accompagne d'un certain nombre d'interdits matrimoniaux pour la femme également.

Voilà en substance la pratique de la polyandrie chez les Bashilele et le contexte dans lequel il se produit.

 

 

 

Sources : www.ceped.org

 

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22/10/2015
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Femme Noire décomplexe-toi, tu es belle!

"EDUCATE YOURSELF:EDUQUE-TOI MORALEMENT"!
REVALORISE-TOI, FEMME NOIRE ET SORS DE LA COMPLEXE D'INFERIORITE!
Pourquoi détester la couleur de ta peau?. Quelle est cette faute que le créateur a fait pour te donner cette couleur?. Sais tu scientifiquement parlant ce que ta peau représente pour toi et pour les autres?. Si tu ne te revalorises pas, personne d'autre ne le fera à ta place! Alors, femme noire, femme Africaine, femme de la première race, femme forte, femme aux multiples potentialités, lève toi, et agis positivement sur ta destinée!
mannequin noir

 

Complexe d'infériorité RACIALE:

 

Suis pas raciste, mais certaines choses, il faut oser se le dire désormais...

 

Franchement la peau "noire" ne sait plus reconnaître non seulement la valeur de sa peau, mais aussi des avantages qu'elle a dans sa forte composition de "mélanine" mais aussi surtout de cette VITAMINE D qu'elle a besoin sous le "soleil" pour vivre encore plus longtemps sur terre!

 

La race première, la race de la création, la "Race-mère", ta terre est le Berceau de l'humanité au cas où tu l'aurais oublié! Franchement, à la vue de cette vidéo, non seulement j'ai versé des larmes, mais aussi j'ai ressentie une sainte colère en moi, comment les noirs ne savent plus reconnaitre la valeur de leur PEAU NOIRE!!! Jésus! Contentez vous de ce que vous avez svp...

 

Allez, on a pas besoin de BLANCHIR sa peau pour paraitre sous une autre apparence, mais plutôt L'EMBELLIR!!!! 

 

Prendre soin de sa peau par rapport à sa couleur, n'a rien de complexant!

 

Par contre, MEPRISER sa couleur au profit d'une autre couleur, ça, c'est un PÉCHÉ!!!!! 

 

Que cela soit dit...

 

 

Vidéo archive:


 

 

Mama FEZA La Grâce Divine
Ammafrica world Team


18/10/2015
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NIGERIA:Le fléau du Viol face au double crime, une femme coupe le pénis de son violeur

Au Nigéria, une femme se trouve un bon remède pour mettre fin à la dérive de son violeur:

Il lui coupe son pénis alors qu'il devrait le sucer par la force?...

Le fléau du "viol" aux femmes en Afrique, n'est autre qu'une forme de la Discrimination envers cet être venu au monde pour secourir l'homme dans la société! Bien que cette femme en commet un crime, le viol est aussi un crime! Comment donc juger ces choses?..

comment donc trancher équitablement?. il faudrait donc tenir compte des dommages causés à l'un contre l'autre!

Pour l'homme, il ne jouira peut-être plus de sa "chose" qui le conduit à la dérive...

Mais pour la femme, il y a donc psychologiquement le dégoût de l'homme, et une sorte de mépris de son corps qui n'a pas été honoré!

Tous deux méritent donc l'emprisonnement!

 

@ammafrica

 

Voici l'article en question publié sur le site "larigueurbino.com"

 

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Pour se défendre, une fille a coupé le pénis de son violeur avec ses dents.
C’est la version qui a été rapportée à la police.


En attendant d’avoir la confirmation, l’homme qui ne pourra certainement plus faire usage de sa machine reçoit toujours des soins, tandis que la coupeuse de kiki est en garde à vue dans un poste de police de Lagos au Nigeria.

 

 

Source:larigueurbino.com

(titre et commentaire)

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18/06/2015
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La Femme et L'Instruction depuis la création

La Femme et l'instruction en Afrique:

Instruisez vos jeunes filles svp!

Selon le plan Divin pour la femme,la formation pour bien remplir sa mission de "l'aide-semblable" à l'homme, la femme devrait être "enseigné" pour son "rôle" afin de bien le remplir. car, l'avenir en dépendra!

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Souvent, je commence à poser des questions à ceux qui font usage de lire la Bible:

"Comprenez vous ce que vous lisez"?....

Comprends-tu ce que tu lis?...

Dans la création de la femme, la Bible relate quelque chose de très impressionnant mais, l'homme n'ayant pas "L'Esprit" est étouffé pour argumenter des faussetés qui ne sont que sources de toutes les "hérésies" qui faussent tout sens et qui, par la suite, ne profite en rien sur le plan de "développement" que sur le plan de la "multiplication" dans l'Arithmétique de Dieu pour la terre et plus tard, pour son "EGLISE"...


ET DIEU "FORMA" LA FEMME....


Définissons tout d'abord ce que veut dire "FORMER" dans ce mot que l'on en lit souvent "Et Dieu FORMA...."...car "forma" vient du verbe "FORMER". 
Définissons-en!

FORMER


verbe transitif
1 Créer, organiser.: Exemple:Les élus formeront un nouveau gouvernement. 

2 Éduquer.: Exemple:Former des ingénieurs. SYNONYME "instruire".

3 Constituer.: SYNONYME composer.

Alors, chers amis, voyez vous déjà ce qui veut dire ce verbe "FORMER", comment on peut comprendre que cette femme "formée" par l'Eternel Dieu, était non seulement "instruite" par lui,"éduquer" par lui, mais aussi "remplie du Saint Esprit", l'on puisse croire que le tout puissant créateur ne se contente que pour former la Silhouette de la femme pour juste Plaire aux regards de l'homme?..

A-t-il compris cet homme qui minimise la femme et la prive de toute instruction que cette manière d'agir, la prive de remplir pleinement son rôle vital?...


POURQUOI FAIRE?: 


Mais la réponse se trouve dans son "RÔLE" à jouer sur la terre d'Abord....ensuite, si elle est mariée, elle la jouera dans son foyer aussi!

RÔLE DE LA FEMME SUR LA TERRE:

"AIDE-SEMBLABLE"


Elle est "formée" pour être une "aide-semblable"! Or, lorsqu'on parle de ce rôle, même sur le rôle de la femme, souvent, on le définit très mal...

AIDE-SEMBLABLE: Il faut le définir....

nom féminin

Appui, assistance.: Exemple:Nous avons besoin de votre aide. 

SYNONYME mainsoutien.

 

GENESE 1:26-27
1.27: Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme.

1.28:Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, MULTIPLIEZ, REMPLISSEZ la terre, et L'ASSUJETISSEZ; et DOMINEZ sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.

MULTIPLICATION-REMPLISSAGE-ASSUJETTISSEMENT-DOMINATION...


Remarquez que L'ORDRE donné, était donc conjugué à la :

"TROISIEME PERSONNE DU PLURIEL"....

Ainsi, il ne s'agit plus une affaire d'un seul "individu" mais bien, de "DEUX" Personne.Car, il est aussi évident qu'il s'agissait là de:L'homme et de la femme.

Au commencement, l'homme et la femme étaient "égaux".Avant la chute évidement!
Mais après la chute,viendra donc la sentence Divine.

GENESE 3:16
- Il dit à la Femme: J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il DOMINERA sur toi.

Depuis cette sentence Divine du jardin, l'homme développera une attitude "rancunière" vis-à-vis de la femme, si on peut le dire ainsi, car, il dira ce jour là:"LA FEMME QUE TU AS MISE AUPRES DE MOI, M'A DONNE LE FRUIT ET J'EN AI MANGE..."


Ces mots de l'homme sur la femme, frise une fuite de ses responsabilités! on peut t'induire en erreur, mais saches que la décision t'appartiendra pour dire OUI ou NON. Imaginez si l'homme avait dit "NON"?. La femme sera séparé de l'homme...


Alors le plan Divin pour "multiplier" la terre et la remplir allait donc connaitre un "Echec total"!

Il fallait qu'il mange aussi de ses fruits, car, en réalité dans la femme, sa provenance vient de l'homme de par la "côte prise" de l'homme! Mystère de tous les temps....

Si la femme , par son "rôle d'aide", peut donc ,(en définissant le mot AIDE comme nous venons de le lire plus haut),AIDER l'homme, donc SECONDER(=assister, épauler), on ne peut donc refuser l'appui de celle qui vient vous secourir comme une "partenaire de la vie"!


POURQUOI ABRUTIR LA FEMME?

Alors qu'elle devrait être une aide qui soit son "vis-à-vis"?:Devant?. Une aide pour bâtir "ensemble" et non pour que l'homme bâtisse seul!


Beaucoup de sociétés humaines, les hommes ont eu à développer une attitude, un peu "macho" pour abrutir la femme et la réduire à une ESCLAVE!

Car, est-il écrit:"Chacun (e) est esclave de celui  qui a triomphé de lui"...

IL DOMINERA SUR TOI....

Ces mots divinement prononcé, sera donc le combat "propre" de la femme sur terre, et ensuite dans "L'EGLISE" (corps du Christ).

Or, Dieu, au commencement n'avait pas privé l'instruction à la femme, si on définit ce mot "former". L'homme ignorant, sans savoir ce que la "femme" VAUT pour lui et à son côté, a développé une attitude "LÂCHE" qu'insensée D'ABRUTIR cette créature.

Des traditions diverses aussi, la femme a été discriminée jusqu'à être réduit à une sorte d'esclave!

On ne l'estime d'aucune VALEUR!

En Afrique, souvent, Les "enfants" qu'enfante la FEMME, sont plus "considérés" que LA FEMME devenant MERE, elle même.....

Une triste réalité!


Quelle INGRATITUDE?!

LA DISCRIMINATION DE LA FEMME EN AFRIQUE ET AILLEURS...


En AFRIQUE: Alors que dans certaines traditions dites "MATRIARCAT"(=Régime social dans lequel la femme exerce une autorité prépondérante.),

les femmes ont eu même à diriger des royaumes et qui en connurent des succès Hors pair!

Car, c'est donc la grâce déposée sur cet être estimé par les autres "faible" de par sa nature...
certaines traditions lèguent le pouvoir à la femme. Mais, lorsqu'on fait face aux traditions dites "PATRIARCAT"(=Organisation sociale fondée sur l’autorité absolue du père.ANTONYME de Matriarcat).

Ce sont ces genres des traditions "patriarcat" qui ont rendu la femme, parfois au niveau D'ESCLAVE!

les ENFANTS valent plus importants que leur "MERES".


JESUS-CHRIST NÉ D'UNE FEMME VIERGE...


Le seul homme au Monde qui a connu la femme, ainsi que "sa valeur" est donc JESUS CHRIST!

Il mérite que l'on dise de lui par PONCE PILATE le jour de son jugement:

"VOICI L'HOMME!"...

Dans sa fonction du "MAITRE" (RABOUNI en hébreux), Jésus n'avait pas privé à la femme, L'INSTRUCTION.

Et d'ailleurs, il était donc son "Créateur" d'après l'argument de l'évangile de JEAN 1:1 (Au commencement était la parole, et la parole était avec Dieu, et la parole était donc DIEU..Toutes choses ont été faites par elles...et cette parole a été faite CHAIR en personne de Jésus Christ).


JESUS FACE AUX FEMMES DISCIPLES:


LUC 10:38-42 (Jésus face à Marie, la soeur de Lazare..)
JEAN 20:1-18 (Marie de Magdala reconnaitra son Rabouni, son maitre).



L'INSTRUCTION DE LA FEMME AU TEMPS MODERNE:


Remarquez que toute société qui offre l'instruction à la femme, est une société, non seulement "épanouie" mais aussi "développée"!

la femme apprend pour être UTILE dans la société, et aussi dans son foyer!Tel qu'on en voit en occident, l'Europe, l'Amérique, l'Asie...

Mais l'homme reconnait-il vraiment la valeur de cette femme tant marginalisée que "chosifiée"?...

Quand je considère comment on expose les nudités des femmes dans des posters divers un peu partout (dans les rues, les magasines et télés) en Occident, je me dis, si on exposait autant les nudités des hommes comme on en fait chez les femmes, cela aurait été compréhensible! Mais avec le temps, on risquera aussi d'accuser cet occident de "chosifier" la femme!



LA DISCRIMINATION DE LA FEMME ET SA CHOSIFICATION:

Plusieurs sociétés ont "chosifiée" la FEMME. Surtout en AFRIQUE...Point n'est étonnant de voir cette Afrique dans l'arrière-plan sur le développement.

C'est donc en plein millénaire que l'Afrique se réveille-t-elle?.

Je ne pense pas,si l'on considère son histoire "Antique", la femme avait dirigé des "royaumes"...
Certainement aussi, la COLONISATION a contribué énormément pour faire "oublier" à cette Afrique, ces victoires d'autrefois, même dans les guerres...

La femme devient un "objet" à s'épanouir du plaisir que de partager les idées...

La femme n'est pas consultée dans certaines "grandes décisions" touchant même l'avenir d'une grande nation!


L'homme a souvent considéré la femme que par sa beauté extérieure que sa beauté 
intérieure! Il ne réalise pas que cette femme peut non seulement proposer mais aussi soutenir et épauler positivement dans plusieurs domaines de la vie, surtout lorsqu'elle en est compétente!


La femme a un "instinct très sensible" et développé plus que l'homme.
INSTINCT:1-Tendance naturelle des êtres vivants à faire quelque chose.: C’est par instinct que les castors construisent des barrages ou que la mouffette projette un liquide malodorant pour se protéger des ennemis. EXEMPLE:"L’instinct maternel".

2-Disposition naturelle à faire quelque chose,INTUITION: Son instinct lui dicte ce qu’il faut dire à une personne triste pour la consoler.

DISCRIMINATION:nom féminin
1-Action de traiter différemment certaines personnes par rapport à d’autres.: Il ne faut pratiquer aucune discrimination.

SYNONYME ségrégation.
2 littéraire Distinction.

Le sens du terme « discrimination » synonyme du mot « distinction », mais il a pris, dès lors qu'il concerne une question sociale, une connotation péjorative, désignant l'action de distinguer de façon injuste ou illégitime, comme le fait de séparer un individu ou un groupe social des autres en le traitant plus mal.

Les hommes qui, par leurs "traditions" (préceptes imposées des hommes) ont vraiment trop fait du mal aux "femmes" au profit des "enfants" qu'enfantent ces mêmes "femmes"! plus jamais ça à l'avenir!

PLUS JAMAIS CA!

TRADITION:La tradition désigne la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial (du latin traditio, tradere, de trans « à travers » et dare « donner », « faire passer à un autre, remettre »). Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d'identité d'une communauté humaine. Dans son sens absolu, la tradition est une mémoire et un projet, en un mot une conscience collective : le souvenir de ce qui a été, avec le devoir de le transmettre et de l'enrichir. Avec l'article indéfini, une tradition peut désigner un mouvement religieux par ce qui l'anime, ou plus couramment, une pratique symbolique particulière, comme les traditions populaires.

Dans le langage courant, le mot tradition est parfois employé pour désigner un usage, voire une habitude, consacré par une pratique prolongée au sein d'un groupe social même restreint (par exemple une tradition familiale).

Nous défendrons la place de la femme en Afrique, là où on la minimise, la chosifie, la discrimine et la marginalise par l'ignorance que l'homme "mauvais" et surtout "méchant", endoctriné par la tradition "patriarcat",source de toute discrimination!

Et là où l'on fera "semblant" d'une "parité" non maitrisée, on se battra pour la CONSOLIDER!

Car, c'est vraiment le principal combat au sein de "Ammafrica World"!

C'est vraiment notre leitmotiv du combat que mène la femme partout dans le monde, et en particulier, dans les sociétés qui la marginalisent, la chosifient, la discriminent et surtout la réduisent à une ESCLAVE!

CONCLUSION:

Redonnez à la femme sa place, et offrez-la, la chance de s'épanouir dans le domaine de l'instruction! Elle doit beaucoup apprendre pour mieux assurer son rôle dans la société que dans le foyer.

Ne dit-on pas déjà:"Eduquer une femme, c'est donc vouloir élever toute une Nation"?.

Parents, envoyez vos jeunes filles à l'instruction, Eglise, formez beaucoup de femmes "disciples", vous ne serez donc pas décu du résultat!



Mama Feza La Grâce Divine

Conseillère spirituelle

Ammafrica world 


27/05/2015
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La Reine qui repoussa les Romains hors de la Nubie: Candace AMANISHAKHET

Le Passé d'une Afrique puissante

Je vous parle d’une reine d’Afrique, je vous parle de la Candace Amanishakhéto

LA REINE DE MEROé - La Candace Amanishakhéto

Le titre de Candace, qui signifie ” Mère du roi ” était celui des reines nubiennes qui avait un rôle politique suprême. Amanishakheto fut durant une trentaine d’années à la tête du royaume de Méroé, dans l’actuel Soudan autrefois appelé Nubie par les égyptiens

L’île de Méroé, capitale du royaume après Kerma et Napata, accueillait la demeure de la reine ainsi que la nécropole Amanishakhéto succéda à sa mère, la Candace Amanirenas, à l’époque des incursions romaines dans le Nord de l’Afrique.

 

Je vous parle d’une reine d’Afrique, je vous parle de la Candace Amanishakhéto

Les Méroïtes possédaient une administration efficace, des armées redoutées, une écriture ingénieuse et une agriculture prospère. La civilisation méroïte, héritière d’une culture datant de 2250 avant JC depuis l’avènement du royaume de Kerma, était brillante et ouverte sur le monde

Le royaume était riche, tenant les voies de commerce terrestres reliant le monde méditerranéen et l’Afrique Subsaharienne C’était une société matriarcale où les femmes avaient un rôle de premier choixet participaient à toutes les prises de décisions.

 

Je vous parle d’une reine d’Afrique, je vous parle de la Candace Amanishakhéto

Entre -28 et -21, Auguste, empereur Romain décida d’expédier en Nubie des légions déjà postées en Égypte La Candace Amanishakheto venait de prendre la tête du royaume de Koush suite à la mort de sa mère

La révolte nubienne ne se fit pas attendre, les monuments et statues construits par les romains furent détruits La tête d ́une statue d’Auguste, fut enterrée sous le seuil d’un palais de Méroé afin que chaque Méroïte qui entrait ou sortait, piétine symboliquement la tête de leur ennemi.

 

Je vous parle d’une reine d’Afrique, je vous parle de la Candace Amanishakheto

La souveraine Amanishakhéto refusa de se soumettre à Auguste et s’allia au royaume d’Axoum pour combattre les légions romaines En -23, elle fit une incursion dans l’Égypte sous occupation romaine et envoie ses troupes en Thébaïde pour piller l’île de Philæ

Une armée de 30 000 Nubiens et Axoumites anéantit trois cohortes romaines à Syène, pillant toutes les villes sur son passage jusqu’à Éléphantine En -21, la Candace conclu un traité de paix à la faveur du royaume de Méroé, puisqu’après le recul des romains, il prospéra encore pendant 200 ans.

 

Je vous parle d’une reine d’Afrique, je vous parle de la Candace Amanishakheto

A la mort de la Candace Amanishakhéto, la reine qui repoussa les romains hors de Nubie, on lui construisit une pyramide pour sépulture Elle fut enterrée dans la nécropole de Méroé, entourée de son trésor: une montagne de bijoux et parures en or et en argent

Notre histoire est pleine de reines, de héros et de combattants, illustres figures de la grandeur des peuples d’Afrique

Elle doit être pour nous le témoignage de cette puissance et de cette dignité qui existe encore en nous.

 

Je vous parle d’une reine d’Afrique, je vous parle de la Candace Amanishakheto Que l’Afrique retienne le nom de ses héros

 

 

Source:Ayidjrinkaaba 

AMMAFRICA WORLD


26/04/2015
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Devoir de Mémoire:NANDI de Zululand une femme de Haute Estime

Reines et Héroines d'Afrique:Nandi de Zululand , sa mémoire oubliée....

L'Afrique, un continent qui a vu évolué le pouvoir royal de la femme, la gardienne de la tradition et de l'éducation!

A l'arrivée des colons, beaucoup de choses changeront pour ce continent. Ammafrica world vous invite à connaitre le passé pour reconstruire le présent en vue d'un futur meilleur!

 

@ammafrica

Nandi de Zululand, Femme de haute estime

Nous sommes au 18 ème siècle, dans  cette partie de l’Afrique nommée “Zululand”, située dans l’Afrique du Sud actuelle .

Tout commence lorsque le prince des Zulus, Senzangakona, rencontre Nandi Bhebhe,  fille du défunt chef de la tribu des Elengani. Ce n’est pas sans insistance que le chef tentera de séduire la jeune orpheline le jour de leur rencontre. La jeune femme est connue pour avoir une extrême estime d’elle-même, et pour cause, Nandi est de loin l’une des plus jolies jeunes femmes de la région. Elancée, à la démarche féline et au port de tête majestueux, ses formes généreuses et si bien proportionnées ne laissent aucun jeune homme indifférent à son passage.

 

C’est donc un défi de taille que Senzangakona, prince des Zulus se décide de relever quand il rencontre enfin celle dont tout le monde parle. La jeune femme qui vient puiser de l’eau dans la rivière feint ne pas avoir aperçu ni même entendu ce chef à l’allure guerrière, à la stature impressionnante et au visage à faire fondre n’importe quelle femme de la région. Après qu’il ait à maintes reprises prononcé son prénom, Nandi daigne enfin relever la tête et jeter vers ce chef audacieux un regard interrogateur. Elle sait qui il est, mais elle se doit de lui obliger à se présenter comme tout inconnu qui oserait, pour une raison ou une autre, troubler ses occupations journalières.

 

Senzangakona se présente comme étant le prince des Zulus et lui fait comprendre son attirance. Mais Nandi lui fait comprendre à son tour qu’elle n’est nullement impressionnée par son rang et qu’elle n’a pas de temps à accorder à un plaisir éphémère. Le prince lui promet alors une relation des plus sérieuses et qui aboutirait à une union conjugale. Pour cette raison uniquement, Nandi accepte de se laisse aller.

 

Pourtant, lorsque Nandi tombe enceinte, les anciens et conseillers de Senzangakona expliquent au prince la gravité de la situation qui se présente. Il a beau montrer tous les signes d’un homme éperdument épris et amoureux, il est hors de question qu’il pense à la prendre comme troisième épouse ! Même si les deux premières épouses ne lui ont pas encore donné d’enfants, l’enfant qui se trouve à présent dans le sein de Nandi n’est rien d’autre qu’un batard, car conçu en dehors des liens du mariage. Pour un prince, épouser une femme enceinte est non seulement  inadmissible mais il s’agit d’une infraction grave des coutumes zulus. Obligé de se soumettre aux traditions de sa tribu, et encouragé par la nouvelle de la grossesse de l’une de ses femmes au même moment , Senzangakona coupe tout lien avec Nandi, l’abandonnant ainsi seule face à sa grossesse. Dans la tribu des Elengani, elle devient un sujet de vergogne et de mépris.

 

C’est une prêtresse qui  recueillera Nandi et lui fera comprendre que sa grossesse n’a rien d’une calamité, mais que l’enfant qu’elle porte est celui d’une grande prophétie annoncée depuis les temps anciens.

Une prophétie selon laquelle un grand chef naîtra de la tribu des Zulus et révolutionnera toute la partie sud du continent africain…La prêtresse lui fera comprendre que l’orgueil qui lui est reprochée est finalement légitime car elle deviendra une grande reine, et le fils qu’elle porte, un grand roi. Nandi s’accrochera à ces paroles  prophétiques dès cet instant et pour le restant de sa vie.
Senzangakona, fatigué des rumeurs circulant à son égard au sujet d’un fils illégitime et d’une femme abandonnée, change finalement d’avis et décide d’épouser Nandi . Il décide de l’accueillir, elle et son fils Chaka dans son kraal.  Nandi accepte d’épouser le chef et de devenir sa troisième épouse, mais chose encore jamais faite auparavant , lors des cérémonies du mariage , c’est la future épouse elle-même qui négocie devant l’époux le montant de la dote et le prix du rachat de l’enfant illégitime. Toute la tribu zulu est surprise de constater l’audace et le courage de celle qui savait déjà qui elle était et qui était son fils. Senzangakona, quelque part humilié devant tout son clan par cette femme effrontée et sûre d’elle, celle qu’il avait séduite quelques mois avant à la rivière, cèdera en tenant fièrement l’enfant dans ses bras.
La place de Nandi en tant que troisième épouse du chef ne lui sera pas de tout repos. Elle enfantera un deuxième enfant, une fille. Mais Senzangakona n’aura jamais oublié l’humiliation que lui avait causé Nandi lors de la cérémonie nuptiale. Il manifestera ce ressentiment par des actes d’humiliation envers Nandi et devant toute la tribu à chaque grandes cérémonies, au grand plaisir des autres épouses qui la haïssent. Il humilie Nandi notamment lors de la cérémonie du mariage de sa quatrième épouse où il lui demandera de l’eau lui obligeant à porter la calebasse à ses lèvres. Quand elle obéïra, il la poussera au loin et la fera tomber à terre. Chaka, son fils, qui n’a que 6 ans à peine, ne supportera pas cette scène, il affrontera son père en le menaçant de le tuer s’il ose encore s’en prendre à sa mère. Senzangakona qui dit de Chaka qu’il est aussi orgueilleux que sa mère n’aura pas d’affection particulière pour l’enfant.

 

Nandi décidera finalement de fuir avec les enfants et de retourner dans sa tribu, ches les Elengani. Mais l’accueil n’a rien de chaleureux, le chef de la tribu se sent forcé de reprendre cette jeune femme qui jadis avait été un sujet de honte et qui désormais  quittait son époux, avec deux enfants et sa mère. Le scénario des insultes, des coups bas, des railleries qu’ils auront connu dans la cour zulu reprendra de plus belle. Nandi est traitée au même titre qu’une simple traînée, une femme dont l’orgueil fait finalement d’elle la risée de tout le clan. Chaka quant à lui ne démeure pas moin qu’un enfant né hors mariage et rejeté par les autres adolescents du clan. Mais il gardera ce côté protecteur vis-à-vis de sa mère et n’hésitera pas à frapper violemment quiconque s’en prend à elle . Un jour Chaka se fait frapper à mort par les jeunes de la tribu, et pour Nandi, c’est la goutte qui fait déborder le vase. Elle décide une fois encore, de prendre ses enfants et sa mère et de s’en aller. Le voyage sera long et pénible et sa mère, déjà agée, mourra pendant le chemin. Nandi abatue mais pas découragée, l’enterrera elle-même et poursuivra le chemin avec ses deux enfants.

Nandi et ses enfants seront recueillis par Dingiswayo, chef de la tribu des Mthetwa, qui autrefois avait voulu épouser Nandi. L’amour qu’il avait eu pour Nandi ne s’était pas éteint ; sans hésitation, il ouvrira ses bras à cette femme aux traits fanés, au visage épuisé par  le voyage, accompagnée de deux jeunes gens aux yeux et aux lèvres trahissant la faim et la soif. Nandi l’orgueilleuse et la prétentieuse s’était encore une fois rabaissée pour l’honneur de ses enfants. Dingiswayo prendra soin de Nandi et de ses enfants comme s’ils étaient les siens. Il lui redonnera sa beauté et pour une fois depuis longtemps, Nandi se sentira à l’aise quelque part. Dingiswayo finira par remarquer le caractère courageux et les capacités guerrières remarquables de Chaka. Il entraînera le jeune homme  dans son armée  jusuq’à ce que la renommée de Chaka se fasse entendre partout. Cette renommée arrivera jusqu’aux oreilles de son  père, Senzangakona qui soudainement se demandera pourquoi un étranger devait bénéficier du courage et des capacités de guerrier de son propre fils. Il décidera alors d’aller lui-même récupérer son fils chez Dingiswayo, et uniquement son fils, refusant de récupérer sa mère.

 

Chaka acceptera le retour , mais en ayant en tête une idée stratégique : en apprendre un maximum sur le fonctionnement de l’armée zulu. Après l’avoir intégréet montré ce dont il était capable, son père lui enconfiera la direction.  Chaka refusera d’accepter, mais dira au roi qu’à cause de la souffrance et de l’humiliation qu’il avait fait endurer  à sa mère, il reviendrait se faire lui-même chef de l’armée et aussi chef des Zulus en arrachant le trône de force. Il s’en ira et laissera un père plein d’étonnement face à l’insolence d’un fils qui lui annonçait carrément un imminent coup d’état dans le but venger sa mère.

Lorsque Chaka apprendra la mort de son père et l’intronisation de son frère, il créera sa propre armée et, suite à une bataille extraordinaire avec l’armée des Zulu, tuera son frère et se fera couronner roi des Zulus. Toute la tribu zulu fléchira devant ce nouveau roi téméraire et puissant, et avec elle, les épouses haineuses de son défunt père, celles mêmes qui avaient autrefois mené la vie dure à sa mère. Il décidera de donner le titre de Reine Mère à Nandi, devant qui toute la tribu Zulu se prosternera.

On retiendra donc de Nandi l’image d’une femme sûre d’elle, déterminée et courageuse. On aime à dire que derrière chaque homme fort se cache une femme forte, et en effet derrière le grand et célèbre Chaka Zulu, se cachaiait sa mère, la reine Nandi. Chaka avait appris de sa mère le respect dû à la femme, et en devenant roi, il établira un régiment composé strictement de femmes qui souvent se battaient dans les premiers rangs de son armée. Cette femme avait réussi à élever son fils en vainqueur, lui instaurant la fierté de lui-même et lui rappelant sans arrêt les paroles de la prophétie. Ces mêmes paroles, Nandi se les répétaient jour et nuit et se rassurait en disant « Mon fils sera un grand roi. »

Aujourd’hui , en Afrique du Sud, lorsqu’on parle de Nandi, on fait référence à une  « femme de haute estime ».

 

 

Natou Pedro-Sakombi

 

Le récit en vidéo

Source: rha-magazine

 AMMAFRICA WORLD


26/04/2015
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NIGERIA:A La Memoire de la Reine Amina de Zazzua

Anciennement en Afrique, le pouvoir appartenait souvent à la femme étant la gardienne de la tradition et de l'éducation

En examinant le passé Africain, ce continent n'avait rien à envier des autres continents car, il en était le "berceau"! Tout a commencé de ces contrées du monde du point de vue scientifique  et des découvertes des anthropologues. Personne ne peut plus en douter!

Si la femme avait dans le passé déjà le pouvoir de diriger des "royaumes", le "droit de vote" n'était donc plus sa préoccupation comme cela était le cas des "suffragettes" en occident! Célébrer "l'émancipation" de la femme en Occident, ne devrait donc pas être le cas en Afrique, si l'on considère son passé historique!

Nous vous transmettons l'histoire d'une reine pas comme les autres, La reine AMINA DE ZAZZUA de la tribu d'Hausa de Nigéria actuel.

L'Afrique doit repenser son monde!

 

@ammafrica

Reine Amina de Zazzua 


La Reine Amina née autour de 1533 , est originaire de Zazzua (ancien nom d'une province du Nigeria).
Zazzua était l'une des villes de l'État d'Hausa qui dominait le commerce d'Afrique sub-saharienne (Afrique noire). Sa richesse était due au commerce de marchandises en cuir, de tissu, de chevaux et de métaux importés d'Orient. 

À l'âge de seize ans, Amina fut présentée comme une héritière potentielle de sa mère la reine Bakwa.
Elle commenca lors l'apprentissage des responsabilités d'une reine : des assemblées quotidiennes avec des fonctionnaires du royaume et malgré que le règne de sa mère connu la paix et la prospérité, Amina choisi également d'apprendre le maniement des armes et les techniques de guerre.


La Reine Bakwa mouru aux environs de 1566 et le royaume Zazzua fut dirigé par son plus jeune frère Karama. Durant le règne de son frère Amina émergea comme principale guerrière de la cavalerie du royaume. Ses succès militaires lui apporta richesse et puissance. Quand son frère Karama mouru après un règne de dix ans, Amina devint reine de Zazzua. Durant son règne qui dura 34 ans, elle a etendit sa nation jusqu'au frontiere de la cote Atlantique, elle fonda des cites et dirigea personellement une armee de 20 000 soldats dans de nombreuses batailles. 


Elle a également commandé la construction d'un mur défensif autour de chaque camp militaire qu'elle a établi. Plus tard, ces villes se sont développées dans l'enceinte de ces murs protecteurs (beaucoup sont encore présentes actuellement). Elles sont connues sous le nom de murs “ganuwar d'Amina”. Au Nigeria on se rappelle d'Amina comme “Amina, rana de Yar Bakwa ta San,” ( “Amina, fille de Nikatau, une femme aussi capable qu'un homme.)
@Brownsista.skyrock
AMMAFRICA WORLD

 


26/04/2015
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A la mémoire de la Reine Nzinga Mbadi:La Reine dont la flèche ne ratait son But

A La Mémoire de la Reine NZINGA

Mbande Zingha, reine de Matamba (Angola) : une résistante farouche à la colonisation portugaise

La reine Zingha (Jingha) d’Angola, a marqué l’histoire de l’émancipation de la femme africaine avant l’heure, avant l’arrivée des colonisateurs portugais en Afrique noire. Anna Zingha fut la dernière reine de l’Angola pre-coloniale. Ayant régné pendant une trentaine d’année au 17ème siècle, jusqu’à sa mort à 82 ans, Anna Zingha opposa une vive résistance aux ambitions du Portugal sur son royaume.

Une civilisation prospère

A l’arrivée en 1484 des Portugais sur le territoire Angolais géré par la reine Anna Zingha, les colons furent surpris d’y découvrir un eldorado de 8 provinces, aux terres richement fertile et d’élevage bovin prospère. Lorsque Diego Cao, le navigateur portugais débarqua sur l’embouchure du fleuve Congo en 1482, il se doutait bien de rencontrer des autres peuples. Deux ans plus tard, en arrivant dans un royaume, il fut surpris de la beauté du pays, du sens de l’organisation sociale de ce peuple, en cette année 1484, de trouver des Noirs si impeccablement vêtus, des parures des femmes, de la bonne santé des enfants, très polis, des gens courtois, alors même qu’ils n’avaient jamais été en contact avec la « civilisation européenne ».

Les Portugais y trouvèrent en effet une population industrieuse occupée à des activités variées. L’un des rares documents conservés de l’époque décrit le territoire Angolais ainsi : « l’endroit offrait au voyageur le spectacle le plus brillant et le plus enchanteur. Des vignobles immenses, des champs qui tous les ans se couvrent d’une double moisson, de riches pâturages. La nature semble prendre plaisir à rassembler ici tous les avantages que les mains bienfaisantes n’accordent que séparément dans les autres contrées et, quoique noirs, les habitants du royaume d’Angola sont en général fort adroits et très ingénieux « .

Une royauté amazone

Le pays était bien tenu, ils comprirent vite que c’est un royaume, avec une administration sérieuse, des codes sociaux, une terre si riche, une agriculture vivrière autosuffisante. Tout était calme, prospère. Il y avait des belles maisons fort bien construites, une architecture qui n’ont rien à envier avec celles de l’Europe. Le commerce entre voisins se faisait sans heurts. Tout se faisait en troc. Le royaume Kongo commerçait avec le royaume de Matamba, cette contrée que les habitants appelaient « a-ngola », qui signifiait : le pays du roi Ngola. Le nom de ce souverain très respecté. Il y avait une Cour avec des notables, des princes et princesses, une armée curieusement dirigée par une femme, la fille du roi, qu’on appelait la reine Zingha. Jeune et d’une beauté stupéfiante. Dans son armée, dans cette armée les femmes tenaient un grand rôle. Elles étaient des Amazones, savaient manier les armes et montaient à cheval, et elles étaient rompues au combat contre des éventuels ennemis.

La reine dont la flèche trouve toujours le but

Sans attendre, ils décidèrent de prendre officiellement possession de l’Angola au nom du roi du Portugal, afin d’en faire une escale d’approvisionnement en esclaves pour leur territoire du Brésil et devenir plus facilement maîtres des richesses du pays. Mbande Zingha était la soeur et la conseillère du Roi de Ngola (oujourd’hui Angola), et etait sa representante lors des negotiations avec les Portugais. De son vrai nom Ngola Mbandi Nzinga Bandi Kia Ngola, « la reine dont la flèche trouve toujours le but », c’était une habile tacticienne au tempérament de fer et au charisme incontesté. Initiée dès le plus jeune âge par son père qu’elle suivait comme une ombre, elle avait appris à réagir en « homme » d’Etat. Celle qui se présentait aux Blancs, (Diego Cao et sa délégation), était cette jeune guerrière, la fille du roi, nommée reine Zingha. Habile au maniement de la flèche empoisonnée, la légende disait qu’elle ne manquait jamais sa cible. L’Angola était fier de sa reine Zingha que les Portugais débaptisèrent Anna Zingha. Jusqu’à sa mort, elle est restée digne, ne trahissant jamais la cause de son peuple qui lui devait un profond respect. Comme toutes les filles de cette époque, elle savait se tenir devant les hommes.  Hélas, elle sera trahit par les siens et le pays d’Angola connaitra l’esclavage, les guerres et la colonisation.

Une résistante farouche à la colonisation portugaise

Elle est devenue reine quand son frère décèda en 1624. Elle plaça des femmes, y compris ses deux soeurs Kifunji and Mukumbu, a tous les postes gouvernementaux. Quand les Portugais ont cassé le traite de paix, elle a menée une armée largement composée de femmes contre eux, qui leur a infligé des dommages terribles, tout en conquérant les royaumes proches dans une tentative de constuire une conferation assez forte pour chasser les Portugais de l’Afrique. Elle a accepté un cesse le feu, et a ensuite accepté un traité de paix en 1635. Accueillie par le vice-roi du Portugal Don Joao Correia da Souza, Anna Zingha marqua les colons pour son sens de la répartie et son habileté politique qui domina la rencontre. Elle parvint à obtenir le reculement des troupes étrangères hors des frontières antérieurement reconnues et le respect de la souveraineté du Matamba. A la fin de la négociation le vice-roi proposa que le territoire libre de la reine soit mise sous la protection du roi du Portugal, ce qui signifiait en réalité le paiement d’un impôt qui consistait en la livraison de 12 à 13’000 esclaves par an à l’administration coloniale! Proposition qu’Anna Zingha refusa fermement. Le traité signé, Anna Zingha obtenu gain de cause et pu régner sur la dernière partie libre du pays jusqu’à sa mort en 1664 à l’âge de 82 ans. Sans laisser d’héritier sur le trône elle fut la dernière souveraine à avoir reigner sur l’Angola. Quand l’Angola est devenu une nation independante en 1975, une rue à Luanda fut nommée a son honneurs.

 

 

Source:Matricien.org

La Reflexion d'Ammafrica World:

"La Marginalisation de la Femme, en particulier, Africaine"...

"L'AFRIQUE ECRIRA SA PROPRE HISTOIRE CULTURELLE,POLITIQUE ET RELIGIEUSE"...

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"Les Cultures du Monde ont imposées dans la spiritualité véritable certaines règles de conduite selon la pensée de leur tradition et de leurs groupements C'est ainsi que la personne de la "femme" par exemple dans la "société Juive" devrait suivre certaines règles de conduite imposée depuis la nuit des temps, un peu comme dans l'Islam.

Alors qu'en Afrique, la "femme" était et demeure une "gardienne de la tradition"! 

La Femme en Afrique, était beaucoup plus respectée qu'elle pouvait même dirigé tout un royaume! Une femme Africaine ayant un don de "clairvoyance" et des visions, pouvait influencer certaines décisions importantes engageant toute la nation. C'est ainsi qu'à une époque donnée, une reine du nom de "ANA NZINGA", avait pu contrôler son royaume durant presque pendant "30 ans" et qu'elle a eu à défier le PORTUGAL alors qu'il essayait de renverser son royaume! Ainsi, lorsqu'on réfléchit profondément sur le "droit de vote" accordé à la "Femme occidentale" où les "suffragettes" militèrent durement pour avoir ce fameux "droit de vote", la femme "Africaine" elle, gardienne de tradition qu'elle était, n'en avait donc pas besoin, car, elle pouvait aussi participer aux grandes décisions dans son clan tribal. C'était quelque chose de sacrée et de traditionnelle! Il faut donc repenser le monde africain...

La Bible contient certaines pensées culturelles selon la tradition "juive" mais selon la tradition "Africaine", la femme est une gardienne de l'éducation et la tradition, elle ne pouvait donc pas SE TAIRE dans une assemblée! Je voudrai dire ceci: Certaines prescriptions de l'Apôtre Paul aux femmes (non ce que Dieu a dit mais lui même a dit) étaient donc basées selon le raisonnement "traditionnel" reçu de ses aïeux et la Torah (les 5 livres de Moise) et qui demeurent à nos jours, des sujets "discutables" selon la conception traditionnelle de chaque groupement des personnes ayant une tradition distincte des autres.

Et le Respect dû à la femme était traditionnellement sacré! Des nos jours, la femme est minimisée, marginalisée, voir même "violée" abusivement...Cette mentalité n'est pas Africaine!!! Et ne venait donc pas de ce continent! 

Celle qui en est "gardienne de l'éducation"? la violer? impossible! C'est une mentalité diaboliquement animale qui provient d'ailleurs, et dont les personnes appartiennent à la puissance des ténèbres!

LE VIOL en Afrique, devient une affaire Politiquement destructive pour humilier la femme Africaine, qui est donc le SOCLE de la Société à la compréhension irréfutable de l'homme Africain! Ainsi, l'homme Africain,en particulier l'homme RdCongolais est par conséquent aussi humilié sans le comprendre et le réaliser.

Pour finir, je tiens à souligner que certains sujets demeurent de nos jours DISCUTABLES! A ne pas tout gober sans Avoir analyser de ce dont il s'agit concrètement!

La Marginalisation de la Femme Africaine date donc à partir de la Traite Négrière. Et surtout dans l'époque de la colonisation où certaines religions conçues traditionnellement influencèrent la société Africaine!
Connaissant sa force intérieure et sa clairvoyance dans certaines situations, cette femme devrait donc subir des attaques périodiques pour la maintenir dans l'humiliation perpétuelle! C'est aussi que même sa "beauté naturelle" a été menacée!

 

UN MOT SUR LA TRADITION:

 

La tradition désigne la transmission continue d'un contenu culturel à travers l'histoire depuis un événement fondateur ou un passé immémorial (du latin traditio, tradere, de trans « à travers » et dare « donner », « faire passer à un autre, remettre »). Cet héritage immatériel peut constituer le vecteur d'identité d'une communauté humaine. Dans son sens absolu, la tradition est une mémoire et un projet, en un mot une conscience collective : le souvenir de ce qui a été, avec le devoir de le transmettre et de l'enrichir. Avec l'article indéfini, une tradition peut désigner un mouvement religieux par ce qui l'anime, ou plus couramment, une pratique symbolique particulière, comme les traditions populaires.

Dans le langage courant, le mot tradition est parfois employé pour désigner un usage, voire une habitude, consacré par une pratique prolongée au sein d'un groupe social même restreint (par exemple une tradition familiale).

Le concept de tradition revêt un sens différent dans le mot traditionalisme, qui représente une volonté de retour à des valeurs traditionnelles, et non de transmission d'un héritage à travers l'évolution historique.

La RELIGION, La POLITIQUE, et la CULTURE: Trois choses qui ont influencées les sociétés Africaines! 

Pour se faire, des Nations désirant se défaire de tout ce qui était "étranger" ont eu à faire recours aux traditions ancestrales pour pouvoir "repenser" leur monde en vue d'une révolution Culturelle, politique et Spirituelle!

La Femme Africaine devrait devoir se ressourcer pour mieux se défendre!
J'aime lire la "Bible"! Un livre politiquement conçu, n'a pas eu tort lorsqu'il s'agit de l'histoire d'un peuple "juif", mais ce qui devient dangereux à la compréhension des autres, c'est lorsque sa "propre tradition" est minimisée au profit des autres dont l'essence profonde de cette idéologie les échappe!

Par contre, la tradition devient donc un danger à la "foi véritable" lorsqu'elle est Priorisée au détriment de la Parole de Dieu créateur! Même les Juifs furent un jour repris! MARC 7:1-13*

 

Dire à la Femme Africaine de se Taire même en religion alors qu'elle a eu aussi à marquer son temps dans le domaine de la spiritualité véritable qui a pu influencée toute une communauté, de ces nombres, nous avons la charismatique et prophétesse Kimpa Nvita, c'est juste essayer de piétiner sur sa tradition dont son "essence" a été des siècles, maitrisée?. C'est confondre aussi l'objectif du salut de l'âme et les traditions dans ses prescriptions!

 

Sois Forte Femme Africaine, tu "retrouveras" ta vraie émancipation d'autrefois!!!!

 

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A la Memoire de Kimpa Nvita

 

Kimpa Vita, la prophetesse des Kongos

Son influence dans l'Histoire du Peuple Noir

et dans les religions Afro-Américaines

 

 

Kimpa Vita
Nous sommes en 1704, au Royaume Kongo, alors occupé par les Portugais. Elle s'appelle KIMPA VITA (TCHIMPA VITA  OU KIMPA  M’VITA), et Ndona BEATRICE de son nom occidental. Elle est agée de 20 ans et elle est originaire du Mont Kibangu, une région où coulent 5 rivières. Au mois d'aout de cette année là, la jeune femme reçoit la vision d’un homme qui lui dit :Je suis Saint Antoine, j’ai été envoyé par Dieu  pour apporter son enseignement aux Kongos. J’ai longtemps essayé de venir en aide a ce peuple, allant de province en province, j’ai d’abord été à  NZETO, mais  ils ne m’ont pas bien reçu. Ensuite je suis allé à  SOYO, ils ont voulu me battre. J’ai fui et je suis arrivé à  BULA, la même chose m’est arrivée. Actuellement, j’essais ici a Kibangou et je t’ai choisie ensuite .
 
L'homme aurait alors pris alors possession du corps de KIMPA VITA.Selon la tradition Kongo, l’endroit où coule une rivière  est un endroit sacré, car il constitue la frontière  entre le monde réel et le monde invisible (la foret et les chutes d’eau  aussi). KIMPA VITA  est une NGANGA MARINDA, c'est à dire une prêtresse traditionnelle ou initiée de la société secrète “KIMPASI”. Elle y avait été initiée très jeune mais avait décidé d'abandonner. La société  KIMPASI  avait pour mission de délivrer  les gens des forces du mal  à travers des cérémonies  d’exorcisme appelées  “MBUMBA KINDONGA”. Pour les missionnaires,  la société  KIMPASI était une société secrète de sorcellerie, et la plupart de leurs temples  qui se trouvaient dans la foret ont été détruits par les capucins. Inversément, pour les membres de la société KIMPASI, les prêtres capucins étaient des sorciers. KIMPA VITA,  annonça a à sa famille de quelle façon St Antoine l'avait possédée et leur expliqua sa vision. Elle leur dit que Dieu lui avait donné la mission de prêcher la vraie religion des NE-KONGO. Elle commença par prêcher sur le mont Kibangou, la montagne sacrée, et osa ensuite se présenter en personne au palais royal pour demander au  ROI PEDRO IV de se joindre à elle  pour pouvoir  prier le "vrai Jésus" afin de restaurer le royaume alors saccagé par la guerre. Un prêtre portugais, le PERE  BERNARDO DA GALLO, qui témoigna de cette visite de Kimpa Vita au palais, raconte qu' au passage de la jeune femme des arbres tordus ou à terre se sont redressés et que les portes du palais se sont ouvertes elles-mêmes, comme repoussées par des mains invisibles. Kimpa Vita leur disait:
 
Nous aussi nous avons des saints au Kongo. Les blancs ont blanchi Dieu  pour  leur profit mais un nouveau royaume va naître et il faudra  reconstruire la ville, relever les maisons.
 
Bientôt on se presse de ramasser les miettes qui tombent de sa main, de lécher les gouttes d’eau qu'elle fait tomber en buvant dans sa calebasse. Et d’un simple toucher, la jeune femme rend fécondes les femmes stériles. Lors des cérémonies  de prière de Kimpa Vita, les personne entrent en transes, ce qu'on appelle en kikongo KIMPEVE. Selon KIMPA VITA,  le Kongo est la TERRE SAINTE, les pères de l'Eglise sont en rélaité des africains et St Antoine est le plus important de tous les saints, il est le patron des humbles et des  démunis. Selon elle, l’histoire de l'église est une histoire africaine, une histoire Kongo.  JESUS CHRIST  est née à  MBANZA KONGO. Et quand le catéchisme parle  de  BETHLEHEM , c’est en fait de Mbanza Kongo dont il est question. Il est dit que Jésus avait été baptisé à Nazareth, mais en réalité Jésus avait été baptisé au Nord de la province de NSundi. Et Marie était une esclave de  NZIMBA MPANGUI quand elle avait enfanté le divin enfant Jésus Christ.

 


KIMPA VITA était toujours entourée d’une grande foule. Le  PERE BERNARDO DA GALLO avait fini par compter et reconnaître 80 milles conversions par KIMPA VITA. Même DONA MARIA  HIPOLITA, l’épouse du roi  PEDRO IV, s'était aussi ralliée à la nouvelle religion du BUNDU DIA MAMA KIMPA VITA.  Kimpa Vita  était décidée à restaurer le Royaume Kongo et son message était un cri qu'elle appelait « M’LOLO » pour le rassemblement et pour la renaissance  du  royaume. Selon elle, l’homme blanc était originaire d’une pierre en argile appelée "FUMA" en kikongo, et les hommes noirs sont originaires  d’un arbre  appelé "MUNSANDA". L’arbre et la foret sont des symboles du monde invisible, et les esprits des ancêtres vivent dans des lacs et les océans, on les appelle des « NSIMBI».L’écorce de l’ARBRE MUNSANDA était la matière avec laquelle  on avait enveloppé Jésus à sa naissance et toute personne  qui sera habillée  de cette écorce  recevra la bénédiction de Nzambi a Mpungu.
 
D'ailleurs, tous les adeptes de Kimpa Vita furent vêtus  d’habits faits de l’écorce du munsanda. Toujours selon Kimpa Vita, l’arbre connu sous le nom de "TAKULA", dont l’écorce produit une sève rouge, est le sang de Jésus qui pouvait transformer la vie.MAMA KIMPA M’VITA  , a prêché à LEMBA , MBANZA KONGO(SAO SALVADOR), MULUMBI, EVULULU, MBULI, NSUKA, MALEMBA (ROYAUME DE NGOYO, UN VASSAL DU ROYAUME KONGO). Ses disciples ont prêché  à LUVOTA (PROVINCE DE MBAMBA), à MBANZA SOYO, à NZETO , NSUKULU, MATARI NZOLO ET NKUSU NZONZO.La renommée de Kimpa Vita menaçait celui des  missionnaires. Elle était devenue une  menace considerable  qui risquait de conduire à la chute de l'Eglise, à la defaite de la théologie chrétienne  et donc à la perte de contrôle du royaume par les missionnaires. Ill fallait trouver une astuce pour l' éliminer. Pour la jeune femme, les capucins étaient des sorciers. Elle les surnommait "NDOKIS" , "NKADI A MPEMBE".Le conseil royal sous la présidence  de  DOM BERNARDO , LE VUZI A NKANU (LE GRAND JUGE), assisté du SECRETAIRE  ROYAL MIGUEL DE CASTRO  prononcera la sentence de mort  contre KIMPA VITA pour hérésie , crime de nature religieuse et mensonges, apres un procès  monter de toute piece par les capucins. Elle  fut conduite sur un grand bucher et fut exécutée  le 2 juillet  1706, mais un autre miracle se produisit: à l'endroit où elle fut brûlée, on vit apparaître une grande étoile. Des rumeurs circulaient  et annonçait que Kimpa Vita devait se reincarner  quelque part  au  KONGO. Et d’ailleurs, quelques jours après son exécution, quelqu’un  avait dit que l’on avait aperçu Kimpa Vita dans la région du  Mbanza Kongo.La véritable histoire de Kimpa Vita est connue de source orale grâce aux églises qui sont nées des siecles après sa mort dont celle de SIMON KIBANGUDIANGUENDA KUNTIMASIMON MPADISIMAO TOKAIO, qui elles toutes revendiquaient la restauration  du royaume Kongo
MAMA KIMPA VITA  eut une très grande influence après sa mort. En effet, beaucoup des prisonniers du Royaume Kongo, qui étaient vendus comme esclaves, étaient des partisans du BUNDU DIA MA MA KIMPA VITA. Ces esclaves étaient exportés à partir du port de Kabinda ou de Soyo, où les bateaux des Anglais et des Hollandais, qui dominaient  la traite, venaient "s'approvisionner en esclaves". Pour ces esclaves du Kongo, ces voyages en bateaux relevaient du mystère, parce que selon la cosmogonie Kongo, l’eau est le lieu ou vivent les ancetres et les morts. Ces Kongos pensaient donc  etre transportés  dans l’univers des morts  par les blancs, et la couleur blanche était d’ailleurs la couleur de la mort.
Selon le témoignage du père  LORENZO  DA LUCCA  qui avait voyagé dans le navire "Nossa Senora Do Cabo"  qui transporta des esclaves à SALVADOR (province de BAHIA au BRESIL)  le 10 aout 1709 , beaucoup d’esclaves  portait des médailles antoniens (Notez que LES  PREMIERS ESCLAVES A ARRIVER AU BRESIL ETAIENT DONC KONGOS). Des Kongos vendus comme esclaves furent aussi conduit  au SURINAM, en JAMAIQUE , aux BARBADES, à ANTIGUA et en VIRGINIE (USA) à PORT YORK. On sait aussi que les Kongos ont travaillé dans des plantations de café en HAITI , EN CAROLINE DU SUD (USA) et plus tard à LA NOUVELLE ORLEANS (LOUISIANE-USA) où ils avaient apporté avec eux leurs cultures et leur religion, c'est à dire celle de KIMPA VITA,  pour la grande majorité d’entre eux. 

LES INFLUENCES DE KIMPA VITA DANS LES RELIGIONS AFRO-AMERICAINESEn AMERIQUE

 
L’historien américain  PETER WOOD  dans son oeuvre  NEGRO IN COLONIAL SOUTH CAROLINA FROM 1670 THROUGH THE STONO REBELION (New-York 1974), stipule que plus de 60% des esclaves de la Caroline du Sud étaient des Kongos. Ils avaient parait-il des qualités mystiques: c'était des hommes mystérieux, qui avaient la capacité de disparaitre mystiquement OU DE SE RETROUVER DANS PLUSIEURS ENDROITS A LA FOIS!Le professeur JOHN THORNTON  de l’Université de Pennlsylvanie a d’ailleurs confirmé que tous les esclaves chrétiens de la Caroline du sud s'étaient convertis dans la religion CATHOLIQUE, mais ensuite reconvertis dans  celle de KIMPA VITA  (cf John Thornton, "The congolese Saint Anthony", Cambridge University Press,1998).
Le 9 Septembre 1739, en Caroline du Sud  un esclave Kongo connu sous  le nom de JEMMY  fut à la tête d'un soulèvement d'esclaves connu comme « THE STONO REBELLION OF 9 SEPTEMBER 1739» , considéré comme  LE PLUS GRAND SOULEVEMENT D’ESCLAVES  DANS TOUTE L’HISTOIRE DE L’AMERIQUE DU NORD. C'était un dimanche jour de repos à côté de la Rivière Stono , situé a quelques kilometres de la ville de  CHARLESTON. Ces esclaves avaientt attaqué une cache d’armes; certains était des guerriers qui avait combatu dans la province de Mbamba  et savaient donc manier les armes. Ils semèrent la terreur, brulèrent des maisons  en criant «  lukangu ou lucangu » un mot qui veut dire "fermer" , mais aussi "libérer", récité dans le Salve Antoniana, une prière du Bundu de Kimpa Vita.  Ces esclaves originaires du Kongo se réfugièrent ensuite en Floride, où les colons espagnols qui avaient promis la liberté aux esclaves d’Amérique, leurs donnèrent une terre en créant la ville  de SANTA TERESA DE MOSE,  PREMIERE VILLE DES NOIRS LIBRES DANS TOUTE L’HISTOIRE DEL’AMERIQUE DU NORD.
Il faut noter que c’est à partir de la révolution de Stono que les colons d’Amerique du Nord ont cessé d’importer des esclaves Kongos, en se  tournant  vers l’Afrique de l’Ouest, pendant presque une decennie. Ensuite, ce sont les Francais qui ramenèrent des esclaves Kongos en Louisiane.A HAITI

 

On notera également que les REVOLUTIONNAIRES HAITIENS chantait en kikongo  « KANGA MUNDELE, KANGA NDOKI » (enfermez ces Blancs, enfermez ces sorciers) des paroles que l’on retrouve également  dans le Salve Antoniana, une prière de Mama Kimpa Vita. Ces révolutionaires haïtiens avait infligé une defaite cuisante à l’armée napoléonienne, la plus puissante de l’epoque.  Pendant cette periode révolutionnaire d’Haïti, on a beaucoup parlé d’un certain  MAKANDALA, nom transformér par les occidentaux en MACK DAL.  Il fut un grand révolutionnaire d’origine Kongo qui  avait executé un grand nombre de Francais. Cette revolution donna naissance a la première republique noire de l’histoire de l’humanité. Ce sont aussi les Haitiens qui ont  aidé SIMON BOLIVARdans sa lutte  contre les Espagnols. Et c’est du port de Jacmel en  HAITI que les troupes de  SIMON BOLIVAR  s’elancèrent en 1816 vers les victoires et la libération du joug colonial espagnol de 5 pays d’Amérique Latine.  

Le vaudoo d’Haiti: certains  stipulent qu’elle est la symbiose de la pratique traditionnelle  KONGO , YORUBA du NIGERIA,  et  FONS DU DAHOMEY (BENIN) , dans son  folklore et sa pratique. On utilise souvent les  PAKETS KONGO , TALISMAN EN TISSU  pour la protection contre les forces négatives, on invoque les NSIMBI ( esprit eaux dont Kimpa Vita parlait lors de ses prédications). Dans la musique traditionnelle d’Haïti, on retrouve également un rythme appelé "YAYA TIKONGO" et le tambour "BONGA", d'origine Kongo. En JAMAIQUEEn JAMAIQUE , la population noire est divisée en deux: les "Maroons Nation" et les "Kongo Nation" ou "Bongo Nation".Les Maroons Nation sont originaires de l’Afrique de l’Ouest et parlent le 'kromanti' ,qui vient du Cormantin, parlé au Ghana. Les Maroons Nation sont concentrés dans les Blue mountain de la Jamaique (cfr l'Histoire de Nanny des Maroons sur ce site), tandis que les Kongos Nation ou Bongos Nation sont concentrés dans l’est de la Jamaique, et parlent une langue très similaire au Kikongo.  Ces derniers sont les descendants des esclaves Kongos, arrivés en Jamaique au 18 ème siecle.  Le rythme musicale des Kongo Nation de la Jamaique est appelé "KUMINA", ou  "KODONGO" . Leur drum s’appelle le  "NGOMA", et ils l'utilisent pour invoquer les esprits des ancêtres. Leur musique s’appellent  le "NYABINGHI"  (cfr l'Histoire de Nyabinghi, Reine des Rastafari sur ce site). Les Kongo Nation,  bien que plongés dans l' Universal Negro Catechism  de  MARCUS GARVEY,  un Jamaicain originaire des Maroon Nation,  et aussi aux theories  du Jah Rastafari  HAILE SELASSIE, croient en la négritude de Jésus-Christ comme leurs ancêtres Kongos, qui eux ont acquis cette connaissance de mama Kimpa Vita . Au BRESIL
image: http://s4.e-monsite.com/2011/05/17/05/resize_250_250//zumbi.jpgAU BRESIL , les premiers esclaves à arriver furent des Kongos en 1705 , et ces derniers furent les premiers Noirs  à etre en contact avec les Indiens du BARA-TZIL ( terre de la croix,  terre  de la lumiere  selon les Indiens). Ces Kongos ont  été cofondateurs de  la samba, la rumba, le maculele. D'ailleurs, l’un des plus grands musiciens de la samba n’est autre qu’un Kongo, connu sous le nom d'ERNESTO  JOAQUIM MARIA DOS SANTOS  ALIAS DONGA. Le groupe  OITA BATUTAS , les Kongos du Bresil, se sont illustrés dans tous les mouvements de lutte  pour la liberté des Noirs du Bresil, avec notamment des Kongo tels que "ZUMBI", premier leader du mouvement de libération des Noirs du Brésil, l’un des pionniers des  QUILOMBOS (communautés indépendantes des Noirs au Bresil,  fondésr par les Kongo). Nous ne manquerons pas de citer également BESOURO MANGANGA, MANUEL DOS REIS MACHADO alias MESTREBIMBA…A  SALVADOR,  la plus grande ville noire du Bresil, dans la province de BAHIA,  prédomine une religion appelée CANDOMBLE, qui est un melange de la pratique spirituelle  des esclaves KONGO  et YORUBA du Nigeria . Cette religion est divisée en deux:  le GEGE-NAGO CANDOMBLE  basé sur la tradition yoruba,  et le  CABOCLO CANDOMBLE( caboclo= caboclo de aruanda , les Indiens de Luanda ) ou encore  le  CONDOMBLE DO KONGO, qui est une danse en l'honneur de DIEU  et des SAINTS. Les praticiens du  CANDOMBLE  croient eux aussi en la négritude de Jésus-Christ, et des pères de l'Eglise .
Toujours au Bresil, on parle aussi de la religion  UMBANDA, QUIMBANDA, dont l’origine est méconnue. Certains parlent néanmoins d’une origine indienne, mais d’autres stigmatisent que Umbanda vient du kikongo  "KUMBANDA" , qui signifie guerrir avec l’aide des esprits appelés les "Zumbi", un mot derivé de "Simbi",  esprits des ancêtres  qui vivent dans l’eau comme disait Mama Kimpa Vita. Il est beaucoup pratiqué dans le sud du Bresil.Pour finir, on distingue aussi la religion  "MACUMBA",  dans laquelle on trouve quelques pratiques Kongos. A CUBACUBA également  les premiers esclaves arrivèrent d’abord en provenance d’Haiti en 1513. Ensuite, en 1520, 300 esclaves arrivèrent d’Afrique, du  KONGO. Il y eu des mouvements revolutionaires où des esclaves s’enfuirent  dans les montagnes de l’est de Cuba. Ces fugitifs sont connus dans l’histoires de cuba comme  les "CIMARRONES OU CIMARRONES KONGO" . Dans ces montagnes, ils formèrent  des communautés  "LES PALENQUENS". Les Kongos  de Cuba ont continué leurs pratiques  religieuse du "Kongo Dia Ntotela",  et c’est de ces Palenquens  de Cuba qu’est né le "PALO MAYOMBE",  originaire du Kongo: une façon de communiquer avec les esprits. L'’arbre et la foret sont considerés comme des symboles du monde invisible, comme le disait  KIMPA VITA . DIEU  est appelér  "ZAMBI"  , et les esprits  "ENKISI", et les esprits de la lumière "ENSAMBI". Les esprits des ténèbres sont appelés "ENDOKI", et les adeptes males sont appellés des "TATA",  et les adeptes femeles sont appelées des "YAYA". Celui qui dirige le culte  est appelé "TATA NGANGA".Pendant la guerre d’indépendance de Cuba ou guerre  hispano-americaine,  ce sont également des noirs originaire du Kongo Dia Ntotela que se sont illustrés les  legendaires  « GRITO DE YARA «   cri de  YARA,   MARIANO  GANGADOMINGO MACUA, FELIPE MACUA, MAYIMBE JOSE DOLORESAMBROSIA CONGO, FELIPE GANGA, LORENZO GANGA SANS OUBLIER MA DOLORES IZNAGA, l'esclave GANGA  qui guerrisait les esclaves  traditionnelement. AU  MEXIQUE, VENEZUELA, COLOMBIE , ARGENTINE, SURINAM ET AUX BARBADES

 



 Dans ces pays,   les communautés noires  pratiquent aussi  le PALO MAYOMBE , qui a une connotation Kongo, et dont les pratiques proviennent et sont similaires au Bundu Dia Mama Kimpa Vita. Il faut savoir que le Méxique a eu un président Noir nommé VICENTE GUERRERO , commandant de l’armee du Méxique de 1823 à 1824 ,ensuite  PREMIER PRÉSIDENT  NOIR DU MEXIQUE  de 1829 a 1830. On dit qu'il avait des origines Kongos.

 

 


Source: Page 
Reines héroïnes d'Afrique.

 

(Titre et commentaire)

AMMAFRICA WORLD


20/04/2015
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Analyse en duo autour de La Femme Africaine dans la politique

La Femme Africaine Dans La Politique, un choix difficile au parcours rocailleux:

Mama JAMBO de "Jambonews channel" et Mama FEZA de Ammafrica world analysent ce choix difficile pour la Femme Africaine!

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Il est sans contredit que la difficile émergence des femmes en politique n'est plus à démontrer.En politique, les femmes jouent des coudes pour se faire une place. C’est le cas partout dans le monde mais plus encore en Afrique et particulièrement pour notre cas, en République démocratique du Congo, ancien Zaire.

La femme africaine rencontre des obstacles proprement liés à sa tradition, la croyance chrétienne ou Musulmane où souvent la femme doit être "soumise" à son mari et avant de s'instruire sur un rôle quelconque en société, elle doit en dépit de tout, demander l'autorisation de son Mari.Cela montre que cela n'est toujours pas facile pour elle de toucher librement et s'épanouir en politique.

Des raisons sont nombreuses pour comprendre l'absence des femmes en politique africaine:
-Souvent, ce que la politique enseigne aux femmes, c’est que rien ne leur est donné d’avance...
-Que sa place se trouve dans la Cuisine! Combien de fois la femme Africaine confronte de telles sortes de discrimination lorsqu'elle s'avère talentueuse et que les hommes se sentant en danger d'une compétition face à une femme?..C'est le cas de le dire....

-Ainsi mama FEZA (évangéliste par vocation et visionnaire de Ammafrica world) de par son analyse, expose ses différents aspects pour comprendre la réalité de cette évidence et conseille aux femmes de s'instruire et d'écouter leurs deuxièmes voix si la politique le séduit, de s'y lancer tout en tenant compte des ces obstacles précités!

-Mama JAMBO (Journaliste au sein de Jambonews channel et membre de parti Néo-démocrate du Canada) quant à elle, explique des différents obstacles que la femme africaine, en particulier, rd congolaise rencontre en chemin, et condamne des hommes qui n'apprennent rien de l'histoire du passé africain pour réaliser que la Femme Africaine a dans le temps passé aussi oser gravir les échelons et maitriser la société dans son ensemble. Elle mérite donc qu'on la fasse confiance quand elle s'y lance et d'être pris au sérieux comme une partenaire à part entière pouvant faire aussi plus que ce que ferait un homme, car cette femme africaine est capable de faire 3 ou 5 activités à la fois! Cette potentialité extraordinaire qu'elle possède en elle, prouve à suffisance que la femme Africaine est capable de tout!.

Pour conclure nous disons comme suit:
Ce que la politique enseigne aux femmes, c’est que rien ne leur est donné d’avance, oui! Mais surtout pour aller plus loin dans sa carrière politique, Pour gravir les échelons, les femmes doivent se battre contre les clichés, contre les mentalités et surtout ce qu'on déplore dans ces derniers temps de sa libération de la "cuisine" pour cette parité qui s'offre à elle comme occasion, la femme devrait encore se battre contre d’autres femmes. Ce qui est désormais certain, ce que l'Afrique connaitra son envol total lorsque les femmes seront de plus en plus dans les assises des décisions importantes et pourquoi pas lorsqu'elles dirigeront même l'Afrique?...

 

Vidéo intégrale de l'émission:"La femme Africaine dans la politique"




Bonne chance la femme Africaine! 
Ammafrica world vous fait un clin d'oeil et vous dit à toutes:
GO AHEAD, WE GONNA MAKE IT!!!!

La suite de cette analyse sur la femme Africaine dans la politique sera communiquée ultérieurement dans notre réseau social de Facebook et groupes divers, à défaut au compte personnel de Mama FEZA (Feza la Grâce Divine) de Facebook.


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La redaction

AMMAFRICA WORLD


31/01/2015
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Journée mondiale de la femme: l'avenir de l'Afrique, c'est la femme

 

Des femmes participant à un concours de mode, Abidjan / Reuters
Des femmes participant à un concours de mode, Abidjan / Reuters

Journée mondiale de la femme: l'avenir de l'Afrique, c'est la femme

La Journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars, est l'occasion de battre en brèche tous les stéréotypes de genre.

 

La Journée internationale de la Femme est célébrée comme tous les ans, le 8 mars. Le thème cette année, indique ONU-Femmes, est «L'égalité pour les femmes, c'est le progrès pour toutes et tous».

«On ne naît pas femme, on le devient», disait Simone de Beauvoir. C’est dire combien l’éducation est déterminante dans la formation de la personnalité d’une femme, dans la détermination de sa condition sociale. C’est donc noble que les femmes francophones se soient réunies à Kinshasa autour de ce sujet combien capital de l’éducation de la fille. Cette initiative est à saluer à sa juste valeur en ce sens que l’éducation de celles qui, en termes purement numériques, représentent plus de la moitié de l’humanité, est indispensable.

Egalité

Elle est indispensable pour des raisons évidentes d’équité et de justice sociale. La femme, pour diverses raisons et dans certaines sociétés, même occidentales, a, pendant longtemps, été considérée comme incapable d’accomplir certaines tâches ou d’assumer certains droits. Elle était reléguée aux travaux ménagers. Mais, la preuve par l’action de certaines femmes dans le monde, a achevé de convaincre bien des gens qu’il faut se débarrasser des clichés. La femme, tout autant, et peut-être mieux que l’homme, est capable de prouesses dans tous les domaines. On en a la preuve avec de nombreuses femmes leaders dans divers secteurs d’activités à travers le monde.

De toute façon et c’est peu de le dire, les hommes ont, à quelques exceptions près, failli dans la conduite des affaires publiques un peu partout sur le continent. Il est probablement temps que les femmes relèvent le défi. Il faudra donc de plus en plus de femmes qui, à l’image de Ellen Johnson Sirleaf, présidente du Liberia, conduisent leur pays avec modestie, courage et dignité.

Il en faudra certainement comme Catherine Samba-Panza, présidente par intérim de la Centrafrique, pour préserver le peu d’unité du pays qui reste et recoller les morceaux là où la cupidité et la violence des hommes auront semé le chaos. Le monde a besoin de toutes ces femmes qui se battent, souvent dans le silence, pour faire triompher la paix.

Ce n’est pas à dire que tout est parfait chez les femmes. Mais, elles montrent très souvent qu’elles sont plus sensibles à la honte, au déshonneur, que les hommes. Ce qui n’est pas sans intérêt dans un monde où ces valeurs se dérobent sous les pieds de bon nombre de nos dirigeants. La scolarisation massive des filles, qui devient de plus en plus une réalité sur le continent africain, devrait servir de limon à la prise de postes de responsabilités par les femmes à tous les niveaux de la vie socioéconomique et politique.

Dans bien des centres urbains, la prise de conscience, pour ce qui est des avantages de la scolarisation des filles, est réelle. Le retard dans les campagnes est certainement lié à une insuffisance de sensibilisation, et aux pesanteurs socioculturelles encore vivaces dans ces milieux.

En effet, la scolarisation de la femme (encore considérée comme une «étrangère» dans certaines communautés africaines, une personne appelée à quitter ses parents pour une autre famille à son mariage), n’a pas toujours été une priorité pour les parents. Mais les choses sont en train de changer. Même dans les villages les plus reculés, l’instruction est devenue une valeur-clé et les parents veulent que tous leurs enfants soient au rendez-vous du savoir et qu’ils profitent, d’une manière ou d’une autre, de ses bienfaits. Ainsi, malgré les disparités, de plus en plus de parents, au fil des années, envoient leurs enfants, sans distinction de sexe, à l’école à l’effet de leur faire «apprendre à lier le bois au bois» selon la formule de la Grande Royale dans L’Aventure ambiguë de Cheickh Amidou Kane.

Action

Les conditions de vie et de travail de la femme connaissent ainsi des améliorations. Pour promouvoir et renforcer cette tendance, il faudra éviter tout ce qui stigmatise la femme. Par exemple, les différents postes de promotion de la Femme en Afrique, ne doivent pas être perçus et traités comme des magistères pour femmes. Certes, qui mieux que la femme pour connaître et traiter les problèmes de la Femme?

Il peut s’avérer important que les femmes soient au premier plan dans ce genre d’institutions, elles qui connaissent bien les problèmes qu’elles vivent. Mais cela n’est pas vraiment une nécessité. Bien des femmes font leur travail avec dignité et exemplarité. Mais, très souvent, par égoïsme ou par naïveté, certaines femmes sont à l’origine des malheurs de la Femme. Parvenues aux fonctions d’où elles peuvent prendre des initiatives pour aider leurs sœurs, certaines femmes se transforment en véritables louves pour leurs sœurs et mères. C’est le cas de toutes celles qui ne pensent à leurs sœurs qu’en termes de «bétail électoral» qu’on mobilise à coups de «djanjoba» et de pagnes, qu’on gave de promesses sans lendemain. C’est également le cas de toutes ces femmes qui, par le truchement d’associations aux slogans pompeux, tirent malhonnêtement profit d’une prétendue lutte pour l’amélioration des conditions de vie des femmes, en détournant les fonds alloués par de généreux donateurs.

Dans ce cas de figure et pour paraphraser Thomas Hobbes, on peut dire que «la femme est une louve pour la femme». En tout cas, il n’est pas rare de voir, sous nos tropiques, des femmes s’entredéchirer pour mieux se mettre au service des hommes. Il faudra donc que ce genre de rencontres qui donnent à la femme sa véritable place dans la société et où la réflexion est le maître-mot, se multiplient.

Certes les «djandjoba» peuvent représenter pour toutes les femmes violentées, des occasions réelles de se défouler. Mais, seule la réflexion peut leur apporter des solutions durables. Il faudra ainsi veiller à ce que les conclusions et recommandations de ces rencontres ne dorment pas dans les tiroirs. C’est à ce prix que l’embellie en termes d’accès des filles aux infrastructures éducatives, à une éducation de qualité, pourra se poursuivre de façon satisfaisante. Ne dit-on pas, eu égard à tout ce que l’éducation de la femme peut avoir comme impact sur son entourage, qu’«éduquer une femme, c’est éduquer une nation»? Il convient donc d’y travailler sans relâche. Car, la femme est l’avenir de l’Afrique, l’avenir du monde tout simplement.

 

Slateafrique

Article publié sur "le pays"

 

AMMAFRICA WORLD


19/04/2014
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RDC: Un Discours Gigantesque de Mme Nzuzi Wa Mbombo sur l'engagement de la Femme Congolaise en Politique!

L'engagement de la femme congolaise en politique (Maman NZUZI WA MBOMBO TKM)

Allocution de Maman NZUZI WA MBOMBO TKM  - Session de formation des femmes cadres de - L’Alliance pour le Renouveau du Congo - ARC

Maman NZUZI et le Pdt Olivier KAMITATU,applaudissant les invitées venues des pays africains.

Maman NZUZI et le Pdt Olivier KAMITATU,applaudissant les invitées venues des pays africains.

 

THEME : L'engagement de la femme congolaise en politique

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Monsieur Le Président de l’ARC, Excellences et Honorables en vos qualités respectives, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, chères sœurs de la famille idéologique libérale,

 

J'ai le plaisir de saluer tous les membres de la grande famille des libéraux présents dans la salle et souhaiter, particulièrement,  à mes sœurs une bonne et heureuse fin du mois de la femme.

 

Avant d'entrer dans le vif du sujet, permettez-moi de rendre un vibrant hommage aux Nations Unies pour avoir réservé le 8 Mars de chaque année à la femme et en outre de lui dédier tout ce mois.

 

Je voudrais également remercier personnellement le Président de l'ARC, L'Honorable Olivier KAMITATU, de m'avoir associée à ce séminaire de formation .

 

Je pense qu’il a vu juste car face aux enjeux qui se dessinent à l'horizon. Il est bon que les femmes et notamment les femmes politiques soient correctement informées et qu’elles aient suffisamment d'outils pour mieux évaluer leurs opportunités afin d’évoluer et se défendre dans l’arène politique.

 

Organiser pareil séminaire pendant le mois de mars consacré à la femme, confirme son sens visionnaire, et tout le bien qu'il pense de la congolaise ; c'est donc un leader avéré. Encore une fois merci Monsieur le Président de la place centrale que vous faites à la femme.

Lorsque je lisais mon invitation et les termes de référence de ces assises, j'ai été enchantée de savoir que l'assistance sera composée essentiellement des femmes libérales et que celles-ci viendront de toutes les tendances politiques dont :

Celles de l'opposition, de la majorité présidentielle, de l'Arc et de la société civile libérale.

Voilà pourquoi, étant moi-même libérale, je ne pouvais hésiter de répondre positivement à l'invitation d'un parti de ma famille idéologique, tant il est vrai que pour faire avancer leur philosophie politique et économique, les libéraux se doivent de partager entre eux la diversité de leurs expériences et leur savoir-faire.

Mesdames et Messieurs, chères sœurs libérales.

 

Les thèmes retenus pour ce séminaire présentent pour moi un double avantage, d’abord parce qu’ils traitent de la femme, ce que je suis, ensuite parce qu’ils portent sur leur engagement en politique, il s’avère que c’est le métier que j’ai choisi depuis l'âge de 23 ans et que j’exerce depuis 47 ans.

Voilà pourquoi après une si longue carrière politique, je suis pour bon nombre d’entre vous votre doyenne. A ce titre, je ne peux plus me limiter seulement à partager mon expérience avec les femmes politiques de mon obédience ou de ma famille politique.

Je me dois de partager ces acquis avec toutes les femmes engagées en politique sans distinctions, sans tenir compte de leur idéologie ni de leur couleur politique, étant persuadée que le combat de la femme reste le même à tous égards.

C'est pour cette raison que pour celles qui me connaissent et me fréquentent, elles peuvent témoigner que maman NZUZI pour les unes et Y'a Cathy pour les autres, a l’habitude de recevoir les femmes de toutes les tendances politiques, il suffit que la demande lui soit adressée.

Depuis la nuit des temps, le débat sur la condition de la jeune fille dans la société et partant celui de la femme reste d'actualité.

La solution aux nombreuses problématiques que ce débat soulève risque de prendre encore beaucoup de temps sur des générations successives.

D'autant plus qu'à mon sens cette question du rôle de la femme est souvent abordée sous la forme d’un combat, lequel combat prend des allures d’une bataille sans fin. Or, tout combat a un début et nécessairement une fin.

 

A cet effet, la présence massive et de femmes de qualité en politique a toujours été ma grande préoccupation car elle pourrait contribuer à la résolution de beaucoup des difficultés souvent soulevées depuis des décennies.

Il vous souviendra qu'à partir des années 70, pour tenter de donner un certain contenu à la lutte ou à l’amélioration de la condition de la femme, les intellectuels d'alors agissant soit à travers les colloques, des journées scientifiques et notamment dans le cadre des organisations du système des Nations Unies, ont promu des idées fortes telles que :

 

« l’émancipation de la femme », « l’égalité de la femme et de l 'homme », « la prise en compte du genre » et plus récemment on parle maintenant de « la parité homme-femme » et de « l'égalité des chances ».

 

Tous ces termes nous sont devenus familiers tant ils ont été répétés et démontrent à suffisance l’importance du débat pour la promotion de la femme ; Car dans la marche de n'importe quelle société, la femme est, et demeure un élément important dont on ne peut se passer pour le développement d’une nation.

Mieux, la femme est un partenaire de l’homme, qui doit être traitée dans un esprit d’égalité et d’équité. On se doit de le comprendre et l'intégrer dans nos mentalités.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Le thème qui m'a été attribué est celui de ''L'engagement de la femme congolaise en politique ''

Logiquement il est plus question de profiter de ce genres des assises pour partager, échanger, penser aux stratégies à mettre en place pour obtenir une présence considérable et qualitative des femmes dans l’espace politique congolais.

Nous demander Comment faire pour que s'il y a des femmes qui sont engagées et impliquées en politique, que leur engagement ne soit pas considéré comme un fait exceptionnel, mais plutôt comme une ambition légitime et une volonté réelle de contribuer à l’œuvre l'édification et de la reconstruction de notre pays.

 

En adoptant la résolution 1325 les membres du conseil de sécurité des nations unies avaient à l'esprit l'idée de responsabiliser plus des femmes dans les instances de prise de décision.

 

Les femmes sont appelées à s’engager massivement en politique pour faire la différence , en mettant à profit et en faisant prévaloir leurs particularités .

Les femmes apportent dans le monde professionnel ou politique des comportements différents liés à leur rôle de mères ; le dialogue plutôt que l'affrontement, l’écoute et la recherche du consensus plutôt que les divisions.

Les femmes et les hommes ont un autre regard sur le monde, de par leur rôle et leur socialisation différents.

Et sans établir une règle absolue, j'ai souvent remarqué  que les femmes ont une propension à l’écoute et un sens élevé de l’intérêt général.

La loyauté est une qualité fréquente chez la femme et un atout en politique.

 

Cette différence d’avec les hommes se confirme par les statistiques des incidents en politique : Les femmes sont moins imbriquées au pouvoir économique, plus indépendantes et plus prêtes à vouloir changer les choses, dans la mesure où leur regard n'est pas voilé par les liens d’intérêts.

Elles sont réceptives, souples, elles sont ouvertes à l'innovation, elles savent concilier la vision et le pragmatisme.

La reconnaissance du modèle féminin est un défi important, parce que ce modèle est efficace et porteur du changement de notre société.

 

Mesdames et Messieurs,

 

La politique est cependant un métier dur et parfois cruel. Ces caractéristiques expliquent la réticence des femmes à se jeter dans l’arène.

 

Cela se vérifie au Congo.

 

A cet égard, j'ai toujours déploré le fait que notre histoire politique, parfois violente, a suscité la peur de l’engagement chez la plupart des femmes.

 

Elles n'ont pas toujours tort, car la politique c'est un métier noble certes mais parfois dangereux et ingrat. Mais il faut tout de même que les femmes, si elles veulent se retrouver nombreuses dans les sphères de prises des décisions, qu’elles se fassent violence et transcendent leur peur au lieu de se plaindre du manque de représentativité.

L’engagement politique est l’acceptation du combat qui en découle.

 

Mesdames et Messieurs, chères sœurs libérales,

 

Dans cette perspective, j’enjoins les femmes à en comprendre la portée pour qu’elles réagissent cette fois comme les hommes avec lesquelles elles veulent travailler égalitairement, qu’elles prennent le courage de lever les options qui s’imposent. Les femmes congolaises doivent savoir ce qu'elles veulent et ce à quoi elles s’exposent en décidant de devenir actives politiquement.

La réalité de la dynamique de l’exercice du pouvoir démontre que ce qui se donne s’arrache dans les mêmes conditions.

Les facilitations dans l’accès au pouvoir par les femmes ne doit pas cacher la réalité du combat en politique.

Dans le combat, il faut connaitre ses atouts et travailler pour que ceux-ci nous servent. Dans notre pays, les femmes sont plus nombreuses que les hommes, 53%.

Si les femmes acceptaient d'adhérer massivement aux partis politiques et acceptaient de voter les femmes candidates aux élections,  je suis certaine qu'elles peuvent surprendre.

Donc les femmes cadres, Parallèlement à leur engagement, elles doivent aussi s’atteler à former et conscientiser les autres femmes pour s’assurer le soutien de cette base « naturelle » et majoritaire.

Je connais plusieurs femmes valables et capables. Elles se reconnaîtront à m'entendre parler parce que j’ai déjà eu à discuter de ce problème  avec beaucoup d'entre elles, et plusieurs fois: Elles ne veulent pas s'impliquer en politique, elles ne s'intéressent pas à la politique, elles préfèrent agir dans les ONG, où elles mènent, je le reconnais, des activités appréciables.

Mais ce n’est pas dans les ONG le lieu où les lois sont élaborées, où on décide des grandes orientations et options du pays, du budget à consacrer à la santé, à l'éducation etc., MAIS paradoxalement, ces dames aspirent bien souvent à occuper des postes politiques.

C'est vraiment aimer une chose et son contraire. Tant que les femmes laisseront la politique aux hommes, elles subiront les choix faits par les hommes.

 

Mesdames et Messieurs

 

Je pense humblement que les organisateurs de ces assises ont eu raison de penser à la formation des femmes cadres.

Il est souvent dit que la valeur d'un homme comme de la femme se mesure généralement à la valeur de la femme qui l’a éduqué. Cela signifie en réalité que la femme a sur son dos le lourd fardeau du développement, de la survie d'une nation du fait que c'est elle qui ouvre la première, l'esprit de l'enfant à la connaissance. Et c'est encore elle qui doit aider son enfant à forger sa personnalité.

Il est donc clair et je l'affirme : le développement d'un pays dépend beaucoup de la qualité de l'éducation des populations et surtout celle de la femme.

Dans le cadre d’un parti politique, cette éducation devrait insister sur la création et la consolidation d’un leadership féminin.

 

Qu'est-ce que c'est qu'un leader?


Le mot leader renvoi souvent à une personne qui est à la tête d'un parti politique, d'un groupe d’intérêt, d'une organisation ou une entreprise, donc un chef.


Tandis que le leadership suppose une fonction dominante parmi les dirigeants. Cela se confirme en politique, en affaires, dans la vie associative comme dans n’importe quel autre secteur.

 

On peut dire ainsi que le leader est une personne avisée capable d'influencer la société et son environnement sur tous les plans. Bien que le terme ait une résonnance masculine, son application n’est pas réservée au seul homme au sens masculin du terme.

 

Le leadership ne peut être l’apanage des seuls hommes.


C'est encore une fois une réalité qui n'a de place que dans nos mentalités et qui doit y disparaitre.


Je me propose donc de contribuer au débat et fournir une indication de quelques qualités que je juge essentielles chez les femmes congolaises, singulièrement au regard de ce qu’est notre vie politique.


A mon avis, ces qualités sont susceptibles de nous aider à évoluer positivement en politique, et démontrer le modèle de référence de l'engagement féminin, s'il faut espérer jouer avec les hommes dans les sphères de prise de décision ; Je pense qu’aussi bien en politique que dans les affaires ou dans d’autres aspects de la vie sociétaire, la femme se doit de contribuer à un changement qualitatif.

 

Mesdames et Messieurs,

 

J’ai donc modestement pensé à partager avec vous mes quatre éléments cardinaux –


    1. L’intelligence émotionnelle : cette aptitude est souvent très développée chez la femme qui démontre naturellement le sens de l’empathie et de la compassion. Cette forme d’intelligence se traduit aussi par un sens de l’intuition dont souvent la femme est dotée. L’exploitation de cette forme particulière de talent fait qu’on bénéficie d’une longueur d'avance dans les prévisions et on finit par développer, par sensibilité,  le réflexe de trouver des solutions aux problèmes qui semblaient être insolubles.

    1. La compétence : la réalité de la vie professionnelle démontre universellement  la nécessité pour la femme de briller plus et travailler encore plus pour être considérée par ses pairs masculins. La performance comblera les clivages du genre. La femme doit deux fois plus assumer ses responsabilités avec détermination et combativité, en s'accrochant aux principes de professionnalisme qui permettent de garder le cap et de triompher de ses états d'âmes.

Sur ce terrain, une femme politique doit être en mesure de comprendre l'idéologie de son parti ou du regroupement auquel elle appartient. Car l'idéologie détermine le type d'action à mener sur le terrain. Les opinions et les analyses en dépendent constamment.


Un autre moment fort dans l'engagement d’un cadre politique est la connaissance sans faille de l’institution dans laquelle on milite et le suivi des communications internes et des prises de positions sur l’actualité nationale. Toute femme engagée doit être susceptible de faire le relai du message pertinent du parti.


Le professionnalisme exclu l’improvisation ou les déclarations non autorisées auxquelles nous assistons trop souvent dans le microcosme politique congolais.


Le développement des compétences dans tous les aspects de la vie politique, sociale ou économique ne permettra plus que les femmes soient confinées aux postes qui leur sont « charitablement » réservés pour donner une illusion de parité ou de prise en compte du genre.


Enfin, je ne  peux ne pas me rappeler que la compétence de la femme est multidisciplinaire ;j’en ai fait l’expérience  même si, je le sais, les plus engagées et peut-être les féministes ne rencontreront pas mon opinion.

 

On pourra peut-être me prêter, à tort je le pense, d’entretenir une discrimination préjudiciable à la femme moderne.


Je suis sans doute plus âgée, et je partage sincèrement avec vous mon expérience de vie.

 

Ceci pour dire que, La femme mariée ou célibataire, devra savoir concilier sa vie familiale avec son activité politique. Il s’agit de son rôle de femme et de mère de famille qui ne tolère pas la négligence à répétition. C’est un sacrifice supplémentaire qui ne fait pas souvent la préoccupation de son homologue « homme ».


Il faut aussi envisager cette hypothèse : La vie politique s’accompagne bien souvent de passes durs et de passages dans le désert. Il faut se raccrocher au plus solide, à ce qui est ancré dans le roc car la famille est ce qui reste à l’acteur politique quand il a tout perdu.


Dans le passage à vide, la famille est le refuge naturel pour la femme ou l’homme politique seulement et seulement si on ne l’a pas négligée.

 

    1. La constance dans l’engagement : cela requiert un engagement réfléchi qui n’est pas tributaire de choix opportunistes ou circonstanciels. On tient bon et ferme  quand notre action se fonde sur ce à quoi on croit. L’exercice motivé du libre arbitre engendre la loyauté et donc la fidélité aux idéaux de groupe.

Cette absence de ferment idéologique est la tare de la classe politique congolaise qui fait dire à beaucoup d’observateurs qu’il n’y a pas de vrais leaders en RDC.


Le véritable engagement exclut le « tourisme politique » qui vous positionne au gré du vent qui souffle.  « L’oiseau migrateur politique» est décrédibilisé car il n’est seulement motivé que par des intérêts matériels.


La conviction politique se traduit par l'amour de son parti ou de son regroupement. Sans tomber dans les stéréotypes, par nature la femme est loyale quand elle aime et croit en ce qu'elle fait. Son sens d'engagement en politique se caractérise par le don de soi, car le travail de l’acteur politique est très difficile mais souvent aussi ingrat en dépit du fait qu'il gratifie quand on s'y prend bien.


La femme véritablement engagée en politique et qui veut aller loin dans sa carrière, doit observer les règles de loyauté sans lesquelles la voie de la politique peut se refermer sur elle.


De manière pragmatique, c'est pour cela qu'elle doit militer et s’organiser  légitimement et dignement pour détenir des moyens matériels afin de préserver son attitude naturelle de fidélité et éviter les tentations du débauchage.


    1. Le sens des responsabilités : l'engagement politique a pour corollaire la responsabilité. La responsabilité d’abord face au peuple au nom duquel on prétend agir en préconisant des solutions ou des options qui s’imposent à tous. C'est aussi ensuite, la responsabilité pour le sérieux du travail produit personnellement en tant qu’opérateur politique. Ce travail doit être documenté et confronté à des opinions différentes pour asseoir nos vues et nos propositions.

 En outre, Il existe par ailleurs, une responsabilité spécifique des femmes engagées vis-à-vis des autres pour atteindre les objectifs de parité que nous revendiquons.


Il est en effet vain de vouloir « rester la seule capable », de confirmer le dicton que « l’ennemie de la femme est l’autre femme ». La femme politique responsable doit être capable de tirer les autres vers le haut, d’instruire d’avantage d’autres femmes, de démontrer le bon côté de la politique responsable. Il faut accroitre la participation du plus grand nombre de femmes.

 

L’attitude aussi importe, ainsi une femme politique proéminente doit communiquer et interagir avec simplicité ou humilité pour se mettre au niveau du plus grand nombre de ses semblables moins favorisées. Elle doit se rendre abordable et simplifier son langage pour édifier les plus modestes.

 

La femme engagée entretient  l’esprit de rectitude, exactitude, promptitude, subtilité et surtout celui de la mesure. Encore une fois dans son rôle social communément admis depuis des générations,  les femmes ont souvent été à la base de la paix en famille et elles sont garantes de la stabilité patrimoniale de leur famille par leur gestion de la maisonnée.

 

Mesdames et messieurs, chers compatriotes,

 

L’avancement de la femme en RDC est présentement en phase d’être facilité.

 

Nous avons deux ouvertures devant nous : il y a d'une part la Constitution et d'autre part la recommandation du Président de la République d’assurer un quota féminin dans les élections.


En effet, après les concertations nationales, à deux reprises, le Président de la République (dans son discours de clôture et dans son adresse à la Nation)a recommandé la nécessité de rendre réelle la notion de parité mentionnée dans la Constitution, et en outre d'exiger aux partis politiques de donner à la femme une place de choix sur les listes électorales dans les circonscriptions ayant droit à trois sièges.


 


La Constitution votée à l'assemblée nationale pendant la transition sous la présidence du Président Olivier KAMITATU ici présent, spécialement en son article 14 prône la parité.


A mon humble avis les femmes devraient par un lobbying intense, faire le suivi de l'application de ces recommandations. Ce sont là les types d'actions auxquelles je m'attends en tant que femme, ayant compris le sens de l'engagement politique et de la revendication.


Pour moi le temps n'est plus à continuer de multiplier des rencontres sans actions concrètes sur le terrain ni pressions effectives sur les gouvernants.


Donc je suis pour des réunions comme celles-ci, non pour revenir sur du déjà entendu mais pour peaufiner des stratégies qui permettent de faire avancer la cause des femmes dans notre pays.

 

C'est ici que je me dois de rappeler ce que disait Mzee MUZIRIWA ; Ce père Jésuite affirmait,  je cite :


 << La nation a besoin pour son avancement de ses deux ailes développées, pareille à un oiseau qui pour voler utilise ses deux ailes >>fin de citation.


Ici les deux ailes renvoient à l'homme et à la femme condamnés à vivre ensemble dans une égalité complémentaire.

 

Chers compatriotes,

 

Beaucoup parmi vous seraient tentés de poser la question de savoir comment concrètement s'y prendre ?


Il est grand temps de cesser de garder les yeux baissés mais de regarder l’infini des cieux.

 

La première des choses, les femmes leaders doivent maîtriser les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux relatifs aux droits de la femme.


Il en est de même des recommandations faites en faveur de la femme qui exige sa participation à tous les niveaux de décision aussi bien par les organisations du système des Nations Unies que par les structures étatiques.


Ici, chez nous on parle d’un seuil minimum de 30%. C’est pour certains un bon début  mais ce n’est pas cela la parité. Certains acteurs de la société civile et des organisations féminines ont déjà décrié ce pas en arrière.

 

Dans cette orientation, une action pédagogique de proximité est nécessaire pour faire connaître au plus grand nombre de femmes leurs droits, car la plupart sont généralement victimes de leur ignorance de ceux-ci. D'où la priorité de la promotion sociale des femmes, de la lutte contre l’analphabétisme et de la lutte contre la pauvreté qui la touche particulièrement et entretiennent son statut précaire.


 

Chers compatriotes,


La deuxième chose est essentielle.

 

Il s’agit pour les femmes d'avoir le réflexe de protester publiquement et de donner le rappel à l'ordre chaque fois qu'un des droits qui les concernent directement est atteint. Les hommes politiques souffrent parfois d'amnésie qui demande à la femme d'être vigilante.


Il faut sortir le carton rouge quand la parité est bafouée à l’examen de la compositionet sans que cette énumération ne soit limitative : du gouvernement, des cabinets politiques, des bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat, des conseils d’administration et des comités de gestion des entreprises, des mises en place dans la magistrature, des mises en place dans la fonction publique, des mises en place de services étatiques etc.


Plus généralement il faudra rendre systématique« la surveillance du respect de la parité »dans la composition de toutes institutions ou  organismes qui émargent du budget de l’Etat.


Lorsque les principes constitutionnels sont bafoués, ils seront dénoncés publiquement par les femmes. Une demande de rectification sera adressée aux autorités mises en cause.

 

Mesdames et messieurs,

 

Il ne s’agit pas ici d’exiger une parité pour assurer la présence féminine « de service » sans aucun égard pour la méritocratie.


Je crois en l’idée que la représentation de la femme dans les institutions et services de l’Etat soit basée sur la compétence, l’expérience, la performance, les réalisations et donc qu’elle soit qualitative.


Je crois qu’il existe en RDC une multitude de femmes capables et qui ont fait leurs preuves. Je crois aussi qu’avec les autorités publiques nous avons failli à la mission de mettre en place un observatoire des talents féminins qui aurait produit une base de données utiles. Je crois enfin que nous devons remédier à cette situation.


C’est pourquoi, je recommande que lorsqu’on s’écarte des prescrits constitutionnels prônant la parité, qu’il y ait un rapport ad hoc à l’acte de nomination de type réglementaire ou législatif,  motivant spécialement la non prise en compte de l’impératif paritaire dans les mises en place ET CE SERA JUSTICE !


 


Monsieur Le Président de l’ARC, Excellences et Honorables en vos qualités respectives, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, chères sœurs de la famille idéologique libérale,


Nous étions partis de l’idée de partager l’expérience et le vécu de l’engagement féminin en politique.

 

Avant de terminer, permettez-moi humblement dans un but pédagogique, de vous parler en quelques  mots de moi, de mon parcours et de mon engagement en politique.

 

Ma chance véritable a été de comprendre à un très jeune âge, la nécessité de m’organiser pour que jamais je ne sois dépendante seulement de la politique pour vivre. Je me suis donc imposée très tôt, une diversification de mes activités.


L’histoire de ma famille biologique en politique, pour ceux qui la connaissent, a sans doute suscitée cette vision intuitive.

 

Je voudrais dire d'emblée que ma carrière de femme politique ou de femme d’affaires, n’a pas été facile ni si simple qu'on pourrait l'imaginer.


 


C’est pourquoi,  je dois avant toute chose rendre hommage et remercier le Seigneur d’avoir fait de moi  son instrument, en me guidant pendant toutes ses années, en me donnant les opportunités afin que je puisse témoigner que la femme qu’il a créé est un être complet capable de performances et d’échecs, capable de remplir correctement le rôle que la Nation attend d’elle et cela à tous les niveaux de responsabilité.


Je ne peux m’empêcher de constater que la motivation, l’ambition, l’idéal de vie, l’engagement, donnent un goût, une senteur différente à la vie.


La mission que l’on porte dans sa vie, nous conduit à figurer parmi des catégories différentes à multiples facettes mais qui se résument en trois approches :


 


    1. Il y a ceux qui regardent passivement et subissent finalement l’énergie agissante des autres. En démocratie, ceux-là constituent le plus grand nombre et ils ont la force énergique du vote de sanction ou d’appui. Tous les politiques les courtisent.

    1. Il y a ceux qui n’interviennent pas mais qui commentent ou critiquent  l’histoire en devenir. Au mieux, ils auront contribué dans l’anonymat de l’histoire à  certains ajustements mais ils ne feront pas l’histoire. Ils ont cependant en démocratie, une capacité d’influence sur l’opinion. Tous les politiques les courtisent ou les combattent activement.

    1. Il y a enfin ceux qui ont pris l’engagement de passer au premier plan, d’agir pour changer l’avenir de leur nation et dans leurs fonctions, accomplir leurs destinées et ambitions. Ils courtisent les deux précédentes catégories et sont critiquées par elles. Ils veulent réaliser et agir. Ils entrent dans l’histoire politique, sociale et économique  de leurs pays. Ils sont entrepreneurs, syndicalistes, acteurs politiques, activistes des causes humanitaires et autres.

Je pense me situer dans la troisième et dernière catégorie que je dédie :


Á tous ceux qui ont aussi été particulièrement animés pour leur Nation, de la volonté  de réaliser des « choses », « d’agir » ; et donc, ceux-là qui ont fait le choix de ne pas être simplement les spectateurs de la vie qui passe.


Cette tâche expose à une critique sans complaisance, à un jugement implacable mais c’est le sort du leadership.


Cet engagement politique n’est pas facile, et il faut apprendre à faire face et accepter de gérer les rumeurs, les quolibets et les atteintes à sa dignité et honneur de femme.


Atteintes  auxquelles nous n’avons pas été préparées. Il n’y a aucune formation qui vous aura été dispensée pour apprendre à faire face à un acharnement, parfois  impitoyable.

 

Mesdames et messieurs,

 

La seule préparation est la volonté personnelle de faire face à son avenir et de servir son pays envers et contre tout.


A la croisée des chemins je m'étais donc résolue de faire la politique par idéal. Forte de cette motivation, je me suis lancée dans l’arène politique en me disant que devais développer mes compétences. Pour faire mon chemin et faire la différence.


Á défaut de coach ou de mentor, je devais prendre sur moi et développer mes capacités personnelles pour arriver à me réaliser.


Le monde était très différent de ce que nous connaissons aujourd’hui. Très peu de formations permettaient de nous aider dans la voie que nous avions choisie. Par la force de circonstances, j’ai appris sur le tas. Je m’efforçais d’être très attentive à tout ce qui influait sur mon action et sur mon opinion.


Je voulais comprendre la problématique de la gestion de la cité. Pour assurer mon développement personnel, je m’étais abonnée à plusieurs journaux locaux ou internationaux et m'imposais la lecture régulière de livres et magazines divers. Je voulais suivre et bien comprendre les enjeux de la politique tant nationale qu’internationale.


Je voulais comprendre la politique étrangère et la nature de certains conflits internationaux ;je voulais pouvoir m’entretenir et tenir des propos pertinents avec les étrangers qu’on recevait souvent dans diverses manifestations officielles.


Ce faisant, j'adoptais sans le savoir une attitude de femme leader.

 

Mesdames et messieurs, chers compatriotes,

 

Ça serait un mensonge si je vous disais que j'ai accédé dans notre pays à toutes les fonctions que vous connaissez, grâce au militantisme, ou au courage, ou parce que j’ai été très docile. Pas du tout.


Le Maréchal Mobutu était un homme très exigeant et qui tenait au travail bien fait. Tous ses anciens collaborateurs peuvent en témoigner. Il fut un chef qui aimait l’excellence  et n'acceptait jamais la médiocrité.


À cette époque le monde politique était éminemment masculin et encore dominé par des préjugés sexistes. Il fallait donc que je m’efforce à sortir du lot pour imposer aux hommes de me traiter avec égalité.


Ce parcours contribua à forger mon sens de l’autorité et me fit accepter dans tous les milieux, malgré ma condition de femme.

 

Mesdames et messieurs, chers compatriotes,

 

J'avoue que j'aime beaucoup ce genre de forum car j'ai aussi la possibilité de me remémorer le chemin parcouru alors que j’ai en même temps l’opportunité d’apprendre.


En matière de leadership personne ne détient le monopole du savoir et encore moins de la vérité.


Mon expérience lié à votre expertise, comme la plupart d’entre vous ont fait des grandes études universitaires sont nécessaire à l'épanouissement des femmes.


Quand je vous regarde à la télévision, quand je suis les activités des femmes politiques de la nouvelle et jeune génération, j'ai la joie et me réjouis de voir que la relève est assurée, le but a quand même été atteint.


Mesdames, Ne vous fatiguez pas, vous êtes sur la bonne voie.


Vous pouvez toujours compter sur ma disponibilité quand vous sentez la nécessité de partager ou lorsque le doute s’installe. Je vous l’ai dit que les libéraux aiment confronter leurs idées et partager leur savoir.


Enfin avant de clore mon propos de ce jour, permettez-moi de vous demander d'avoir une pensée pieuse pour toutes les femmes pionnières dont certaines nous ont malheureusement déjà quitté. Ces femmes qui, grâce à leur courage et à leur engagement politique, ont donné le goût aux jeunes femmes d'entrer en politique.


Je pense particulièrement aux mamans Sophie KANZA, Pauline MATA NKUMU, Antoinette KINDAWAYI, Madeleine LUTETE. Julienne LOFONGO, Véronique KANI, Jacky KALALA, Eulalie NZEKAMA, Joséphine MAYUMAKALA, UNZITISA,


Adèle ATUNDU, SOKI FWANI, EYENGA, Adrienne EKILALIYONDA, Marie-Louise LUSAMBO, Alphonsine KALUNGAMPUNDU, Marie Rose KASAVUBU, MITEO LOLA, Hélène NDOMBE SITA, Angélique MUYABO, Marie-Josée MAFUTAMINGI, Marie-Claire KIKONTWE, Wivine LANDU, LESENDJINA KIABALEMA, NKOYIMAFUTA,


Marie Madeleine KALALA, Marie Thérèse BASIALA, Thérèse OLENGA etc…


 


Elles ont su avec courage et détermination, braver les défis de l’émancipation de la femme, et elles ont balisé le chemin ce qui vous a donné le goût et le courage à vous nos jeunes sœurs et nos filles d’emboîter nos pas.


 


Comme la nature sait bien faire les choses, pour les femmes de l’ARC, Vous avez la chance d'être dirigé par un Président qui a été dans sa jeunesse encadré et suivi par une femme politique.


Maman NZUZI WA MBOMBO TKM suivant attentivement les questions des femmes après son riche exposé.

Maman NZUZI WA MBOMBO TKM suivant attentivement les questions des femmes après son riche exposé.

 

Sa mère, Ministre de son Etat, Maman MAFUTA MINGI pour ne pas la citer, paix à son âme, était une femme de caractère et très engagée politiquement. C’est sans doute pour cela, que notre fils Olivier aime naturellement échanger et partager ses idées avec les femmes.


Mesdames,

 

En parcourant le prospectus qui accompagnait mon invitation j'étais merveilleusement surprise et contente de voir le profil de certaines d’entre vous. Je vous en félicite, vous êtes déjà bien outillées pour réaliser de grandes ambitions, mais soyez solidaires et persévérantes.

 

Je vous recommande la ténacité, les femmes libérales sont des battantes. Vous êtes capables de porter haut le combat de la femme et de le gagner. La victoire est à votre portée.

 

Mesdames,

 

Les femmes étant démographiquement plus nombreuses que les hommes, je pense modestement qu'elles méritent un partage équitable et équilibré des responsabilités, au lieu de ce que nous vivons.

 

Votre Président, l’Honorable Olivier KAMITATU aime l’idée que son parti soit le premier à bénéficier de l'article 14 de la Constitution portant sur la parité.


Honorable KAMITATU, le vote ayant eu lieu sous votre Présidence de l’Assemblée Nationale, je vous mets au défi de réaliser cette promesse.

 

L'inscription de cet article dans la Constitution de la République était une grande avancée. Nous devons capitaliser sur cet acquis et poursuivre dans cette marche pour sa matérialisation efficiente.


Monsieur Le Président de l’ARC, Excellences et Honorables en vos qualités respectives, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, chères sœurs de la famille idéologique libérale,

 

Je vais clore mon adresse en vous remerciant de la bienveillante attention avec laquelle vous m’avez suivi.


 

Je vous remercie.

Mme Nzuzi Wa Mbombo

 

 


06/04/2014
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L'Egalité Femme-Homme et L'agenda de Dévéloppement Post 2015

 

En marge de la 58e session de la Commission de la Condition de la femme, l’OIF a organisé, le 10 mars 2014 au siège des Nations unies à New York, une concertation francophone de haut-niveau sur le thème de l’égalité femme-homme dans le nouveau programme de développement pour l’après-2015.

Cette concertation a réuni les Ministres et les chefs de délégation des pays membres de la Francophonie, en présence de Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU Femmes et Secrétaire générale adjointe des Nations unies, de Nicole Ameline, Présidente du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDEF), et Chantal Compaoré, Première Dame du Burkina Faso et Coordinatrice de la campagne internationale pour l’interdiction mondiale des mutilations génitales féminines.

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Phumzile Mlambo-Ngcuka, Nicole Ameline et Chantal Compaoré (©Joel Sheakoski)

Malgré les efforts entamés par la communauté internationale depuis l’adoption des Objectifs du millénaire pour le développement en 2000, les Ministres francophones ont souligné les défis immenses qu’il reste à relever pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.

Les filles et les femmes accèdent de plus en plus à l’éducation et à l’emploi, aux services de santé et aux espaces de décisions, pourtant elles continuent de subir de nombreuses discriminations dans tous les domaines, économiques, politiques et sociaux. En dépit de nombreuses avancées juridiques, leurs droits ne sont pas toujours respectés. Les violences à l’encontre des filles et des femmes et particulièrement, les mutilations génitales féminines, les mariages précoces et forcés et les violences conjugales sont des fléaux intolérables qui continuent de toucher une femme sur six dans le monde.

Les Ministres et les chefs de délégation des pays membres de la Francophonie ont confirmé leur volonté de placer de l’égalité femme-homme et le respect des droits des femmes au cœur du programme pour le développement des Nations unies de l’après 2015. L’OIF, aux côtés d’ONU Femmes, se mobilise en faveur de l’adoption d’un objectif spécifique dédié à l’égalité femme-homme, aux droits et à l’autonomisation des femmes, ainsi que de cibles et d’indicateurs sexospécifiques dans tous les autres objectifs du développement durable.

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Les ministres des droits des femmes de la RDC et de la France (©Joel Sheakoski)

Le panel s’est félicité du thème du prochain Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Dakar, les 29 et 30 novembre 2014 : « Femmes et jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs du développement ». À l’issue de la concertation, la Ministre du Genre, de la Famille et l’Enfant de la République démocratique du Congo a annoncé la création d’un « Groupe de travail ministériel pour l’égalité femme-homme », un groupe de travail ouvert, dont la principale mission sera de promouvoir l’égalité femme-homme, les droits et l’autonomisation des femmes dans les espaces décisionnels francophones et dans les débats internationaux de l’après 2015.

 

Francophonie.org

 


17/03/2014
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