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RDC:*République Démocratique du Congo*:Crise et Remèdes

RUBRIQUE:LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Se trouvant au centre de L'Afrique centrale avec ses immenses richesses, la République Democratique du Congo,est donc, le pays qui occupe la plus grande attention dans les refléxions des analystes politiques et penseurs au sein de Ammafrica world surtout pour cause du grand genocide et les pires exactions endurées durant ces dernières années. Elle répresente donc, l'avenir de l'Afrique pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle possède mais pour ce dont elle est destinée.

Nous partageront la "RDC" en 5 phases:

1-HISTOIRE:Quelques articles,dans le cadre de notre devoir de memoire y sont publiés.

2-CRISE:Quelques articles rappelant la genèse de la crise et l'actualité de la crise.

3-REMEDES ET EVOLUTION:Quelques solutions,accords,actions et evolution de sa crise.

4-La RDC face à l'opinion nationale,et internationale face à sa crise.

5-La RDC face à Diaspora divisée en quatres catégories:(Diaspora dite combattante,Diaspora dite résistante,Diaspora dite Neutre,et celle qui se dit consciente et participante proche de l'actuel gouvernement..).

BIENVENU(ES) DANS L'ESPACE CONGOLAIS!

 

Ammafrica world vision:Amour-Conscience-Réparation

 

 

 

 

 

 


RDC: Quand les Indiens remplacent les Européens

L' ARGENT SE TROUVE À L'EXTÉRIEUR DE LA RDC OU EN RDC MÊME...

Avec ce que nous constatons, l'émergence de l'Afrique pour accoucher son développement durable, les étrangers qui vivent dans ce grand pays immense ne sont là que pour profiter au maximum! Quant à son peuple, la vie est plutôt ailleurs que chez soi pour survivre! Cette tendance des choses ne sera-t-elle pas renversée un jour? Avec l'opportunité qui s'ouvre à elle (Afrique), va-t-elle continuer vivre dans ces genres de pourritures? Condamnons cette pratique!
 
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Au moment où Félix Tshisekedi voyage beaucoup à l'étranger parait-il pour chercher l'aide financière afin de lui permettre de mettre en œuvre son programme, alors que certains étrangers viennent chez nous en RDC, pour effectivement prendre cet argent qui échappe à notre vigilance et à notre intelligence ! Incroyable mais vrai !
 
L' article ci-dessous, parlant de l'arrestation d'un sujet Indien à l'aéroport international de N' djili dissimulant une somme importante de plus d'un million de dollars dans ses valises n'est qu'un cas parmi des milliers d'autres cas non connus à travers la RDC. 
 
Car, effectivement certains ont du passer les mailles du filet de la sécurité nationale sans se faire prendre. 
 
Ceci, pour dire que la RDC a besoin dans un premier temps, de mettre fin à la corruption et la dilapidation des deniers publics que d'aller contracter des dettes extérieures qui iraient aussi finir la course dans la corruption, la dilapidation et les détournements.
 
Pourtant, Félix Tshisekedi a bien commencé en faisant du changement de mentalité et la lutte contre la corruption son cheval de bataille au premier plan.  
 
Depuis, plus rien dans ce sens. Il semble trouver la solution à l'extérieur du pays. 
 
On le dira jamais assez, l'argent se trouve en RDC. Et, ironie du sort, c'est le même argent des minerais pillés que nous allons chercher à emprunter aux mêmes qui sont à la base de l'insécurité et l'instabilité de la RDC, justement pour pérenniser le pillage. 
 
On met la charrue devant (avant) les bœufs et, on croit y trouver des solutions durables. 
 
Il faut d'abord sécuriser le pays, mettre fin à la corruption et changer la mentalité pour que les détournements des deniers publics devenus un mode de vie cessent. 
 
Ce qui rassurera même les investisseurs qu'on veut attirer en RDC.Viendraient-ils opérer dans un terrain empesté et gangrène par la corruption ?
 
 
 
 
JPV
 
Bonne lecture !
 
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02/11/2019
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ALERTE MINEMBWE: Que se passe-t-il à Minembwe? On dénonce!

 

 

Nous tenons a informer l'opinion tant nationale qu'internationale et nos visiteurs de ce qui se passe à MINEMBWE qui risque de déclencher une guerre pouvant déstabiliser toute la region des grands lacs! Et tout cela, à cause des caprices inhumaines des certains êtres qui offensent la nouvelle génération qui désire tourner la page définitivement des ces guerres barbares dont les ténébreux ne veulent s'en passer...

 

FLASH, FLASH, FLASH :

Minembwe à Feu et à Sang : Le Projet de Micro État d’Azarias Ruberwa Connait Une Tournure dramatique

Minembwe, Azarias Ruberwa, Moise Nyarugabo

Hommes et femmes au coeur sensible doivent s'abstenir de regarder les images ici-bas.

Nous avions lancé tous les avertissements possibles aux leaders Banyamulenge de calmer la situation. Cette situation dramatique aurait pu être évitée si M. Azarias Ruberwa, le responsable de la stratégie de la création de la commune, provincette, et État de Minembwe était revenu à la raison. Imbu par une arrogance frisant l’extrême, il pense qu’il est « supérieur » et ne peut écouter personne.

 

L’arrogance de Banyamulenges qui traite les Bantous de chiens et esclaves ne pouvait que rendre la situation encore plus catastrophique. Nous pouvons deviner comment les évènements vont de dérouler avant d’entrer dans une spirale mortelle qui va embraser toute la région.

 

Les images sont horribles à regarder, mais nous allons les publiées pour montrer les atrocités de la guerre et souligner que seul le développement de la région est la solution. La notion que les Banyamulenge étaient ordonnés par Dieu de diriger les Bantous, leurs esclaves, est erronée et ne peut pas engendrer une cohabitation inter-ethnique harmonieuse.

Nous pointons de doigt Azarias Ruberwa, un juriste intelligent d’avoir souscrit à cette idéologie hitlérienne. Comme résultat, notre source nous dit que « Kigali [est] en déséquilibre : 900 soldats tutsis Rwandais ayant traversé la frontière avec le but d’aller fortifier les leurs à Minembwe sont tombés dans une embuscade et ont été achevés par les vaillants combattants Maï-Maï qui sont debout pour libérer le Congo ».

Nous ne pouvions pas confirmer la nouvelle et le nombre de morts, mais les images ici-bas sont effroyables.

 

Ne pensez surtout pas que c’est la fin du drame. A titre de rappel, Paul Kagame avait sacrifié 800 000 personnes pour accéder au pouvoir et il avait réussi à porter les blâmes uniquement sur les Hutus Rwandais. Quelques soldats tués ne peuvent pas changer les ambitions de Paul Kagame et celles de ses lieutenants, dont Joseph Kabila, Azarias Ruberwa et Moise Nyarugabo en RD Congo.

La même source nous dit que « l’hôpital militaire de Kigali à l’aéroport de Kanombe est saturé par le nombre de blessés et des morts. Kagamé et James Kabarebe manquent des mots à dire devant les familles des disparus qui se lamentent ». Ne pouvons-nous vraiment pas vivre en harmonie ?

Allons-nous vers le Congo-Rwanda-Burundi que les Belges avaient institué après la Deuxième Guerre mondiale quand les forces publiques congolaises avaient vaincu les troupes d’Hitler à Tabora en Tanzanie, ceux du guide Mussolini à Saio et Gambela en Éthiopie et au Kameroon (aujourd’hui le Cameroun) ?

Notre source prédit que « la balkanisation se retournera au Rwanda quand Kigali deviendra la 12e province du Congo ». Un sarcasme et méfiez-vous !

Nos voisins ont déjà prouvé à maintes reprises qu’ils peuvent jouer au jeu d’échecs et gagner à tous les coups, car ils peuvent consentir tous les sacrifices possibles pour atteindre leur objectif.

Il est clair que les empreintes digitales de Paul Kagame et d’Azarias Ruberwa sont partout dans l’affaire de Minembwe. Ruberwa ne devrait pas « préfabriqué » et faire de son frère un « Mwami » pour être en parité avec les autres peuplades de la région. C’est de la fraude socio-culturelle. Il n’y a jamais eu de « Mwami » Banyamulenge et il n’y a pas de langue « kinyamulenge » même s’ils ont droit à la nationalité congolaise. Par ailleurs, en acceptant l’aide du Rwanda, les troupes du Général Yakutumba étaient en pleine légitime défense pour chasser les envahisseurs.

Il n’est pas impossible que ça soit les Banyamulenge qui ont joué aux pyromanes à Minembwe pour une fois de plus attirer la sympathie internationale et jeter la faute aux « Bantous », un truc qui a toujours marché. Ce fonds de commerce n’a jamais été épuisé...

 

Une fois de plus, les leaders Banyamulenge doivent chercher à cohabiter en harmonie avec les Bantous. La notion de supériorité raciale avait déjà causé deux guerres mondiales. Les Bantous ne sont pas « supérieurs » aux Tutsis Rwandais et les Tutsis Rwandais ne sont pas « supérieurs » aux Bantous Congolais, un point un trait.

 

Nous demandons à Azarias Ruberwa de revenir à la raison pour préserver la paix à L'EST de la Rd Congo. @Congo Vox

 

 ON DÉNONCE ET =========================

 

ALERTE A MINEMBWE: ON DÉNONCE ET INFORME...

Selon les informations qui nous étaient parvenu a la fin du mois de Mai 2019, nos sources nous informent sur la tenue d'une réunion en date de 26 Mai 2019 dans une petite localité de "KIZIBA" à MINEMBWE. Au Menu, il a été recommandé à tous les "Banyamulenge" vivant à l'étranger de rentrer à KIVU dès le début des vacances pour attaquer certaines localités composées de BEMBE et les BAFULIRU, pour ensuite avoir des territoires à retirer de la RDC! La fuite d'information semble nous mettre en éveil pour alerter l'opinion tant nationale qu'internationale d'une bêtise de plus pouvant permettre un autre dépeuplement de cette population déjà meurtrie et affaiblie par des recentes guerres ignobles dont l'humanité n'en a plus besoin! Et que jusque là la justice piétine pour le compte des "victimes"! On assiste plutôt à une politique de l'impunité qui surprennent les esprits avertis!

 

Ammafrica informe et rappelle L'ONU de tenir compte de la résolution 1514 adoptée le 14 Décembre 1960 par l'assemblée générale de l'ONU et qui admet la limite sur le principe de l'intégrité territoriale et de l'intangibilité des frontières et dont le paragraphe 6 disposant clairement que toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l'Unite nationale et l'intégrité territoriale d'un pays est INCOMPATIBLE avec les buts et les principes des nations unies*! Nous soupçonnons déjà un complot pour écarter MINEMBWE de la RDC!  Que L'ONU se rappelle de toutes ces résolutions, surtout celles de 2625*  qui condamne la sécession en precisant que le droit des peuples (notion dont on peine à clarifier) à disposer d'eux mêmes ne peut être interprété comme autorisant ou encourageant une action quelle qu'elle soit et qui démembrerait ou menacerait totalement ou partiellement l'integrité territoriale ou l'unité politique de tout Etat Souverain et Indépendant! Et cela, même si on a eu à violer ses principes pour le cas de KOSOVO en 1990, la RDC a saigné énormément que cette fois-ci, elle ne pense plus en offrir davantage de son Sang!

 

MINEMBWE fait partie de la RDC! Dont celle-ci garde ses frontières NATURELLES depuis les dites indépendances, jadis hypothéquées par des éléments traîtres parmi la nation!

 

 

 

La Redaction

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11/07/2019
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RDC: L'ENJEU ECONOMIQUE SUR LES COBALTS FACE AUX GRANDES MULTINATIONALES

Le Congo, le cobalt et les grandes multinationales minières

 

La part du secteur minier dans l'économie congolaise est très élevée. (Photo Raf Custers)

Le Congo semble pris dans une spirale sans fin de violence et de pauvreté. Personne ne peut prédire comment se dérouleront les élections, prévues pour le 23 décembre. Une chose est toutefois sûre : le Congo est un des pays les plus riches au monde en matières premières, et cette richesse est le véritable enjeu de toutes les luttes dans ce pays.

Le grand paradoxe du Congo est sa richesse énorme en minerais et en même temps la grande pauvreté du peuple congolais. En 2015, la Banque mondiale constatait que la part du secteur minier dans l’économie congolaise est particulièrement haute en comparaison avec d’autres pays ayant une importante industrie minière. Elle observait aussi que les revenus qui restent dans le pays sont exceptionnellement bas. La Banque mondiale qualifiait cela d’« atypique ».

Au cours des prochaines années, le marché des voitures hybrides et électriques va connaître un large développement. Cela fait du Congo un pays encore plus crucial pour l’économie mondiale. En effet, le cobalt est un minerai indispensable dans la construction des batteries des voitures électriques, et le Congo possède 60% des réserves mondiales de cobalt (voir graphique).

Source : Mineral commodity summaries 2018, US government, page 51. Voir aussi Le Monde diplomatique du mois d’août 2018, dossier sur les voitures électriques.

Depuis la fin des années 1980, la production minière congolaise tournait à très bas régime. Dans les décennies qui ont suivi, les entreprises occidentales ont acheté des concessions principalement dans un but de spéculation. En 2002 – alors que le pays était affaibli par la guerre à l’est du pays  –, le Congo a, sous la pression de la Banque mondiale, accepté un code minier qui était extrêmement désavantageux pour le pays (voir encadré). Tout cela a fait en sorte que les immenses réserves congolaises de matières premières n’ont presque rien rapporté aux Congolais.

Ce n’est qu’en 2009 que la production minière a fortement redémarré suite à la pression du gouvernement congolais, à l’intérêt croissant de la Chine et à une remontée des prix des minerais. Mais le peuple congolais n’en ressent pas encore le bénéfice.

Cette cité, située à côté de la société Chemaf à Lubumbashi, est une propriété de la multinationale Glencore. Les travailleurs congolais (et leurs familles) vivent grâce à une multinationale dont le chiffre d’affaires annuel est de 200 milliards de dollars. (Photo Raf Custers)

Un « modèle économique néocolonial »

Les principaux responsables de ce paradoxe congolais sont clairement les grandes multinationales. En 2015, le Pr Stefaan Marysse, qui suit de près l’économie congolaise depuis trois décennies, constatait que le raisonnement des institutions financières internationales (Banque mondiale et FMI) ne tenait pas la route. Les investissements étaient censés créer de l’emploi et combattre ainsi la pauvreté. Marysse note cependant qu’après douze ans, l’emploi créé est quasiment nul et quela pauvreté continue d’augmenter.

Marysse met en garde contre « l’hémorragie causée par la logique économique des multinationales ». Il fait référence aux nombreux milliards de dollars que les multinationales minières, après quelques années d’investissements, ont retirés du pays à partir de 2013.

Le 10 juin 2015, lors d’une conférence, il évoquait un « modèle économique néocolonial » dans lequel le rôle du Congo reste limité à fournir des matières premières bon marché aux multinationales étrangères pendant que le peuple congolais reste dans la pauvreté. Ce modèle économique néocolonial reposait entre autres sur le très inéquitable code minier de 2002.

En 2009, les autorités congolaises, dont on sait qu’elles sont traversées par différents intérêts, ont commencé à négocier un nouveau code minier avec les multinationales. Toutefois, celles-ci n’étaient pas du tout disposées à diminuer ne fût-ce que d’un peu leurs énormes profits. Le nouveau code minier présenté fin de l’an dernier prévoit entre autres une augmentation des taxes sur le cobalt de 2 % à 10 % et 50 % sur les superprofits.

Les multinationales défendent leurs profits

Les sept plus grandes multinationales, qui selon leurs propres dires représentent 85 % de la production minière congolaise, ne décolèrent pas et exigent d’être exemptées des nouveaux tarifs jusqu’au moins 2028.

En novembre 2017, après plus de cinq années de négociations, Albert Yuma, le patron de l’entreprise d’État congolaise Gécamines, a déclaré : « On nous a trompés en 2000, a-t-il déclaré. On nous a dit que le Congo était incapable d’exploiter seul ses matières premières et on nous a dit que nous avions besoin de partenaires. » Selon Yuma, en 2016, même avec les très bas tarifs fiscaux du code minier de 2002, “l’État aurait dû recevoir 768 millions de dollars d’impôts des grandes entreprises minières et “nous avons reçu zéro ; nos partenaires se sont arrangés pour, chaque année, soi-disant réaliser moins de bénéfices ». Yuma évoquait là le fait que, même avec les bas tarifs du code minier, les grandes entreprises minières pratiquent encore l’évasion fiscale.

Yuma a menacé de revoir unilatéralement les contrats avec les entreprises minières étrangères. « Je dis revoir, pas renégocier, c’est nous qui fixerons les critères. » Le langage ferme de Yuma a apparemment eu de l’effet. Durant les six premiers mois de 2018, les rentrées de l’État provenant du secteur minier ont triplé par rapport à la même période en 2017 (passant de 295 millions à 864 millions de dollars). En même temps, le gouvernement congolais a continué dans l’élaboration d’un nouveau code minier qui a finalement été voté en mars de cette année et a été appliqué à partir de juillet. Mais les grandes entreprises minières ne l’entendent pas de cette oreille: fin août, les sept plus grandes entreprises minières ont fondé la « Mining Promotion Initiative », une organisation qui affirme vouloir empêcher l’application du nouveau code.

L’exploitation du Congo s’apparente à un véritable pillage. L’un des premiers à piller, fut l’Etat belge. (Photo Raf Custers)

« Aucun gouvernement étranger ne peut mener la lutte des classes à la place des opprimés »

Si, dans son rapport de 2015, la Banque mondiale qualifie la situation du secteur minier congolais d’« atypique », on peut traduire cela par « un cas de pillage extrême ». Il n’est guère étonnant que l’on soit très peu informé de la responsabilité des multinationales. Lorsqu’il s’agit du pillage du Congo, c’est en effet surtout la corruption souvent réelle des dirigeants congolais eux-mêmes qui est mise en avant. Alexander De Croo, le ministre belge de la Coopération au développement, déclarait l’an dernier dans une interview :« Le Congo n’est pas un État mais un instrument d’enrichissement personnel. » Dans la même interview, il affirmait aussi ouvertement que « la communauté internationale devait prendre les choses en main ».

Elikia M’Bokolo, un historien congolais internationalement réputé pour sa critique du colonialisme, a rappelé que c’était le gouvernement belge lui-même qui avait porté au pouvoir les plus grands voleurs parmi les dirigeants congolais – une référence à des dirigeants comme Tshombe et Mobutu qui, avec le soutien de la Belgique, ont assassiné le leader anti colonial Patrice Lumumba dont la coalition avait remporté les élections en 1960. M’Bokolo compare aussi les déclarations de De Croo à celles de Léopold II, qui en son temps parlait de « trafiquants d’esclaves et chefs de tribus malhonnêtes » et utilisait ces qualificatifs pour justifier la conquête coloniale du Congo. M’Bokolo concluait :« Il est vrai qu’il y a un problème d’»écrémage», pas par des individus, mais par un groupe social. » Pour M’Bokolo, tant la majorité des dirigeants actuels que celle des opposants congolais appartiennent à ce groupe social parce que tous ceux-là ont à certaines périodes participé au pouvoir et se sont enrichis. « Mais ce problème ne sera pas résolu par la communauté internationale. C’est nous, les Congolais, qui le résoudrons. Cela s’appelle la lutte des classes et aucun gouvernement étranger ne peut mener cette lutte des classes à la place des opprimés. »

Le Congo est-il « notre arrière-cour » ?

La raison pour laquelle les politiciens occidentaux veulent garder la main au Congo est évidente. Le 13 avril 2018, Alexander De Croo déclarait :« La dernière chose que nous devons faire en Europe, c’est tourner le dos à l’Afrique. Parce que d’autres partenaires prendront notre place. On parle depuis longtemps de la Chine, mais la Russie joue aujourd’hui aussi un rôle en Afrique. Ils disent :nous avons d’autres solutions que l’Europe pour vos problèmes. » Un peu plus tard, il justifie l’ingérence permanente de la Belgique et de l’Europe au Congo et en Afrique :« C’est notre arrière-cour. Si cela va mal là-bas, nous serons les premiers à en être les victimes. » À cela, M’Bokolo répond :« C’est à nous, Congolais, et certainement pas aux gouvernements occidentaux, de décider de ce que nous faisons de nos matières premières et à qui nous les vendons. »

 

Le code minier


Le code minier est un texte de loi qui fixe les droits et les obligations de l’État congolais et des entreprises minières. Le premier code minier, rédigé par des experts de la Banque mondiale, a été établi en 2002 à un moment où la guerre faisait rage au Congo depuis cinq années. Les rapports entre l’État congolais et les entreprises minières étaient alors très inégaux et le code minier de 2002 avait pour but d’attirer les grandes entreprises minières par de bas tarifs d’impôts et plusieurs années d’exonération fiscale. Il avait été conclu que ce code minier serait valide jusqu’en 2012, mais la résistance des entreprises minières a fait qu’il a fallu attendre jusque mars 2018 pour qu’un nouveau code minier puisse être voté.

 

Article publié par Tony Busselen

(Auteur du livre, le congo une histoire populaire)

@solidaire.org

 

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22/11/2018
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Mémoire Lumumba: Joseph Mbuyi homme de confiance de Patrice Lumumba jusqu'à sa mort

JOSEPH MBUYI, HOMME DE CONFIANCE DE PATRICE LUMUMBA JUSQU’À LA MORT

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PRÉSIDENT SECTIONNAIRE DU MOUVEMENT NATIONAL CONGOLAIS (MNC) DANS LA COMMUNE DE KALAMU (MATONGÉ) À LÉOPOLDVILLE (KINSHASA), JOSEPH MBUYI GRAVIT VITE LES ÉCHELONS JUSQU’À DEVENIR LE SECRÉTAIRE NATIONAL DU MNC, LE NUMÉRO 2 DU PARTI JUSTE APRÈS PATRICE LUMUMBA. IL FUT ARRÊTÉ ET TUÉ À MWEKA (CHARLESVILLE) PAR LA JEUNESSE KALONJISTE À CAUSE DE SON APPARTENANCE AU MNC/LUMUMBA. JACQUES LUMBALA, SON COMPAGNON DE PARTI ET DE ROUTE, SUBIT LE MÊME MARTYRE.

TRIBUN DE TALENT APPELÉ À LA RELÈVE

Joseph Mbuyi vit le jour le 12 août 1929 à Mikalay(Kasaï). Il adhéra au Mouvement National Congolais peu après sa fondation en octobre 1958 et prit parti pour Patrice Lumumba à la scission du parti en juillet 1959. Il devint cadre du parti : secrétaire national du MNC, membre de la direction politique, numéro 2 du parti et homme de confiance de Patrice Lumumba. Il était toujours à ses côtés et fut de sa délégation aux États-Unis et au Canada. Joseph Mbuyi avait la maîtrise de la langue française, anglaise et espagnole. C’est lui qui interprétait les discours et conférences de presse de Patrice Lumumba en ces langues. Patrice Lumumba l’aurait nommé ministre des affaires étrangères si la Belgique n’était pas intervenu dans les négociations en faveur de Justin-Marie Bomboko.

À la révocation de Patrice Lumumba, il trouva refuge quelques jours à l’ambassade de la R.A.U. Il fut arrêté à Mweka (Charlesville) et livré à la vindicte tribale. Jacques Lumbala, secrétaire d’État à la présidence et futur ministre de l’intérieur du gouvernement en préparation, subit le même sort.

Joseph Mbuyi était un orateur de talent et un leader destiné à un bel avenir de carrière politique au Congo.

Par Joseph Anganda

Photo d'archives (rare)
 
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12/07/2018
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RDC: Loi sur les ex-présidents du Congo démocratique et avantages supplémentaires

RDC : Joseph KABILA a-t-il anticipé sa retraite présidentielle?

Avouons les tous que par cette loi pour les ex-présidents, ce pays ne pourrait qu'aller de mieux en mieux! Inutile de vouloir s'éterniser au pouvoir car il y aura une vie après la présidence!

Avantages dont pourrait bénéficier tout ancien président de la République élu.

Une pension spéciale, une allocation annuelle pour services rendus, des soins de santé, une rente de survie et de la retraite d’orphelin ainsi que d’autres traitements complémentaires. Tels sont les avantages à accorder à tout ancien chef d’Etat élu de la RDC. Le tout, aux frais du Trésor public.

La proposition de Loi portant statut des anciens présidents de la République élus a été adoptée ce mercredi 4 juillet 2018.

Dans l’hypothèse de sa promulgation après cette session extraordinaire de juin, de la tenue des élections au 23 décembre prochain et de la passation du pouvoir le 19 janvier 2019, Joseph Kabila (futur ancien président de la République) pourrait être le premier à pouvoir bénéficier pleinement des effets de cette Loi.

En ce qui concerne la pension spéciale, le texte prévoit que le montant soit fixé par Décret du premier ministre délibéré en Conseil des ministres. Elle est exemptée de toute imposition légale et ne se cumule avec aucune pension supportée par le Trésor public.

La version votée au sénat pour ce qui est de l’allocation annuelle pour services rendus, l’ancien président de la République élu bénéficie d’un montant fixé par un Décret du premier ministre délibéré en Conseil des ministres et sa jouissance prend effet à l’installation du nouveau président de la République élu.

En cas de décès de l’ancien président de la République élu, son conjoint survivant non remarié et ses enfants mineurs bénéficient, respectivement d’une rente de survie et d’une rente d’orphelin.

D’après cette proposition de Loi, le montant de la rente de survie et celui de la rente d’orphelin ne peuvent être inférieurs à 25% du dernier traitement annuel du de cujus, si ce celui-ci est décédé en fonction, et à 50% de la pension spéciale de l’ancien président de la République élu, si celui-ci est décédé en tant qu’ancien président de la République élu.

Avantages complémentaires

L’ancien président de la République élu a également droit à une habitation décente fournie par l’État ou une indemnité de logement ; des locaux faisant office de bureaux pour lui-même et pour son secrétariat dont le nombre ne peut dépasser six personnes ; une indemnité mensuelle pour les frais de consommation d’eau, d’électricité et de téléphone ; un service de sécurité doté de moyens de logistique conséquents comprenant au moins deux gardes du corps, trois éléments de sa suite et une section de la garde de sa résidence.

Il aura également droit à un passeport diplomatique pour lui même, son conjoint et ses enfants mineurs.

Bien plus, l’ancien président de la République élu aura le statut de sénateur à vie, la jouissance des libertés de mouvement et à la surséance de toute poursuite.

« Pour avoir porté toutes les charges de la République en tant que garant de la nation, il est tout à fait indiqué que le chef de l’État bénéficie des faveurs du pays qu’il a servi en tant que premier citoyen après son mandat, à la différence d’un Premier ministre qu’on peut nommer et chasser un bon matin », a argumenté l’auteur de la proposition de Loi, Modeste Mutinga Mutuishayi.

Par ailleurs, le Sénat a rejeté l’option d’étendre les avantages accordés aux anciens présidents de la République élus aux anciens chefs des corps constitués.

Comme au Sénat, l’Assemblée nationale pourrait aussi adopter cette proposition de Loi portant statut des anciens présidents de la République élus en des termes identiques. Et ce, dans les deux semaines avant la clôture de cette session extraordinaire prévue ce 19 juillet courant.

Au terme de sa navette au Parlement, cette Loi sera transmise pour promulgation par le chef de l’Etat. @Michel EFAKA | Zoom Eco

 

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05/07/2018
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RDC: Une interview qui éduque que nous interpelle avec

POLITIQUE: La RDC peut encore espérer sur l'avenir de sa classe politique par cet interview on voit plus clair la situation politique en RDC....

Elections 2018. Sylvère Boswa Isekombe :

‘’le PCCO se ralliera au camp des forces constructives autour de Kabila

Elections 2018. Sylvère Boswa Isekombe : ‘’le PCCO se ralliera   au camp des forces constructives autour de  Kabila !

 

 

*Dans une  l’interview exclusive,  le  Secrétaire Général du Parti Communiste Congolais (PCCO)   dévoile les grands traits de son combat  face aux enjeux de l’heure. Elections 2018, les promesses de cent milliards de dollars américains proclamées par  Moïse Katumbi ainsi que toutes les   autres matières  parmi celles  qui défraient la chronique de l’actualité, il s’y appesanti, sans moufles, ni fioriture. Concrètement, Sylvère Boswa Isekombe  que ses affidés surnomment affectueusement   ‘’ le  Lion’’ au cœur rouge,  avance, ici,    le premier morceau qui  scrute, au fait,  la vision de société du PCCO  notamment,   la démocratie directe et populaire. Puis, il lâche un   deuxième morceau qui  parle,  plutôt,  du  rôle de l’impérialisme et surtout,  de  revendications à court terme du PCCO. Enfin, il expose un  troisième morceau qui  table en long et large  sur la problématique des élections du 23 décembre 2018 dont le début des opérations est confirmé pour ce samedi 23 juin, avec la convocation du corps électoral et l’ouverture, le 24 juin 2018, des bureaux de traitement et réception des candidatures à la Députation Provinciale.

La Pros. : M. BOSWA ISEKOMBE, vous êtes Secrétaire Général du PCCO, lors de la campagne électorale votre parti se présentera au peuple congolais comme l’avocat de la démocratie directe. Pourquoi ?

 

Sylvère Boswa Isekombe : Le PCCO prône la démocratie directe comme mode de fonctionnement de l’État. Notre politique est l’antithèse de la démocratie représentative. Les États démocratiques modernes qui se sont construits à partir de la fin du XVIIeSiècle, sont caractérisés par une démocratie représentative. Mais cette démocratie représentative s’est vite dévoilée comme hypocrite et incomplète sur deux terrains importants.

 

                      Il s’avérait vite que le fameux slogan « égalité, liberté et la fraternité » brandit par la bourgeoisie, était un slogan creux. Dans la vie réelle, le propriétaire d’usine était « plus égale et libre » que ses ouvriers et certainement des colonisés dont il ne se sentait pas du tout le frère. En effet, au sein même de ces états démocratiques, les ouvriers dans les usines et le peuple ne se voyaient pas du tout représentés et ils se sont organisés dans des syndicats et des mutuelles et ils se sont battus en dehors des parlements pour conquérir leurs droits sociaux et la sécurité sociale. Et dans les colonies, donc aussi chez nous au Congo, il n’y avait pas de démocratie pour les congolais. Marx disait sur cette hypocrisie : « La profonde hypocrisie, la barbarie intrinsèque de la civilisation bourgeoise se présentent à nous sans fard, dès que, des grandes métropoles, où elles revêtent des formes respectables, nous tournons le regard vers les colonies, où elles se promènent en toute nudité».

Le résultat de cette politique est visible aujourd’hui dans nos sociétés : la misère, le chômage, la famine, des guerres, les inégalités, l’exploitation de l’homme par l’homme, bref le chaos. La démocratie représentative dépossède le peuple souverain de son pouvoir.

Or, pour le PCCO, le peuple congolais doit exercer directement le pouvoir politique. Le peuple doit décider sur son avenir sans aucune forme de pression extérieure. Les éléments de la démocratie directe doivent intégrer                         les institutions du pays pour permettre au peuple de s’impliquer dans la prise des décisions politiques.

 

La Pros. : Mais les défenseurs de la démocratie représentative vous diront que ce n’est pas réaliste. Comment faire pour faire du peuple un acteur qui est impliqué dans la prise de décisions politiques ?

 

SBI : D’abord on peut constater que même dans des pays capitalistes, on a senti cette nécessité de créer des moyens pour que le peuple intervient plus directement dans le processus politique. En Suisse, au cœur de l’Europe, on a l’habitude d’organiser régulièrement un référendum sur des questions importantes. Aux Etats-Unis, les candidats présidentiels des partis doivent convaincre directement le peuple pour pouvoir être candidat de leur parti. Naturellement la bourgeoisie, avec son pouvoir d’argent, sait manipuler ces formes de démocratie directes. Et dans le fond, le peuple reste en dehors des prises de décisions politiques essentielles dans ces pays. Mais le fait que même dans ces bastions de la démocratie représentative on a du importer des éléments de la démocratie directe, prouve que cette démocratie directe est nécessaire et peut prendre différentes formes. Mais chez nous cette démocratie directe est encore plus indispensable. Car l’héritage de l’histoire coloniale et de la dictature néocoloniale que nous avons subit, pèse énormément sur notre société. Il y a un clivage énorme entre le peuple et la classe politique, qui souvent se voit dans le rôle de colons pleins de mépris pour le peuple. De l’autre côté, le peuple est tellement habitué à accepter tout ce qui vient d’en haut, que la démocratie représentative ne sait même pas réellement fonctionner. Comment créer « l’homme congolais nouveau » qui s’est libéré de ce qu’on appelle les « zaïroiseries ». Il faut donc chercher des formes qui peuvent fonctionner avec la démocratie directe, et c’est ce que Mzee  L.D. KABILA a fait avec les Comités du Pouvoir Populaire. L’Occident a présenté cette forme de fonctionnement de l’Etat comme étant une dictature rouge. Ceci est inacceptable.

 

La Pros. : Mais comment cette démocratie directe peut se réaliser concrètement ?

 

SBI : Nous pensons que la RDC doit être doté d’une nouvelle constitution dont les citoyens soient d’avantage impliqués dans la prise des décisions politiques.

Nos candidats vont expliquer au peuple lors de la campagne électorale 2018, le sens de cette nouvelle politique qui dépossédera les politiciens du pouvoir de mâter le peuple souverain durant un mandat de 5 ans.

L’Assemblée nationale possédera le pouvoir populaire, ce sera l’organe suprême du pouvoir d’Etat qui représente et qui exprime la volonté du peuple. Ce sera le seul organe ayant des facultés constituantes et législatives et elle est composée de députés élus. Elle élit parmi ses députés, les membres du gouvernement ou conseil d’Etat. Le conseil d’Etat sera formé d’un président, trois vice-présidents, un secrétaire et 35 ministres. Le président du conseil d’Etat est chef d’Etat et chef du gouvernement.

L’actuelle constitution va disparaître pour laisser la place à la nouvelle constitution où le peuple exercera directement son pouvoir. Un député qui ne fait pas bien son travail, peut être remplacé au cours de son mandat par le peuple et lui replacé par un autre compétent capable de défendre les intérêts de masse populaire. Le régime représentatif doit laisser le peuple exercer directement son pouvoir. La politique doit œuvrer dans l’intérêt de la nation toute entière. Nous allons expliquer au peuple comment va-t-il exercer son pouvoir directement lors de notre campagne électorale. Nous allons apporter un vrai changement dans ce pays.

 

La Pros. : Un changement fondamental est-ce possible au Congo ?

 

SBI : Je dirais que l’histoire de notre pays est un enchaînement de changements. Après la colonisation (1885-1960), il y a eu              la dictature néocoloniale de Mobutu qui, depuis le 14 septembre 1960, a mâté et massacrés les nationalistes-lumumbistes, qui voulaient la vraie indépendance et le bien-être du peuple. Pendant 36 ans, Mobutu a géré                   le Congo pour le compte de l’impérialisme et il a choisit le camp de l’impérialisme pendant la guerre froide. Pendant ces 36 ans de dictature, le sort du peuple et de l’économie congolaise n’as fait que régresser.

Depuis le 17 mai 1997, la RDC traverse une nouvelle période pleine de changements. C’est une période où des nationalistes-lumumbistes autour de LD Kabila ont pris le pouvoir à la tête de l’Etat. En colère, l’impérialisme va organiser l’assassinat du soldat du peuple, M’Zée LD KABILA. Le souci des impérialistes restent le chaos  en RDC.

Joseph Kabila prend le pouvoir d’Etat, l’impérialisme reste toujours en colère,                   il ne lâche rien, chaque année, chaque mois, chaque jour, les puissances impérialistes se sont ingérées dans les affaires intérieures de notre pays et             ils ont mis la pression sur les gouvernements qui se sont succédé. Ils ont semé la guerre de balkanisation (1998-2003) et la terreur qui dure dans certaines provinces jusqu’aujourd’hui et ils ont saboté le progrès économique de la RDC.

En même temps, après chaque défaite des pions des impérialistes appelés rebelles, ils ont imposé la réconciliation avec les traîtres à la nation et les collabos avec l’agression contre notre pays afin de s’assurer que l’Etat et son armée restent pleins d’infiltrés et d’ennemies du progrès.

La guerre de balkanisation a échoué et le pays a été réunifié, les tentatives de mise sous tutelle de l’Etat congolais ont été déjoué avec beaucoup de patience et de sens de responsabilité, tenant compte avec les rapports de forces inégales entre la RDC et les puissances impérialistes. Et malgré la guerre et la pression permanente des puissances impérialistes, des projets de construction d’infrastructures ont commencés. Mais,  le peuple congolais a donc le droit et raison de vouloir le changement.

 

La Pros. : Certains décrivent le Congo, comme un trou noir, et ils disent que le peuple congolais est un peuple d’esclaves. Est-ce que vous pensez           qu’un changement fondamental, qui rompt avec l’histoire de la colonisation et de la dictature néocoloniale, est-ce bien possible ?

 

SBI : Le peuple congolais a déjà exercé plusieurs fois le pouvoir populaire et s’est déjà comporté comme acteur de son destin. C’était lors des moments décisifs dans l’histoire de la RDC comme par exemple :

 

  • Le 5 janvier 1959 pour exiger l’indépendance immédiate ;
  • Lors des élections en mai 1960 pour élire une majorité nationaliste au parlement dirigée par Patrice Lumumba ;
  • Lors de la guerre de résistance contre la recolonisation et l’agression par les mercenaires et les officiers belges, américains et autres dans la période 1960­1965 ;
  • Lors de la guerre de libération en appuyant l’avancée des troupes alliées avec l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques de Libération du Congo), en 1996 ;
  • Lors de la guerre de résistance contre l’agression barbare rwandaise et ougandaise sous l’instigation des puissances impérialistes occidentales, entre le 2 août 1998 et 2003 ;
  • Lors de la mobilisation populaire sous la direction du Président LD KABILA pour protester contre l’occupation de la ville de Bukavu et Kisangani par les troupes rwandaises ;
  • Lors des élections en 2006 en refusant les campagnes de haine et de déstabilisation qui voulaient faire perdurer la tutelle internationale et qui voulaient détruire les forces politiques qui se démarquaient des mobutistes et des néo-mobutistes.

La liste n’est pas exhaustive. Nous allons présenter au peuple, le mécanisme d’exercer son pouvoir pour sanctionner n’importe qui et à n’importe quel moment.

 

La Pros. : Quel changement le PCCO poursuit-il ?

SBI : Il faut chercher la réponse aux questions suivantes Est-ce que nous voulons retourner au néo-colonialisme avec des dirigeants qui sont serviles envers l’impérialisme ? Où est-ce que nous voulons continuer, approfondir et accélérer le changement vers la vraie indépendance et le progrès économique ? La vie politique dans notre pays est dominée par              la lutte entre la majorité présidentielle et l’opposition. Mais la réponse à                     la question quel changement, n’est pas toujours clair dans la tête de chaque homme politique. Réduire le changement à la question de l’alternance, c’est une façon de cacher le fait qu’on manque de projet de société et de la ligne politique juste. Ceux-là qui luttent seulement pour les postes et l’argent sans souci pour les intérêts concrets du peuple.

Ainsi, nous félicitons certains leaders de l’opposition qui refusent la soumission à l’impérialisme, mais malheureux et honteux pour d’autres qui voyagent à Washington, à l’Île de Gorée où à Bruxelles pour y faire de déclarations d’allégeance à l’impérialisme et qui n’ont pas honte de demander même aux impérialistes de venir garantir l’alternance en RDC. Aussi, au sein de la majorité, il y a des individus qui se déclarent pendant des années kabilistes à 180% mais qui soudainement, changement d’opinion et rejoignent ceux qui font des pèlerinages dans les capitales impérialistes.

Le PCCO refuse un changement en arrière vers le néo-colonialisme et refuse aussi de réduire la question du changement à la question d’alternance. Le parti communiste congolais se met dans le camp de ceux qui veulent continuer, approfondir et accélérer le changement vers la vraie indépendance et le progrès économique.

Nous poursuivons à long terme l’instauration d’une société sans classes, fondée sur la mise en commun des moyens de production afin d’atteindre le but final, le communisme. Ce sera la fin de la politique d’exploitation et de la paupérisation de notre peuple. Nous ne voulons pas voir la politique du seigneur et le serf, de l’opposition entre l’homme libre et l’esclave au sein de notre société. Des conflits économiques et politiques qui opposent des classes ayant des intérêts économiques divergents doivent disparaître dans la société congolaise et c’est ça le changement que le PCCO poursuit au pays de Kimbangu, Kimpavita, Lumumba et Kabila.

 

La Pros. : Pouvons-nous conclure que ceci fait partie de la synthèse de                  la vision politique du PCCO ?

 

SBI : la RDC est en crise d’homme, raison pour laquelle le Chef de l’Etat cherchait même 15 personnes pour sauver ce pays à dimension continentale. Le PCCO est une université de la transformation de l’Homme. Nous avons une doctrine axée sur l’émancipation de l’Homme. L’Homme doit être maître de soi, maître de son destin, maître de ses décisions et actes, maître de son avenir et le devenir de la nation. L’Homme acteur du développement durable du pays. C’est l’antithèse de la politique des impérialistes au Congo.

 

L’impérialisme avec ses partis politiques au Congo place l’argent, le profit et les postes au centre de leur politique. C’est la politique de l’idolâtrie de l’argent.

Pour eux, la valeur de l’Homme est liée et fonction de l’argent et des biens matériels qu’il dispose. Or le PCCO prône sur l’émancipation de l’Homme, la restauration de la dignité de l’Homme. Notre parti est une école qui consiste de donner plus de valeur à l’Homme et non à l’argent et aux biens matériels.

Avant l’existence de l’argent, l’homme existait et l’Homme vivait par un système économique axé sur le troc. C’est-à-dire politique économique traduite par l’échange des objets. Je vous donne une chèvre, toi tu me donnes la cuivre, etc. l’Homme blanc arrive en Afrique, après plusieurs échanges d’objet, il se retrouve main vide. Ainsi, il crée l’argent comme objet d’échange. Il fabrique plusieurs papiers appelés monnaie pour nous ravir avec intelligence nos objets des valeurs. Il met un peu de la sorcellerie dans l’argent. L’Homme envouté devient esclave de l’argent et méprise le voisin. Pour le PCCO, l’argent est un objet d’échange. C’est un objet qui permet à l’Homme d’avoir plusieurs autres objets. L’Homme a plus de valeur que l’argent car avant l’existence de l’argent, l’Homme vivait mieux. L’Homme est dieu car crée à l’image de Dieu. Dieu étant invisible, nous le respectons à travers l’Homme qui est devant nous.

Voilà pourquoi,  le PCCO est une université de la dignité de l’Homme. Nous travaillons pour la restauration de la dignité de l’Homme. Aucune comparaison entre l’argent et l’Homme.

L’Argent a été fabriqué par l’Homme donc,  l’Homme doit rester maître de l’argent donc ceux qui font la politique pour gagner plus de l’Argent sont des idiots. Or, le PCCO fait la politique pour retrouver les fondamentaux qui font vivre l’Homme. Nous avons une politique de mobilisation de l’Argent pour faire vivre toute la communauté. Un individu adepte du capitalisme, et à la recherche de l’Argent facile ne peut pas être membre du parti, moins encore notre candidat.

L’Argent ne fait pas de bonheur. Les impérialistes et leurs partis politiques au Congo ont nourrit notre peuple des fausses croyances et réalités. Le PCCO vient pour corriger cette politique et voire la détruire.

Quand on ne sait pas nager, on peut toujours apprendre à le faire. Nous invitons le peuple congolais à faire confiance aux communistes.

On peut devenir riche à partir du néant. Il faut savoir prendre des bonnes décisions aux bons moments. Au mois de décembre 2018, nous invitons notre peuple de prendre une bonne décision de sanctionner les agents des impérialistes, cause principale de la souffrance de notre peuple. L’impérialisme est un système en déclin, il faut le combattre avec force.

 

Revendications à court terme du PCCO

La Pros. : A suivre votre déclaration, l’impérialisme reste l’ennemi potentiel de la RDC. Qu’est-ce que le peuple peut retenir du concept « impérialisme » ?

 

SBI : Très bonne question, l’impérialisme fabrique des armes et ne sait pas là où il peut les vendre et alors il fabrique des rebelles pour vendre ces armes. Voilà pourquoi l’Afrique est à feu et à sang. Le coltan du sang est le résultat de la politique de l’impérialisme au Congo. L’impérialisme c’est le pouvoir du grand capital mondial : la concurrence sur le soi-disant « marché libre » fait que les grandes sociétés mangent les petites. Ainsi, au courant du XIXe S et XXe S, des sociétés monopoles ont concentrés d’énormes moyens de production et donc de pouvoir comme jamais auparavant de l’histoire de l’humanité.

Ces sociétés monopoles occupent une position de domination totale auprès des secteurs économiques au niveau mondial. Elles sont nommées aussi « multinationales » parce qu’elles sont actives dans différents pays.

La multinationale GLENCORE XTRATA est la plus grande société minière dans le monde avec un revenu de 221 milliards de dollars en 2014, ce qui lui rend un pouvoir énorme comparé au gouvernement congolais qui en 2014 n’a pu réaliser qu’un budget pour la somme de 3,9 milliards de dollars. Le second plus grand minier au niveau mondial est la société BHP Billiton. Les deux sociétés sont actives en RDC à côté de plusieurs autres multinationales.                 Le vrai agenda des puissances impérialistes c’est la défense des intérêts de leurs multinationales.

Ces anciens colonisateurs et puissances néocoloniaux ne sont pas intéressés pour le bien être du peuple congolais. Leurs discours, de donneurs de leçons et défenseurs de la démocratie, des droits de l’homme et de la bonne gouvernante, ne servent en réalité qu’à cacher cet agenda diabolique.

«L’exploitation illégale de nos richesse ». Cette politique d’ingérence et de tutelle sert à maintenir l’Etat congolais dans une situation de faiblesse et la RDC comme livreur de matières premières bon  marché  au fur et à mesure qu’ils en ont besoin.

Les ennemis à combattre pour ces impérialistes sont les nationalistes lumumbiste congolais et les nouveaux partenaires économiques de la RDC qui acceptent des relations win-win avec la RDC.

Les impérialistes imposent à travers des institutions comme le fond monétaire international et la banque mondiale un code minier et une politique économique qui sert à augmenter les bénéfices de leurs grandes sociétés multinationales et priver l’Etat congolais des moyens d’appliquer son programme du Gouvernement. Les impérialistes protègent toujours les agresseurs de notre pays.

Ils jettent de l’huile sur le feu de la division politique et ethnique pour affaiblir l’Etat congolais. Donc, l’impérialisme est notre grand ennemi, nous devons lui combattre jusqu’à la victoire. Nous allons présenter au peuple lors de notre campagne électorale, les collabos des impérialistes car donner à ces gens des voix est synonyme d’accepter de vendre la RDC aux impérialistes.

 

La Pros. : Mais que veut au juste le Parti Communiste Congolais à court terme ?

 

SBI : Notre premier souci à court terme c’est de chercher des réponses aux besoins les plus immédiats de la population congolaise qui sont : la mise en route concrète du droit au travail, à l’alimentation, à l’enseignement, à l’habitation, aux soins de santé ainsi que les devoirs qui sont liés à ces droits.

Ces devoirs sont le patriotisme et l’amour du pays qui exigent l’engagement pour le maintien de la paix et de l’unité de la République Démocratique du Congo, notre pays. Le renforcement de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire congolais, la construction d’une armée forte, disciplinée au service de la population congolaise.

Il faut aussi avoir une contribution au développement de l’économie congolaise et pour la continuation et l’approfondissement des 5 chantiers (infrastructures, santé & éducation, eau & électricité, logement, emplois) en toute transparence. Il faut une agriculture mécanisée et industrialisée pour permettre à notre peuple de manger à sa faim et donner des devises au Gouvernement pour appliquer sa politique sans aucune aide extérieure. En même temps, il faut intégrer les familles paysannes dans cette agriculture mécanisée et industrialisé à fin de créer l’emploi pour les masses.

Nous veillerons au parlement pour que le budget de l’Etat soit focalisé sur l’agriculture, la santé, l’éducation, l’armée et la modernisation de notre pays.

Nous lutterons pour la réduction des salaires des Ministres, Députés, des Gouverneurs et du Président de la République. Ces postes sont plus enviées à cause de l’argent « salaire ». En face de la crise économique qui frappe l’humanité, tout le monde au Congo veut devenir Président de la République, Député, Sénateur et Ministre pour faire sortir sa tribu de la misère contre les intérêts de tout un peuple. Alors le PCCO va lutter au parlement pour la réduction des salaires de cette catégorie des congolais.

 

La Pros. : D’où attendez-vous  une résistance dans ce combat pour répondre à ces besoins immédiats du peuple ?

 

SBI : Les plus grands obstacles sont triples. D’abord il y a la politique d’ingérence et de domination, comme dans le passé colonial et néocolonial de l’Afrique, de la RDC et de leurs ressources par les puissances impérialistes que sont les Etats-Unis d’Amérique et les puissances européennes, au profit de leurs grandes multinationales. Les ambassades de ces pays si distinguent avec tous les autres ambassades qu’ils interviennent en permanence dans la vie politique de notre pays en prenant des positions et en donnant des bons points aux uns et des mauvais aux autres. Aussi au niveau économique, ils imposent des sanctions et les directeurs des grands multinationales ont même essayé d’empêcher la promulgation d’un code minier qui avait été voté en bon et du forme par le parlement et le sénat. Mais comme vous savez cette ingérence va souvent plus loin : il y a leurs services secrets qui sont mêlés dans des assassinats politiques de nos dirigeants. Il y a l’appui à la guerre d’agression ouverte entre 1998-2003 mais aussi aux guerres d’agression cachées de soi-disant rebelles comme le CNDP et le M23. Tout le monde sait que cela a duré beaucoup d’années avant que les agents des puissances impérialistes reconnaissaient la présence des troupes rwandaises et ougandaises sur le sol de notre pays, jusqu’en octobre 2008 !

 

La Pros. : Vous parliez de trois obstacles, quels sont alors les deux autres obstacles ?

 

SBI : Il y a la classe congolaise des bourgeois compradore, qui a grandi sous la dictature mobutiste ou qui par opportunisme s’est coalisé à cette classe. Cette bourgeoisie rêve de faire partie de l’élite financière mondiale et cherche d’employer à chaque occasion pour regagner le paradis perdu. Ils regardent la politique comme un jeu d’échec en vue d’obtenir des postes dans l’appareil de l’État ou au parlement afin de se remplir les poches.

Ils considèrent les ambassades étasunienne, française, belge et d’autres puissances impérialistes, comme des points de références et d’inspiration.

Les bourgeois compradore placent leur argent volé en Europe ou ailleurs pour s’y acheter des villas, d’autres propriétés ou approvisionner des comptes en banque.

Ils utilisent la misère du peuple congolais comme fonds de commerce pour chercher des votes et de l’appui afin de réaliser leurs propres projets financiers.

Les bourgeois compradore n’avancent pas de projets de société clairs, ils se présentent au peuple comme « l’homme providentiel » et ils demandent au peuple congolais de juger leurs paroles et pas leurs actes.

Quand la situation s’y prête, ils sont prêts à collaborer avec la classe des bourgeois compradore des pays voisins et avec l’impérialisme même au prix de la balkanisation et du déchirement de la RDC.

Dans d’autres conditions ils sont prêts à gérer la RDC pour le compte de grandes multinationales et puissances occidentales. Moïse KATUMBI avec  ses 100 milliards $ qu’il promet au peuple avant même qu’il ne  travaille  à la présidence, est un exemple-type de cette classe politique corrompue et vendue à l’impérialisme.

Enfin, le troisième obstacle, ce sont les idées qui divisent et affaiblissent            le peuple congolais. Des idées comme le tribalisme et le régionalisme, le manque de confiance en soi-même, la croyance facile aux rumeurs et aux complots, le fatalisme et le nihilisme politique.

 

La Pros. : Pour quelle politique et quelles mesures le PCCO veut-il se battre ?

 

SBI : Le PCCO veut se battre sur trois terrains.

D’abord le terrain de la protection de la paix, l’intégrité territoriale et l’unité                de la RDC.

Ensuite il y a la création d’une économique indépendante et forte.

Et enfin, troisièmement, pour le développement d’une démocratie réelle pour           le peuple. Cela se traduit dans les 15 objectifs que nous poursuivrons :

 

  1. La démobilisation et le désarmement de toutes les milices irrégulières se trouvant sur le territoire congolais ;
  2. Le renforcement des FARDC (Forces Armées de la RDC) par un programme de recrutement de jeunes congolais dans toutes les provinces et basé sur un concours au sein des classes terminales des humanités (secondaires).
  3. Le refus de toute forme de tutelle et d’ingérence dans les affaires intérieures du pays par des puissances étrangères.
  4. L’intensification du programme des cinq chantiers dans la transparence totale à travers des reportages réguliers des activités menées sur le terrain et la publication, chaque six mois, de l’inventaire complet des travaux réalisés et des travaux en cours de réalisation tant sur le plan physique que financier ;
  5. Le refus de tous les diktats venant du fonds monétaire international voulant imposer la domination des grandes multinationales occidentales -,
  6. Le maintien et renforcement de sociétés d’Etats dans les secteurs clés comme le secteur bancaire et financier, l’eau et l’électricité, la Gécamines, l’ex-ONATRA (Office National des Transports), la REGIDESO, etc.
  7. Le renforcement des rentrées de l’Etat avec un système d’impôts ou les plus forts portent le poids le plus lourd.
  8. Le renforcement de l’économie congolaise en produisant d’abord pour le marché intérieur de l’alimentation sans oublier la manufacture, en visant une exportation plus grande que l’importation.
  9. La mise au travail de la jeunesse et du reste de la population travailleuse par la redynamisation du service national, par la création des coopératives ou de syndicats de producteurs.
  10. La priorité à une coopération économique avec les autres pays du sud (dans la région, le continent et avec les économies émergentes comme la Chine, le Brésil, l’Inde, la Russie, la médecine avec Cuba, la technologie avec la Corée et une coopération avec Venezuela dans le domaine de l’exploitation du pétrole ;
  11. La coopération avec tous les gouvernements, instances internationales et sociétés étrangères selon les principes de gagnant-gagnant et d’égalité entre les partenaires.
  12. L’introduction d’une loi favorisant la création de comités populaires, dont peuvent faire partie tous les habitants vivant dans les quartiers, communes ou territoires concernés (voir le projet électoral sur la démocratie directe) ;
  13. L’introduction d’une loi qui prévoit la possibilité pour des comités populaires de communes, de villages et de quartiers d’introduire des projets, afin d’être subsidiés, créant des infrastructures, ou d’autres initiatives qui répondent à des problèmes pressants de la vie quotidienne ainsi que la création d’un véritable fonds pour la réalisation de ces projets des comités populaires ;
  14. L’abolition des privilèges dont des élus n’ont aucunement besoin pour fonctionner comme serviteur du peuple
  15. L’introduction d’une loi d’orientation agricole pour permettre à notre peuple et au gouvernement de se lancer dans ce domaine afin d’éradiquer la famine.

Sur la campagne électorale à  laquelle  participera le PCCO

La Pros. : Parlons des élections maintenant, pour qui voter à la présidence ?

 

SBI : Il faudra voir quels seront les candidats qui se présenteront en juillet ou août pour l’élection présidentielle. Un patriote capable de continuer l’œuvre que PE LUMUMBA, P. Mulele  et LD.  KABILA.

Un homme capable de maintenir l’unité de la RDC aussi. Pas des gens qui ont mobilisé 100 milliards des dollars américains des impérialistes avec objectif de vendre encore une fois le pays. Nous ne pouvons que constater que ceux qui se placent aujourd’hui dans le camp de l’opposition à Joseph KABILA veulent aider à pérenniser le néocolonialisme. Toutes les messes des opposants à l’étranger reflètent cette volonté de mettre la RDC sous tutelle des occidentaux et des USA. Cette politique sera combattue avec force. Personne n’a le droit de vendre ce pays, ni hypothéqué notre indépendance.

Le PCCO se ralliera donc,  au camp des forces constructives autour de Joseph KABILA KABANGE.

Nous disons : il ne faut pas se faire des illusions. L’impérialisme et les forces réactionnaires feront tout pour empêcher un saut qualitatif en avant pour le peuple congolais et les forces constructives. Ils vont vouloir anéantir les résultats de la politique du gouvernement formé sous la direction de Joseph KABILA. Les cinq chantiers, les revisitassions des contrats miniers, le nouveau code minier, le contrat chinois, l’unification du pays, l’échec de la politique de chantage du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, l’arrêt de la mise sous tutelle de l’Etat congolais, la construction de l’appareil judiciaire avec la formation de la cours constitutionnelle, la consolidation des FARDC avec les centres de formation et l’académie militaire, la création de 26 provinces, etc… Tout cela sera anéanti et remplacé par la balkanisation du pays et des mécanismes de tutelle et des instruments d’asservissement aux impérialistes.

 

La Pros. : Mais souvent,  on dit qu’il faut des solutions politiques et qu’il faut un gouvernement d’union nationale, qu’en pensez-vous ?

 

SBI : A quoi bon alors d’organiser des élections ? Non, je pense qu’Il faut se poser la question, quels sont les candidats et les partis qui veulent renouer avec la politique servile envers l’Occident dont notre pays  a souffert depuis le renversement du gouvernement de Patrice Lumumba,                le 14 septembre 1960.

Ainsi,  pensent-ils  pouvoir regagner leur paradis perdu ou trouver le paradis auquel ils aspiraient quand ils vivaient en ami et allié avec le dictateur Mobutu. Se placer dans le camp de l’opposition à Joseph KABILA,  veut dire aider à pérenniser le néo-colonialisme et aider à bloquer le processus de modernisation défini dans les 5 chantiers. Nous sommes très contents que nos camarades du PALU ont refusé de signer des alliances avec ces gens car cela aurait été synonyme de cracher sur la tombe de Lumumba que nous                ne voyons pas.

Avant la naissance du Christ, le diable existait comme une force, mais une force de destruction. A l’ère du Christ, le diable l’avait abordé par lui donner les biens matériels, l’honneur et la gloire, mais Jésus-Christ ne voulait pas l’offre car il savait qu’en mélangeant son ministère avec celui du diable, le monde n’allait pas connaître sa puissance et sa gloire. Il avait laissé le diable dans l’opposition. Jamais un gouvernement d’union nationale où les forces du bien avec les forces du mal pourra gérer la société et aller vers la paix et le progrès. Qui pouvait croire au Christ si le diable était dans son ministère?

Si nous connaissons le Christ parce que son ministère est en opposition avec celui du diable. Si le Christ comme Dieu n’avait pas accepté un gouvernement d’union nationale, car ce serait impossible d’agir efficacement avec les forces du mal. Comment un leader avec une idéologie de changement peut réussir lorsqu’il héberge dans son système les forces du mal ? Voilà pourquoi les chantiers n’ont point de lucidité en RDC. L’infiltration des agents de l’impérialisme, les collabos, les pions, les mobutistes ont sérieusement saboté le programme des cinq chantiers et la révolution de la modernité. Nous allons expliquer cela clairement dans notre campagne.

 

La Pros. : Que vont faire les élus communistes au Parlement ?

 

SBI : Le PCCO déposera des listes de candidats pour les élections parlementaires et communales. La base des élus communistes sont leurs électeurs. Un élu communiste sera en contact permanent avec ses électeurs. Il participera à la lutte de ces électeurs pour la réalisation de projets concrets. Il leur demandera leur conseil et leurs suggestions. Il leur soumettra aussi régulièrement ses interventions et ses réalisations.

 

Au parlement ou ailleurs, les élus communistes se battront avec un sens de responsabilité et de réalisme en tenant compte des rapports de forces pour la réalisation du programme du PCCO. Ils emploient aussi la tribune politique pour défendre la cause du peuple, du pays et du PCCO.

 

Un élu communiste est avant tout membre du Parti. Il est actif dans les structures du Parti et prends part aux réunions des structures dont il est membre.

 

Un séminaire politique est envisagé avec nos candidats afin de parler le même langage dans toute l’étendue du pays.

 

Enfin, un élu communiste est un homme incorruptible. Il versera une partie de ses revenus au PCCO et une autre partie aux projets de ses électeurs. Il retiendra pour lui et sa famille ce qui est nécessaire pour vivre convenablement et être en état de bien fonctionner comme homme politique au service du peuple.

 

La Pros.: Pour qui voter dans les endroits où il n’y a pas de candidat communiste ?

 

SBI : Le PCCO est parti du type nouveau. Il n’existe que depuis septembre 2010. Nous ne serons  probablement pas en état de déposer des listes dans toutes les provinces à travers tout le pays. Est-ce que cela veut dire que nous ne trouvons pas important qui sera élu à ces endroits ? Non !            Le vrai enjeu de ces élections consiste justement à changer le Parlement et en finir avec les parlementaires qui font partie de la bourgeoisie compradore,              le premier obstacle au progrès de notre pays (l’impérialisme).

Le PCCO appelle tous les patriotes congolais à voter pour des candidats du Front Uni des Patriotes (FUPA) qui ont prouvé dans les faits,  qu’ils veulent se mettre réellement au service du peuple congolais.

Des candidats qui ont réellement appuyé d’une façon constructive la politique de Joseph KABILA dans la vision de la modernisation de notre société. Bien que cette vision soit  ternie par l’action des infiltrés, nous allons expliquer au peuple clairement lors de notre campagne.

 

La Pros. : Quelles sont les tâches des communistes à la base, dans                      les communes et les territoires ?

 

SBI : Les communistes à la base font partie de                leurs groupes de base ou des structures locales ou régionales ou nationales  du PCCO.

 

Ils défendent la position de leur parti et prennent part aux campagnes lancées par la direction nationale ou provinciale du PCCO, la deuxième tâche des communistes à la base c’est de contribuer à création du pouvoir populaire dans le quartier, commune ou territoire où ils vivent.

 

La Pros. : Quel est l’objectif final du PCCO et votre mot de la fin ?

 

SBI : L’objet final du PCCO c’est la lutte pour une société sans exploitation de l’homme par l’homme. Pour réaliser l’objectif d’un monde sans exploitation de l’homme par l’homme, il faut que les moyens de production soient bien développés à travers le monde entier dans tous les pays. Et que dans tous les pays dans le monde, c’est le peuple qui soit au pouvoir et pas les classes exploiteuses. Cette lutte du communisme est une lutte de longue haleine qui s’étale sur toute une période historique. Elle n’existe que depuis un siècle et demi la lutte pour le communisme est une lutte basée sur la solidarité internationale entre les travailleurs de tous les pays.

 

Le capitalisme s’est battu depuis la moitié de 16e siècle pour créer le monde cruel et injuste d’aujourd’hui. C’est-à-dire,  plus de 4 siècles. Or, dans leur lutte pour atteindre leur objectif final, les communistes contribuent déjà immédiatement à l’évolution vers le progrès, un monde plus juste ou la majorité du peuple voit améliorer son sort.

 

Les travailleurs n’ont que leurs chaînes à perdre. Ils ont un monde à gagner.

 

Travailleurs de la RDC, de la ville et de la campagne, unissons-nous ! Travailleurs du monde entier unissons-nous ! Nous gagnerons la bataille.

La patrie ou la mort, nous vaincrons !

 

 

Propos recueillis par LPM @Laprosperiteonline.net

AMMAFRICA WORLD

 


22/06/2018
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RDC: L'ESCROQUERIE POLITIQUE DE LUGI GIZENGA DE PALU CONTRE LE PARTI MNC/ LUMUMBA!

ABAS L'OBSCURANTISME POLITIQUE EN RDC! ÇA SUFFIT!

 

Quand un "allié" se reclame être un rassembleur de tous pendant que la réalité prouve son contraire, la sorcellerie africaine est à l'oeuvre...nul doute! Et quand l'honnêteté politique fait défaut au Congo de Lumumba, Il y a un moment de se poser la question sur l'avenir de la classe politique congolaise! 

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Pourquoi maintenir l'obscurantisme dans cette nation? Pour qui travaille-t-on? Pour la cause nationale en tenant compte de sa diversité? ou en excluant les autres? .

 

Par l'hégémonie culturelle et raciale, les colons ont pillé l'Afrique de fond en comble sans retenue tout en leur privant de leur vraie histoire dont de nos jours, nous ne cessons de découvrir la vérité sur l'Afrique, et les valets de l'impérialisme en font autant face à leurs frères lorsqu'ils véhiculent des mensonges privant ainsi à leur peuple le droit à la vérité de l'histoire! C'est un péché punissable!

L'obscurantisme désigne, de manière péjorative, une attitude, une opinion ou une doctrine, considérée comme rétrograde, opposée à la diffusion des connaissances, de l'instruction et de la culture, ainsi qu'au progrès de la raison dans les domaines de la science, de la morale et de la vie quotidienne, en particulier. Bref, l’obscurantisme est une attitude d'opposition à la diffusion du savoir, dans n'importe quel domaine.

(Photo  prise par le Top Congo

 

Nous sommes tombés de nues à l'écoute des propos tenus d'un homme politique, membre de la majorité présidentielle du parti Lumumbiste "unifié" (PALU) en personne de monsieur LUGI GIZENGA!

 

Dans son interview récente sur "Top Congo", l'homme a tenu des propos abracadabrantesques prétendant que le parti national Congolais en sigle "MNC/L" serait fondu dans leur PALU. Une absurde argumentation qui frise une escroquerie de mauvais goût, pendant qu'il le sait fort bien que le parti MNC/L a toujours son siège à Kasa-Vubu/Oswe et non dans leur propre siège du PALU!

Comment peut-on écraser les autres et se croire réussir dans votre carrière politique tout en usant la malhonnêteté politique? . Nous condamnons avec la dernière énergie cette politique malhonête qui devient comme une devise de la classe politique actuelle et ceux de l'exterieur! Trompant non seulement l'opinion nationale, les médias congolais qui ne se se forcent pas de bouger partout pour se renseigner, et la radio "TOP CONGO"  qui se laisse berner devant la face du monde! Une telle escroquerie ne mérite qu'un droit de replique d'un des répresentants de MNC/L au même micro du journaliste de Top Congo afin d'éclairer la lanterne de l'opinion Congolaise soucieuse de savoir la vraie version sur ce qu'est devenu le "MNC/L" de notre héros national Congolais! 

 

D'ailleurs n'est-ce pas là une belle occasion pour ce parti de sortir un peu de leur prison de l'oubli pour recadrer un peu ceux qui usent de la malhonnêteté et le nom de Lumumba, devenant pour certains un tremplin politique?. Vous devriez avoir honte lorsqu'on se faufile malhonnêtement à ce genre de jeux! La RDC n'a plus besoin de cette sorte  d'hypocrisie sorcellerique qui consiste à véhiculer et à ne maintenir que "l'obscurantisme politique" depuis la chute du premier gouvernement Lumumba et jusqu'à ces jours!

 

REPLIQUE DE L'UN DES  NATIONALISTES AU FORUM DE DISCUSSION WHATSAPP:"EN TOUT.......EN TOUT CAS"!

Echange Whatsapp: Pour le droit à la vérité de l'histoire!

Lugi Gizenga dit que le MNC/L est fondu dans le PALU... En tout cas!!!!

 

Depuis quand ?. Le Président du MNC/L, Gbenye Christophe qui avait remplacé Lumumba à la tête du parti après son assassinat au Katanga en 1961, est mort à Kinshasa en étant toujours le Président du parti MNC/L, et pas en tant que Vice-président ou bien plutôt l'un des membres du PALU. Car, le MNC/L existe toujours légalement à Kinshasa la capitale.

 

Le PALU est créé par Antoine Gizenga à sa libération de la prison de Bulabemba par le gouvernement de Moise Tshombe en 1964 et est fondé le 22 août 1964 à Kinshasa ex-Léopoldville. Il regroupe le P.S.A,(parti solidaire africain),  le Luka, l' U.P.B, le PNCP, le MPUA, l'UNIBAT et les Notables.  Les membres de ces partis sont : Antoine Gizenga, André Péripétie Jean Pierre Mukonkole , Bruno Binyanga , Pierre Mombele , Yvon Mabanda et Auguste Mabika Kalanda. C'est très clair, que le M.N.C/L n' était pas associé et Il ne fait pas partie de PALU.

 

Luigi Gizenga fait de l'escroquerie politique!!!!

 

Tshombe avait libéré Gizenga et les autres membres des partis politiques alliés à MNC/L, dont les dirigeants étaient en lutte armée contre le gouvernement néo-colonialiste de Léopoldville, autour du CNL ( Conseil National de Libération). L'objective de la libération de Gizenga par Tshombe était d'amadouer les Lumumbistes qui étaient en guerre, pour qu'ils acceptent de négocier avec Tshombe, dans le but d'abandonner la guerre pour former un gouvernement d'union nationale, la où le feu Christophe Gbenye aurait assumé le poste du vice-premier ministre. Ce qui avait été réjeté par le CNL qui à l'époque tenait sa conférence en Egypte (au Caire), dans le but de ré-organiser le mieux encore sa lutte armée après l'intervention militaire des Para-comandos Belge, des mercenaires recrutés par Tshombe et ses gendarmes katangais venant de l'Angola, sous le label de Dragon rouge.

 

En arrivant au Caire en Egypte, Gizenga avait refusé de rejoindre le CNL et il avait proposé la création de PANALU, devenu après PALU. Ce qui avait été réjeté par les membres du CNL , voire même par les dirigeants de son propre parti politique, le PSA, qui étaient aussi membres du CNL, a l'instar du feu Gabriel Yumbu et des autres. Et comment donc Mr. Lugi Gizenga peut-il faussement oser affirmer que les MNC/L et les autres partis politiques alliés à Lumumba en 1960 sont tous fondu dans le PALU ? Est ce qu'il est normal, en tant qu'intellectuel ???...

 

 

 

 

A.S

La redaction

AMMAFRICA WORLD


24/05/2018
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Place Lumumba à Bruxelles: Une étape importante vient d'être franchi!

PLACE LUMUMBA A BRUXELLES: QUE NOUS VAUT CETTE PLACE FACE A SON COMBAT  SUR LEQUEL IL A COMBATTU? :

Une étape vient d'être franchi: "L'histoire commence-t-elle à dire son MOT?"...

 
Après avoir mis de notre temps pour examiner le chemin parcouru de tous les activistes pour aboutir enfin, à cette fameuse place qui va désormais faire revivre la mémoire de celui pour qui, l'obscurantisme politico-historique s'est maintenu dans ce pays au coeur de l'Afrique et que nous saluons la bravoure de toutes les associations militantes pour cette place, le Congo de demain ne vous oubliera pas; mais nous avons découvert avec grand étonnement l'opposition farouche d'un membre du parti "MR" en personne de Mme la Bourgmestre Dominique DUFOURNY
 
Cette bonne dame sur qui je la qualifie d'une autre "sorcière bien-aimée" après Hillary Clinton, en même temps nous constatons sa défaite cuisante face à l'inauguration de cette place, elle doit s'en mordre le doigt actuellement et si, par hasard elle se trouve encore être la bourgmestre de la ville d'Ixelles, pardon Madame, respectez vos propres paroles svp! A présent qu'une place sera définitivement dédiée à l'héros national Congolais, ne devriez vous pas démissionner de votre poste pour au moins garder votre dignité?. Mais si vous ne le pouvez, avouez-le Mme qu'un "mort" vous a vaincu! A plus forte raison les "(sur)vivants"?...Vive la place Lumumba à Bruxelles!
 
TETITATUTIS!
(Het is tijd dat het uit is= Il est temps que ça soit fini).
 
Voir l'article en cliquant ce lien ci-dessous démontrant l'opposition farouche de la bourgmestre d'Ixelles contre une place en hommage de Patrice Lumumba à Bruxelles!
 
Lien : http://actio-in-distand.lumumba.be/
 
 
Vous pouvez beau écraser une personne, la salir, lui inventer des histoires autour de sa personne, lui étouffer, lui injurier et le traiter de tous les noms,essayer même d'étouffer sa vraie histoire pour nous présenter une fausse personnalité, véhiculer de l'obscurantisme politico-historique pour maintenir son peuple dans l'obscurité profonde, la vérité elle, elle n'a qu'un seul objectif: TRIOMPHER! Et cela coûte que coûte!
 
 
Aujourd'hui, le pays qui a osé par sa presse dire que LUMUMBA serait un "SATAN", se voit de nos jours être obligé de l'honorer par une place dédiée en sa mémoire! Et que dire de la défaite de Mme la bourgmestre Dominique DUFOURNY?. Si déjà un "mort" commence à vous vaincre vous qui êtes vivante, arriveriez vous à vaincre ses "(sur)vivants"?. L'histoire commence à dire son mot...
 
Mais cette place dédiée, ne deviendrait-elle pas un lieu de pèlerinage où les refléxions des analystes politique épris de paix et de justice, combattant les inégalités s'y afflueront?. WAIT AND SEE! 
 
Ainsi, à partir de l'instant où cette place sera inaugurée, plus rien ne sera comme avant au Kongo de LUMUMBA! Car son combat en dépit de tout demeure toujours d'actualité!
 
PS: Cette place deviendra pour NOUS autres qui honorons valablement sa mémoire, un rappel historique où les coupables devront s'en mordre désormais les doigts ainsi que ses détracteurs et détractrices à l'image de Mme DUFOURNY!
 
Au final, Que nous vaut une place Lumumba à Bruxelles à la place d'une  vraie JUSTICE?!
 
Bien que est un pas vers l'avant, mais c'est vraiment insignifiant, surtout si l'on considère les dégâts causés dans l'avenir de la classe politique Congolaise, qui, de nos jours, laissent des séquelles dans la mentalité des politiciens actuels, qui, pour eux, réussir en politique, signifie donc défiler vers Bruxelles (Genval)! 
 
Que nous vaut réellement une place Lumumba à Bruxelles si la raison de son combat demeure la même jusqu'à nos jours?. 
 
Inaugurer une place en guise de sa mémoire ne signifierait-elle pas qu'on a reconnu sa culpabilité dans son assassinat? et que seule la réparation juste pourrait résoudre biens de choses?. 
Nous continuons à reclamer la vraie Justice Pour LUMUMBA et pour le Congo démocratique qui peine encore à s'affranchir du joug du néocolonialisme, le vrai combat de Patrice Emery Lumumba! 
 
 
Vive la mémoire de Patrice LUMUMBA! 
Vive le Congo démocratique! 
Vive l'Afrique! 
 
 
 
La Redaction
AMMAFRICA WORLD 

16/05/2018
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RDC: La Fin d'une Aventure, alias John TSHIBANGU livrée à la justice Congolaise!

*JOHN TSHIBANGU DEVANT LA JUSTICE CONGOLAISE*: LA FIN D'UNE AVENTURE...

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Surnommé "One-man-show", l'homme a eu à habituer les réseaux sociaux de ces scénarios au goût insurrectionnel pour renverser le pouvoir en place par un coup d'État! Ce que nous n'en voulons plus dans le pays de LUMUMBA! Livré à la justice Congolaise, car se trouvant sur un terrain GLISSANT  (Tanzanie), Ammafrica interpelle la justice de lui réserver un jugement digne de son rang devant le tribunal "militaire" et ne point user d'extorsion ou lui transformer en une bête de champs dont on en voudrait dévorer tout cru!  L'homme n'est pas le seul à fuir à l'étranger! Il y en a ceux qui se cachent à l'etranger (Ouganda, Rwanda.. ). Que les voisins manifestent leur bonne fois selon les résolutions prises à Addis Abeba dans "l'accord-cadre" pour le bon voisinage dans les pays des grands Lacs! Nos regards se fixent sur la manière dont on jugera ce scénariste, et militaire de formation! RDC,  souvenez vous que même un prisonnier a droit à sa dignité humaine! La RDC, le monde vous regarde...
 
INFORMATION SUR SON ARRESTATION:
 
*John Tshibangu, ancien officier de l’armée ayant fait défection pour s’engager dans une rébellion, a été extradé à Kinshasa ce lundi février 2018 aux premières heures du matin. Il est gardé dans les locaux sécurisés des FARDC en attendant la procédure judiciaire à entamer à son encontre.*
 
*Cette extradition est le fruit d’une coopération judiciaire entre la RDC et la Tanzanie qui avait arrêté, une semaine plus tôt, le concerné lors d’un contrôle de routine à l’aéroport de Dar es Salaam. La fouille à laquelle il a été soumis a permis de découvrir sur lui passeport zambien au nom de Jordan Kabamba et un autre centrafricain au nom de Samuel Nguerefara.*
 
*De son vrai nom Dédé Mulamba, alias John Tshibangu devrait être poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment l’organisation d’un mouvement insurrectionnel en vue de renverser le pouvoir légalement établi. En effet, après avoir fui l’armée au motif d’exiger la vérité des urnes après les élections de 2011, l’intéressé a monté un mouvement armé, le Front du peuple pour le changement et la démocratie (FPCD) pour ses menées insurrectionnelles. Très récemment, soit e 18 janvier 2018, il a diffusé une vidéo de son supposé maquis dans laquelle il donnait au Président Kabila 45 jours pour quitter le pouvoir, sans quoi il allait lancer l’assaut pour le renverser.*
 
*Commandant adjoint et Chef d’état-major de la 4ième Région militaire à Kananga avant sa désertion, alias John Tshibangu traine une réputation sulfureuse au sein de la diaspora congolaise par ses pratiques d’arnaque sous prétexte de lever les fonds pour sa lutte armée. John Tshibangu, qui s’est bombardé le grade de Lieutenant Général, écume aussi des pays comme la Centrafrique, le Sud Soudan, la Zambie, la Tanzanie, l’Ouganda ou le Kenya où il s’adonne au faux monnayage et au trafic des minerais. Il entretient également une bande de mercenaires dont certains de ses lieutenants ont été récemment arrêtés en République centrafricaine, tandis que lui-même était activement recherché dans ce même pays pour association avec des mouvements rebelles locaux.*
 
*Ainsi prend fin aussi la cavale de six années, mais aussi une aventure militariste qui n’avait pas d’avenir dans le nouveau contexte de la coopération régionale qui s’est déployée comme un filet autour de ce personnage passant plus comme un desperado.
 
D’ailleurs, Kinshasa avait déjà lancé un avis de recherche auprès du gouvernement centrafricain sur le même cas de John Tshibangu sur qui pesaient des soupçons de connivence avec l’ex-Seleka, un groupe rebelle de Centrafrique, ainsi que d’autres groupuscules sud-soudanais. Certains de ses lieutenants avaient été arrêtés en Centrafrique pour les mêmes raisons avant que l’un ne s’évade!
 
VIDÉO DISCOURS ALIAS JOHN TSHIBANGU:
 
La Rédaction
AMMAFRICA WORLD

06/02/2018
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NEWS: Du nouveau pour Brussels Airlines, voyages réduits et l'Allemagne prend le commande

Du nouveau avec Brussels Airlines:Une Allemande aux manettes de Brussels Airlines

 

 

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Quinze mois après son arrivée chez Brussels Airlines en tant que responsable commerciale, Christina Foerster (46 ans) prend les commandes de la compagnie aérienne comme CEO. Elle remplace Bernard Gustin licencié ce lundi.

 

Une nouvelle ère s’ouvre pour la compagnie aérienne belge Brussels Airlines. Lufthansa, la maison-mère a décidé de confier les commandes du transporteur aérien à l’Allemande Christina Foerster (46 ans). C’est elle qui va remplacer Bernard Gustin dès le 1er avril prochain. Celui-ci s’est vu signifier son bon de sortie lundi par Lufthansa, après avoir dirigé la compagnie aérienne pendant près de 10 ans. La nouvelle patronne de Brussels Airlines n’est pas une inconnue pour les équipes.

 

"C’est un manager professionnel avec une grande ouverture d’esprit (...). Elle nous sera d’un grand soutien pour renforcer notre compétitivité", disait d’elle à l’époque Bernard Gustin.

 

Elle a rejoint le comité de direction de Brussels Airlines le 1er octobre 2016 en tant que responsable commerciale de la compagnie aérienne, en provenance de Cologne, où elle était vice-présidente du groupe aérien allemand en charge notamment du réseau. "C’est un manager professionnel avec une grande ouverture d’esprit et une vaste expérience dans le secteur du transport aérien et du tourisme. Avec ses capacités analytiques et son expérience internationale, elle nous sera d’un grand soutien pour renforcer notre compétitivité au sein d’un marché extrêmement complexe", disait d’elle à l’époque Bernard Gustin.

 

Après son diplôme d’administration des affaires à la Warton School (Université de Pennsylvanie), Christina Foerster a démarré sa carrière en 1999 comme consultante chez Boston consulting group. C’est en octobre 2002 qu’elle monte à bord de Lufthansa comme "corporate strategy manager". En 2005, elle devient responsable du développement des produits à bord des long-courriers. En 2011, elle prend en charge la responsabilité du développement stratégique de la flotte du groupe Lufthansa. En janvier 2016, elle est nommée responsable du processus "network & partner management" pour Lufthansa et ses filiales Swiss et Austrian. @LECHO.BE

 

La RDC réduit le nombre de voyages pour Brussels Airlines

 

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La redaction

AMMAFRICA WORLD


06/02/2018
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Hommage rendu aux vaillants fils du Kongo Démocratique: Patrice Lumumba et Laurent DÉSIRÉ Kabila

HOMMAGE À AUX DEUX HÉROS: LUMUMBA PATRICE EMERY ET LD. KABILA POUR LE COMBAT D'UNE NATION(RDC)....
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Deux hommes de la nation unis pour un seul et unique seul combat: "Le Nationalisme"! Mais aux parcours contraires l'un à l'autre! Rappelons quelques souvenirs de ces deux vaillants fils que l'on voudrait désormais pour l'avenir se choisir une seule date(vu le rapprochement de deux dates) pour leur rendre hommage autour de leur combat qui doit inspirer la jeunesse actuelle! Après tout, ils étaient tous des Jeunes qui, après avoir sonder l'origine politique de leur souffrance (les impérialistes coloniaux).

 

L'un mourra après l'accession à l'indépendance du 30 Juin 1960 mais une similitude avec le chiffre "3" vient déceler la persévérance de cette lutte patriotique! L'un n'aura que 3 MOIS de règne tandis que pour l'autre, il en aura 3 ANS!

 

Patrice Emery LUMUMBA:


Il n'aura que 3 MOIS* à exercer son pouvoir! Une lutte acharnée contre les puissances internationales contre le "Néocolonialisme"(domination économique) découvert lors de la Table Ronde à Bruxelles! Hélas, les conflits internes* provoqués de l'extérieur pour affaiblir sa gouvernance auront donc le dessus sur lui! Ne le dira-t-il pas lui même dans sa lettre écrite à sa bien-aimée Pauline OPANGO?:

 

LETTRE TESTAMENTAIRE DE LUMUMBA PATRICE EMERY:

 

Ma compagne chérie,

Je t’écris ces mots sans savoir s’ils te parviendront, quand ils te parviendront et si je serai en vie lorsque tu les liras. Tout au long de ma lutte pour l’indépendance de mon pays, je n’ai jamais douté un seul instant du triomphe final de la cause sacrée à laquelle mes compagnons et moi avons consacré toute notre vie. Mais ce que nous voulions pour notre pays, son droit à une vie honorable, à une dignité sans tache, à une indépendance sans restrictions, le colonialisme belge et ses alliés occidentaux – qui ont trouvé des soutiens directs et indirects, délibérés et non délibérés, parmi certains hauts fonctionnaires des Nations-Unies, cet organisme en qui nous avons placé toute notre confiance lorsque nous avons fait appel à son assistance – ne l’ont jamais voulu.

 

Ils ont corrompu certains de nos compatriotes, ils ont contribué à déformer la vérité et à souiller notre indépendance. Que pourrai je dire d’autre ? Que mort, vivant, libre ou en prison sur ordre des colonialistes, ce n’est pas ma personne qui compte. C’est le Congo, c’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir. Mais ma foi restera inébranlable. Je sais et je sens au fond de moi même que tôt ou tard mon peuple se débarrassera de tous ses ennemis intérieurs et extérieurs, qu’il se lèvera comme un seul homme pour dire non au capitalisme dégradant et honteux, et pour reprendre sa dignité sous un soleil pur.

Nous ne sommes pas seuls. L’Afrique, l’Asie et les peuples libres et libérés de tous les coins du monde se trouveront toujours aux côtés de millions de congolais qui n’abandonneront la lutte que le jour où il n’y aura plus de colonisateurs et leurs mercenaires dans notre pays. A mes enfants que je laisse, et que peut-être je ne reverrai plus, je veux qu’on dise que l’avenir du Congo est beau et qu’il attend d’eux, comme il attend de chaque Congolais, d’accomplir la tâche sacrée de la reconstruction de notre indépendance et de notre souveraineté, car sans dignité il n’y a pas de liberté, sans justice il n’y a pas de dignité, et sans indépendance il n’y a pas d’hommes libres. Ni brutalités, ni sévices, ni tortures ne m’ont jamais amené à demander la grâce, car je préfère mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays, plutôt que vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés. L’histoire dira un jour son mot, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseignera à Bruxelles, Washington, Paris ou aux Nations Unies, mais celle qu’on enseignera dans les pays affranchis du colonialisme et de ses fantoches. L’Afrique écrira sa propre histoire et elle sera au nord et au sud du Sahara une histoire de gloire et de dignité. Ne me pleure pas, ma compagne. Moi je sais que mon pays, qui souffre tant, saura défendre son indépendance et sa liberté.

 

Vive le Congo ! Vive l’Afrique !

Patrice Lumumba
*********

Pour Laurent Désiré KABILA:

 

Il aura pour son règne 3 ANS de pouvoir et mourra assassiné par des circonstances non encore "clairement" élucidés! Son combat, Ce n'était que la continuité du même combat! Mais aux méthodes contraires pour aboutir au même résultat souhaité:" La fin du Néocolonialisme" au Congo de Papa Simon KIMBANGU!

 

EXTRAIT DU DISCOURS TESTAMENTAIRE DE M'ZEE LD.KABILA:

 

La République Démocratique du Congo est un pays choisi par Dieu et le plan divin se réalisera totalement sur cette terre africaine du Congo démocratique, quelle que soient les tentatives humaines intérieures et extérieures.

 

A toutes et à tous, je souhaite mes voeux de bonheur, de prospérité et d’engagement patriotique, en vue de la libération totale de notre pays.

 

L'intégralité du discours, Cliquez ce lien:http://www.ammafricaworld.com/testament-laisse-au-peuple-congolais-par-m-zee-ld-kabila

 

QUE LEUR ENGAGEMENT DÉVOUÉ POUR LA PATRIE INSPIRE PLUSIEURS PARMI VOUS!

 

 

Paix à leurs âmes!

 

 

 

FGD
La patriote

AMMAFRICA WORLD TEAM

 

HOMÉLIE DU PASTEUR EKOFO DE CE 16 JANVIER 2018 À KINSHASA  EN DIRECT DE LA RTNC

 

 

Un culte a été organisé ce lundi 16 janvier 2018 à la cathédrale du centenaire de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) pour commémorer la mort de Laurent Désiré Kabila assassiné il y a 17 ans dans son cabinet de travail à Kinshasa. Dans son homélie, l’officiant, le Pasteur François-David Ekofo a rappelé à l’assistance le voeu de Mzee Kabila: “Ne jamais trahir le Congo”.

 

 

“Le congo nous appartient, Dieu a donné la gestion du pays aux Congolais, pas aux étrangers et c’est devant Dieu que les congolais rendront compte. Dieu nous a donné beaucoup de richesses, il nous jugera sur base de ce qu’il nous a donné”, a-t-il dit.

 

 

Le Pasteur a par l’occasion appelé les autorités à travailler pour l’intérêt de tous tel que prôné par Laurent-Désiré Kabila et à instaurer la justice et l’Etat de droit dans le pays.

 

 

“L’Etat Congolais n’existe pas. Nous devons léguer à nos enfants un pays de droit où tous les hommes sont égaux, tout le monde doit être traité sur un même pied d’égalité par la justice quelque soit son rang. Préservons notre cher pays selon la volonté M’zee, surtout ne perdons pas même un centimètre de notre pays”.

 

Plusieurs personnalités politiques ont pris part au culte de requiem dont le président de l’Assemblée nationale qui a représenté le Chef de l’Etat, le premier ministre, l’épouse de Joseph Kabila et ses enfants, mais aussi la famille de Mzee Kabila.

 

Le Pasteur Ekofo a enfin plaidé pour le développement des infrastructures de la RDC à l’instar d’autres pays du monde.

 

“Quand on parcours l’Afrique, il y a des routes qui permettent aux gens de circuler librement mais c’est seulement en arrivant à la frontière de la RDC qu’on remarque qu’il n’y a pas de route. Que ce soit du côté Nord ou Sud, c’est la même chose. Pourtant la libre circulation des personnes et des biens pourra permettre aux Congolais de se connaitre davantage et d’apprendre à cohabiter. La libre circulation permet aussi de consolider l’unité nationale”, a conclu le Pasteur François David Ekofo.

 

QUE YAH ASSISTE LE KONGO CENTRAL

 

AMMAFRICA WORLD

 


16/01/2018
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Devoir de mémoire RDC : Le Manifeste de la N'sele

Le Manifeste de la N'sele: 

Mobutu, espoir des Congolais devenu paria..

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Mobutu a régné sur le Congo pendant près de 32 ans de manière officielle, de 1965 à 1997. On peut même évoquer un règne de 37 ans, de 1960 à 1997. Le Congo accède à l’indépendance le 30 juin 1960, devient la République fédérale du Congo en 1961, puis République démocratique du Congo en 1964. En 1967, deux ans après sa prise de pouvoir officielle, Mobutu renomme le pays Congo-Kinshasa, puis République du Zaïre en 1971, quand le dictateur met en place la Zaïrianisation du pays.

 

Cette doctrine s’inscrit dans la volonté du chef de l’Etat d’unir le pays, véritable puzzle ethnique, en révélant son identité et ses traditions. Cette doctrine va de pair avec l’idéologie de l’Authenticité présentée la même année. Le règne de Mobutu n’a pas toujours été condamné comme il l’est aujourd’hui, puisque le régime du militaire s’enregistrait parfaitement dans le contexte de Guerre froide. Grand allié du bloc occidental, proche de la Belgique, des Etats-Unis, de la France, Mobutu a pourtant gouverné son pays à coups de corruption, de pillages des richesses, de crimes sanglants et de projets pharaoniques. La gestion du pays et son abandon conduiront à la chute du dictateur en 1997.

Prise du pouvoir de Mobutu

Les débuts de Mobutu et l’indépendance

A Bruxelles pour l’Exposition universelle de 1958, Mobutu, militaire de formation reconverti en journaliste, rencontre les figures de proue du nationalisme congolais, et commence à montrer ses opinions politiques, sous l’influence de Patrice Lumumba. Ce dernier fonde le Mouvement national congolais (MNC) en octobre 1958, parti nationaliste prônant l’indépendance, les libertés fondamentales et l’unité nationale. Mobutu y adhère dès le mois de décembre. Après des émeutes faisant 47 morts et 241 blessés du côté congolais  début janvier 1959, le roi belge Baudoin promet l’indépendance, mais aucun calendrier n’est annoncé. En janvier 1960, les ténors congolais, dont Patrice Lumumba, sont à Bruxelles pour négocier l’indépendance, qui est fixée au 30 juin 1960. Mobutu n’était pas présent à la table des négociations, mais jouait en coulisses. C’est là qu’il rencontre Larry Devlin, chef de poste de la CIA au Congo.

 

Avant l’indépendance, les partis nationalistes gagnent. Lumumba, Premier ministre et ministre de la défense (poste qu’il refuse à Mobutu), fonde un gouvernement hétérogène le 24 juin 1960, puis le Parlement élit Kasa-Vubu Président. Mobutu est secrétaire d’état à la présidence du conseil. L’indépendance a lieu le 30 juin 1960 en présence du roi belge Baudoin, du président Kasa-Vubu et de Lumumba.

 

La prise de pouvoir de Mobutu

 

L’insouciance de l’indépendance ne dure que quatre jours. Le 4 juillet, des soldats de la Force publique, fatigués, frustrés, refusent d’obéir. La mutinerie gagne l’ensemble du pays. Le 8 juillet, le Conseil des ministres décide d’africaniser la Force publique, rebaptisée Armée nationale congolaise (ANC). Mobutu devient chef d’Etat-Major, numéro deux de l’armée. Mais le 11 juillet, Moïse Tshombe, président du gouvernement provincial, proclame l’indépendance du Katanga avec l’appui d’officiers et de conseillers belges. Le 13 juillet, des para-commandos belges s’emparent de l’aéroport de Léopoldville, le Congo rompt ses relations avec la Belgique et prend contact avec l’URSS : le Congo devient un nouveau front de la Guerre froide, et l’Occident voit Lumumba comme un communiste. En août, la répression de la sécession du Sud-Kasaï conduit au massacre de centaines de civils, et Lumumba passe aux yeux du monde pour le principal responsable de ces crimes.

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Provinces congolaises. Source : Wikimedia Commons

Le 5 septembre, le président Kasa-Vubu annonce révoquer Lumumba, et ce dernier destitue à son tour Kasa-Vubu. En réponse, Mobutu, après avoir obtenu l’aval des Etats-Unis par l’intermédiaire de Larry Devlin, annonce le 14 septembre que l’armée a neutralisé Kasa-Vubu et Lumumba. Le 14 septembre est donc le premier coup d’état de Mobutu, qui dira ensuite “Je n’ai pas pris le pouvoir. Quel pouvoir ? Il n’y en avait plus”. Même si Mobutu n’est alors ni Président, puisque Kasa-Vubu le reste, ni Premier ministre, Larry Devlin disait “Tout le monde savait que Mobutu était le pouvoir caché du gouvernement”.

 

Lumumba, assigné à résidence, est réduit au silence, exilé politique dans son propre pays. Le 28 novembre 1960, il s’échappe de sa résidence, mais est capturé le 2 décembre et exécuté le 17 janvier 1961. Sa mort est restée secrète pendant près d’un mois, avant qu’on annonce qu’il a été tué par des villageois après s’être évadé de détention. Mobutu n’a jamais assumé la moindre responsabilité morale dans ce meurtre.

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Patrice Lumumba à Bruxelles, le 26 janvier 1960 pendant les négociations pour l’indépendance du Congo. Source : Nationaal Archief Fotocollectie

 

Il reste alors deux adversaires à Mobutu : le premier est Moïse Tshombe au Katanga. Il continue la rébellion et appelle les Katangais à continuer à résister. La sécession se termine le 14 janvier 1963 après deux ans et demi. Tshombe s’exile et reviendra un an plus tard, appelé par Mobutu pour vaincre le deuxième adversaire de Mobutu, Pierre Mulele. Cet ancien ministre de l’Education sous Lumumba s’est battu au Kwilu pour l’indépendance de cette région avant la prise de pouvoir définitive de Mobutu en 1965, et qui se soldera pas la mort de près d’un million d’opposants.

La gloire de Mobutu

Consolidation du pouvoir de Mobutu

Comme en 1960 entre Kasa-Vubu et Lumumba, novembre 1965 est marqué par un contexte de querelles politiques entre le président Kasa-Vubu et Tshombe. Le 25 novembre 1965 à 5h30, Mobutu annonce la destitution de Kasa-Vubu. Mobutu le remplace, et dit : “Il ne s’agit pas d’un coup d’Etat militaire”, déclarant que l’armée n’avait pas le choix, que la seule solution était la prise du pouvoir pendant cinq ans pour “reconstruire ce qui avait été détruit en cinq ans”. Mobutu transforme le pays en dictature :

  • Il se dote dès novembre de pouvoirs spéciaux,
  • En décembre, les partis politiques sont supprimés, la compétence des tribunaux militaires est élargie.
  • Le 23 mars 1966, Mobutu s’attribue le pouvoir législatif, puis propose que le président de la République soit élu au suffrage universel. Le Parlement ne joue plus aucun rôle.

Sur le plan économique, dès la première décennie de son règne, Mobutu met en avant le nationalisme. Par exemple, en 1967 il nationalise l’Union minière du Haut-Katanga, qui représente 50 % des revenus de l’Etat, 70 % de ses entrées de devises, et fait vivre 100 000 personnes. Ces politiques de nationalisation vont de pair avec la politique de zaïrianisation et d’authenticité présentée à la même époque par Mobutu.

 

Sur le plan étatique, Mobutu est un centralisateur : il redessine le pays en douce provinces et les prive de toute autonomie. Le 24 juin 1967, la nouvelle constitution proclame le bipartisme : “Il ne peut être créé plus de deux partis dans la République”, à savoir le Mouvement Pour la Révolution (MPR) et … personne, puisque personne n’ose s’opposer à Mobutu. Le bipartisme sera finalement rayé de la Constitution en 1970. D’autres changements sont aussi à noter :

  • Les syndicats perdent toute autonomie,
  • Les fédérations de jeunesse et d’étudiants sont toutes regroupées au sein de la Jeunesse du MPR,
  • Le droit de grève est suspendu.

Le règne de Mobutu n’est pas seulement dictatorial, il est aussi sanglant et pervers. Un exemple de ce règne sanglant est le sort réservé à Pierre Mulele. En 1968, Mobutu, qui avait proclamé l’amnistie cette même-année, la lui refuse. Mulele est torturé le 2 octobre 1968 publiquement, mais son assassinat reste secret. Mobutu fait croire à un jugement comme criminel de guerre, et Mulele est condamné à mort le 8 octobre. Officiellement, Pierre Mulele est mort le 9 octobre. Pierre Mulele devient alors un martyr du régime de Mobutu, déterminé à éliminer ses opposants, peu importe les moyens employés.

 

Sur le plan international, Mobutu entretient d’étroits liens avec les puissances occidentales. Les Etats-Unis sont un allié de taille depuis la première heure, d’abord par l’intermédiaire de la CIA et de Larry Devlin, puis de manière officielle dès 1963 quand Kennedy reçoit Mobutu. Le Congo, puis le Zaïre de Mobutu, a toujours été un allié des Etats-Unis dans ce contexte de guerre, puisqu’il représentait un front, un rempart contre l’expansion du communisme sur le continent africain. En outre, la coopération entre le Congo et la Belgique n’a pas cessé après l’indépendance, et les liens entre Mobutu et la Belgique ont été volatiles mais importants sur toute la durée de son règne. Paul-Henri Spaak a octroyé une assistance technique, civile et militaire pendant l’insurrection de Mulele. Les relations se sont toutefois souvent détériorées, comme en 1967 pendant les mutineries des mercenaires de l’Armée. Mais en juin 1970, le roi belge Baudoin revient au Congo pour célébrer l’anniversaire de l’indépendance.

 

Le 1er novembre 1970, Mobutu brigue seul sa succession et obtient 10 131 699 voix contre 157. Il y a plus de bulletins en sa faveur que d’électeurs. Fort de ce score, Mobutu développe alors sa doctrine de l’authenticité et la Zaïrianisation.

 

Zaïrianisation et authenticité

 

Assez rapidement après son accession au pouvoir, Mobutu a commencé à affirmer que le processus de décolonisation ne s’arrête pas à l’indépendance formelle, et insiste notamment sur l’importance, selon lui, du nationalisme économique. Dès 1967, il rédige le « Manifeste de N’Sélé », dans lequel il évoque pour la première fois le « nationalisme congolais authentique », qui doit conduire à l’authenticité zaïroise. C’est selon Mobutu, une révolution “essentiellement pragmatique”, porté par le MPR qui devient officiellement parti unique en 1970. Pour bien comprendre cette notion d’authenticité, il faut partir d’une citation ultérieure de Mobutu : « À notre sens, l’authenticité consiste à prendre conscience de notre personnalité, de notre valeur propre, à baser notre action sur des prémices résultant des réalités nationales pour que cette action soit réellement nôtre, et partant, efficace ».

 

En effet, la notion d’authenticité part du principe que les Congolais, et plus largement les peuples colonisés, n’ont pas seulement été dominés par la force des colonisateurs, mais ont également subit une aliénation mentale, ces peuples étant dépossédés de leur culture. Ainsi, si la domination physique cesse avec le départ du colonisateur, l’aliénation mentale, elle, perdure. La solution que propose donc l’authenticité, c’est, par ce qui est appelé un « recours au passé » d’utiliser sa propre culture – donc ici la culture pré-coloniale – pour fonder toute action. En effet, les penseurs de l’authenticité, dont Mobutu n’est que l’élément le plus émergé, pensent qu’il est indispensable d’avoir recours à ce qu’ils appellent les « valeurs propres », donc les valeurs fondant leur propre culture, pour permettre un véritable développement économique et un progrès social. Il s’agit pour ces intellectuels à la fois de ne pas se renier en tant que Congolais, et de permettre le développement qui, selon eux, ne peut se faire autrement. Pour Mobutu, la politique d’authenticité avait également pour objectif de construire une unité nationale dans un pays qui en était largement dépourvu à l’indépendance, comme le montre les troubles importants qu’il a connu alors.

 

Si la notion d’authenticité est donc un peu lâche et floue, elle a toutefois eu un impact concret très important sur les Congolais et sur leur quotidien, du fait de la zaïrianisation. Ce processus, qui tire son nom de l’ancienne appellation du fleuve Congo, est voulu comme étant cette décolonisation mentale prônée par Mobutu. C’est en fait une modification du mode de vie de tout un pays, avec un double mouvement de rejet de l’héritage colonial – et des idéologies occidentales –, et de recours et redécouverte de la culture préexistante.

 

Ce processus débute dès 1966, avant même la publication du Manifeste de N’Sélé, avec l’abandon des noms coloniaux pour désigner les trois premières villes du pays, au profit d’appellations congolaises : Elisabethville, Stanleyville et Léopoldville deviennent respectivement, Lumumbashi, Kisanguani, et Kinshasa.

 

Dans le même mouvement, en 1971, le pays change de nom devenant le Zaïre, et quelques mois plus tard, les prénoms chrétiens sont interdits. Mobutu montre lui-même l’exemple, en abandonnant son ancien nom Joseph-Désiré Mobutu, pour Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, dont la traduction approximative est “guerrier tout puissant qui de conquêtes en conquêtes reste invincible”. En 1973, 1500 à 2000 entreprises et plantations détenues par des étrangers sont nationalisées, avec peu ou pas de compensations. Enfin en 1974, Mobutu fait remplacer l’enseignement de la religion par des cours sur le mobutisme et l’authenticité.

 

Cette politique de Mobutu est symbolisée par ce qu’il appelle « l’animation politique », qui touche l’intégralité des Zaïrois dans leur quotidien. L’animation politique est en effet l’ensemble des manifestations culturelles, et notamment des chants, issues des cultures traditionnelles, et respectant donc en cela la politique d’authenticité, mais adaptées pour servir de propagande au régime. Cette animation politique prend une place de plus en plus prépondérante dans la vie du pays, jusqu’au milieu des années 1980, lorsque celle-ci devient obligatoire dans toutes les organisations, y compris les entreprises privées. Partout, la journée de travail commence alors avec des chants congolais dont les paroles ont été remplacées de façon à être à la gloire de Mobutu et de la zaïrianisation.

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Mobutu, en avril 1976. Source : Wikimedia Commons

La chute de Mobutu

L’échec de la zaïrianisation

La politique d’authenticité et la zaïrianisation ont été globalement des échecs. Certes, elles ont permis l’émergence d’une véritable solidarité nationale s’ajoutant à la solidarité locale, et fait naître une véritable fierté de leur pays et de leur culture parmi les Zaïrois ou Congolais.

 

Mais pour le reste, ces politiques n’ont eu des effets positifs qu’assez mineurs, en grande partie du fait de la superficialité de leur mise en œuvre, et du fait qu’elles soient instrumentalisées. En effet, les mesures prises étaient bien souvent essentiellement rhétoriques, et la zaïrianisation a été ralentie par Mobutu dès 1974, qui est même revenu sur certaines mesures. Mais surtout, la zaïrianisation a présenté des effets pervers importants. Tout d’abord, la politique d’authenticité a été vécue comme remettant en cause son rôle par l’Eglise catholique, qui s’y est donc opposée. Ainsi, dès 1975, l’archevêque Monseigneur Bakole wa Ilunga dénonce un « colonialisme intérieur ». L’Eglise catholique a ainsi été une menace sous-jacente constante pour le régime et la principale opposition.

 

Mais de façon plus décisive, la zaïrianisation a provoqué un processus de patrimonialisation. En effet, l’un des aspects les plus marquants la politique de Mobutu est la nationalisation de centaines d’entreprises et de commerces détenus par des occidentaux. Or, Mobutu mettait ensuite à la tête de ces entreprises ses proches, des hommes politiques qu’il voulait récompenser de leur loyauté, ou des chefs locaux afin de se constituer une clientèle. C’est cela la patrimonialisation. Ainsi, ces entreprises se retrouvaient dirigées par des personnes n’ayant ni les compétences, ni l’envie de les faire fonctionner correctement. Cela a provoqué une forte instabilité économique, et une baisse des revenus de l’État. Le versement des salaires, tant dans la fonction publique que dans le domaine privé, est devenu épisodique, et ils ont dès lors été partiellement remplacé par la corruption, pratiquée partout et à tous les niveaux. Cela a eu un impact extrêmement négatif sur l’économie et sur la popularité du régime.

 

C’est de plus l’échec de la zaïrianisation qui est révélatrice de celui plus global du régime, et qui est en partie responsable de sa chute.

 

La chute de Mobutu

La maîtrise du pays par Mobutu commence à s’effriter dès le milieu des années 1970, avec la division par trois des prix du cuivre, principale exportation du pays. Mais surtout, en 1977 et 1978, les soldats de Mobutu sont défaits par une révolte des turbulents Gendarmes katangais, et le régime doit demander une intervention militaire marocaine dans le premier cas, et franco-belge dans la seconde pour survivre.

 

Mais surtout, l’exaspération d’une partie de la population commence à se faire ressentir parmi les politiques, et une dizaine de parlementaires écrivent en 1980 une lettre ouverte incendiaire au président, puis créent un parti politique clandestin. C’est la première véritable exigence de démocratisation dans un pays où la contestation était efficacement muselée.

 

En parallèle la situation économique fait exploser le montant de la dette extérieure du Zaïre, jusqu’à dépasser son PIB. Mobutu décide alors de plafonner le paiement des intérêts à 20% du budget de l’État, ce qui provoque le mécontentement de ses partenaires occidentaux, qui commençaient déjà à s’écarter du Président.

 

La situation continue alors de s’envenimer, et Mobutu est forcé et contraint d’annoncer, les larmes aux yeux, la fin du système de parti unique en 1990 et la convocation d’une Conférence nationale souveraine chargée de la transition politique, alors que chaque année, le pays connaît au moins un soulèvement dévastateur, la plupart du temps du fait de mécontentement de soldats n’étant pas payés.

Le coup final sera porté par les conséquences du génocide au Rwanda qui déstabilise l’Est du Zaïre. Une force armée menée par Joseph-Désiré Kabila se soulève dans cette zone, et parvient à gagner en ampleur jusqu’à prendre le contrôle du pays et de la capitale le 17 mai 1997. Mobutu, malade, fuit au Maroc où il meurt en septembre, marquant la fin du mobutisme et du Zaïre, le pays devenant l’actuelle République démocratique du Congo.

 

Lors de son accession au pouvoir, Mobutu a symbolisé et concrétisé l’espoir d’un retour à l’ordre suite à la période troublée de l’après indépendance. De même, sa politique d’authenticité a été vue comme un moyen de redonner aux Congolais et plus largement aux Africains une dignité qui leur avait été largement volée par la colonisation. Mais la trentaine d’années de règne de Mobutu s’est avéré être un cuisant un échec : durant ces années, le PIB par habitant du pays a été quasiment divisé par deux. Pour comparaison, il est pendant ce temps multiplié par trois au Congo-Brazzaville voisin.

 

La politique de l’authenticité, qui devait donc être le fer de lance du renouveau du pays, s’est avéré être le stigmate de l’échec de Mobutu, et le synonyme de la corruption et de l’abus de pouvoir rampant. Surtout, il est apparu clair que toutes les décisions prises par Mobutu étaient sous-tendues par le même but : renforcer son pouvoir. Ainsi notamment par exemple de la nationalisation des entreprises détenues par les étrangers, base de la zaïrianisation, et dont le véritable but semble d’avoir permis à Mobutu d’utiliser ces entreprises pour son intérêt et son pouvoir personnel.

 

Cela explique que le Mobutisme, sous l’essentiel de ses aspects, a été liquidé par Kabila devenu président, comme l’illustre l’abandon de la désignation Zaïre.

 

Lisa Verriere et Arthur Bennet

 

 

SOURCES

Jean-Pierre Langellier, Mobutu, Perrin biographie, 2017

Hélène d’Almeida-Topor, L’Afrique du 20e siècle à nos jours, Armand Collin, 4e édition, Collection U Histoire contemporaine

Thierry Michel, documentaireMobutu, Roi du Zaïre, Cinélibre, 1999

Clément Makiobo, Église catholique et mutations socio-politiques au Congo-Zaïre.La contestation du régime de Mobutu, L’Harmattan, 2004

 

 

AMMAFRICA WORLD


09/01/2018
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RDC-BANYAMULENGE: Le Combat d'une communauté minoritaire

LE COMBAT D'UNE COMMUNAUTÉ MINORITAIRE : Quand les coupables se transforment en Victimes...

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MOISE NYARUGABO un sénateur adjoint et membre de RCD/GOMA il y a de cela 1 an aux USA...

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Azarias Ruberwa et Moïse Nyarugabo ont quitté Kinshasa, fin décembre 2016, pour aller passer leurs vacances, de fin d'année, aux Etats-Unis, à côté de leurs familles, qui résident, dans ce pays, comme réfugiés. Mais, Azarias Ruberwa, qui était à Washington, a rencontré certains lobbies tutsi dans ce pays constitués en majorité de pasteurs chrétiens protestants, lesquels ont facilité, durant les dix dernières années, la réinstallation des milliers de réfugiés tutsi rwandais étiquettés banyamulenge vers les Etats-Unis à partir du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda, du Kenya et du Malawi, en leur expliquant, la situation actuelle des Banyamulenge en RDC (République démocratique du Congo), ainsi que, leur avenir dans ce pays, où une menace de leur extermination reste, toujours, réelle, d'après lui.

 

Il a profité de l'occasion pour alerter ses interlocuteurs sur la discrimination et le rejet d'après lui, auxquels les Banyamulenge sont victimes dans tout le pays, surtout, durant cette période d'enrôlement des électeurs car accusés d'être des infiltrés tutsi rwandais. Il a, aussi, profité de l'occasion, pour chercher à convaincre ses interlocuteurs américains que seule la présence de Joseph Kabila à la tête de la RDC, constitue une garantie pour la vie et la sécurité des Banyamulenge en RDC. Par la suite, Ruberwa est rentré à Kinshasa au début de cette année 2017, pour continuer à assumer ses charges ministérielles dans le gouvernement de Samy Badibanga.

 

Quant à Moïse Nyarugabo, qui était, à New York, où réside sa famille, lui est resté séjourner aux Etats-Unis poursuivant des contacts et des réunions pour l'intérêt de la communauté banyamulenge. Le 21 janvier 2017, par exemple, il a réussi à réunir, à New York, de centaines de Banyamulenge vivant aux Etats-Unis, mais aussi, certains ressortissants rwandais tutsi, qui ont participé à la réunion. L'objectif était pour lui d'expliquer à ses frères d'ethnie vivant aux Etats-Unis la situation politique actuelle en RDC et répondre à certaines de leurs préoccupations.

 

Mr Nyarugabo a rappelé à ses frères que tous les Banyamulenge de par le monde, doivent savoir que Joseph Kabila est leur frère tutsi, et que sa présence à la tête de la RDC est la garantie ultime pour leur survie et leur sécurité dans ce pays. Il les a, aussi, rassurés que Joseph Kabila ne laissera, jamais, le pouvoir en RDC car il doit se maintenir, à jamais, à la tête de la RDC comme Kagame au Rwanda et Museveni en Ouganda (notre photo), en ajoutant que les négociations en cours, à Kinshasa, sous l'égide des évêques catholiques de la CENCO, constituent une distraction, car n'ayant aucune force d'empêcher le plan, déjà, mis en place pour que Joseph Kabila conserve le pouvoir en RDC.

 

Devant plusieurs questions de l'auditoire sur cette déclaration, il a insisté que les élections ne seront, jamais, organisées en RDC car toutes les stratégies sont, déjà, mises en place pour bloquer et détruire tout ce qui pourra concourir à la tenue des élections en RDC. Il a, aussi, demandé à ses frères ethniques présents à la réunion de se mettre en tête que le jour où un RDCongolais authentique deviendra président en RDC, ça sera la fin de l'existence des Banyamulenge en RDC et leur condamnation à devenir des réfugiés perpétuels suivant la prophétie satanique de Laurent Désiré Kabila, quelques mois, avant son assassinat.

 

A une question de savoir si, lui, et Ruberwa, sont dans la majorité présidentielle ou dans l'opposition en RDC, il a répondu, à la surprise de tous, qu'ils sont, spirituellement, et, réellement, dans la majorité présidentielle aux côtés de leur frère, Joseph Kabila, et, physiquement, dans l'opposition pour distraire les RDCongolais. Il a signifié que c'est Joseph Kabila, lui-même, qui leur avait avait demandé d'afficher un tel comportement politique car étant conscient du rôle de bouclier politique que lui et Ruberwa sont en train de jouer pour le soutenir, parallèlement, au rôle de bouclier militaire et sécuritaire que les autres Tutsi congolais disséminés dans différents coins en RDC, surtout, à Kinshasa, à Lubumbashi, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, et en Ituri, sont en train de jouer de leur côté, et qui sont prêts à verser leur sang pour la pérennité du pouvoir de Joseph Kabila, à la tête de la RDC. Enfin, Moïse Nyarugabo, qui a été félicité par ses frères ethniques pour son ascension politique au poste de rapporteur-adjoint du sénat congolais, a précisé à ses frères que Joseph Kabila est comme une mine d'or pour la communauté banyamulenge en RDC, une mine d'or qui doit être protégée et soutenue jusqu'au prix du sacrifice suprême.

 

 

PS: En analysant cet article et le dossier "BANYAMULENGE", il me semble qu'il y a un sérieux problème de la Communication entre la diaspora et le gouvernement Kongolais!

La diaspora que nous sommes et l'actuel gouvernement issu de des accords Sun city, s'inquiète des postes s'occupent les éléments  du clan "BANYAMULENGE"! Il y a visiblement un probleme de communication qui fait défaut!

 

Accord+ Accord= Corps à Corps!

Ce Corps à Corps (rapprochement avec les autochtones) inquiètent les Kongolais de l'étranger! Il est plus que temps et cela pour la suite des temps et le futur du Kongo RDC, d'éclairer la lanterne du peuple afin de lui éviter d'être qualifié des "Xénophobes"! Une qualification qui ne correspond pas à la nature de ce peuple dont son hospitalité légendaire n'est plus à démontrer! La discrimination est un faux débat! Chaque attitude est souvent provoquée d'une action antérieure! Que fait-il  pour qu'on nous déteste à ce point, alors qu'on est pas les seuls étrangers vivant sur ce sol prophétique au coeur de l'Afrique?!

 

Mais quelque chose nous inquiète dans certains propos exprimés dans cet article:

 

"Mr Nyarugabo a rappelé à ses frères que tous les Banyamulenge de par le monde, doivent savoir que Joseph Kabila est leur frère tutsi, et que sa présence à la tête de la RDC est la garantie ultime pour leur survie et leur sécurité dans ce pays"!

 

KABILA est-il TUTSI? Qui est donc le Père et la Mère pour déterminer ce dossier mystère autour de l'identité d'un chef qui a déjà consommé ses deux mandats.

 

En attendant, Les BANYAMULENGE devraient arrêter de jouer à la victimisation! Posons nous des vraies questions sur ce rejet des autochtones contre une minorité!

 

POUR NE PLUS VIVRE DANS LA CONFUSION, NOUS VOULONS DES EXPLICATIONS SUR CE DOSSIER!! Ammafrica.

 

 

@ Afrique- éducation par Gustave Kabasu et la réflexion de FGD.


05/01/2018
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(VIDEO) Complot contre la province de l'Equateur face à l'eviction du gouverneur Tony Cassius BOLAMBA!

Complot Satanique contre la province de l'Equateur:

"L'éviction du gouverneur Tony Cassius Bolamba, manoeuvre dilatoire pour empêcher le progrès de cette riche province!"

La république démocratique du Congo traverse en ce moment précis, une période transitoire pouvant engager l'avenir qui se veut désormais meilleur sur toute l'étendue de territoire Congolais et cela même si les ennemis de la Paix et de la reconstruction en disent le contraire!

 

Nous sommes surpris de voir que la province de l'Equateur, qui, pour une fois dans son histoire, a eu la chance de tomber sur l'un de ses fils originaires en personne de gouverneur Tony Bolamba  dont son sens de dévouement à sa province, sa vision claire de reconstruire la province, son esprit de travail et sa persévérance ne sont plus à démontrer!

 

Rassurer que les ténèbres ne régneront pas à toujours, la province a vu sa transformation dès lors que ce brave fils du pays a été nommé sur la tête de cette riche province! Oui, la province de l'Equateur est autant riche que toutes les autres provinces de la nation mais ne se construit pas comme il se doit.  Le travail de gouverneur Tony Cassius Bolamba est approuvé par la population de l'équateur ainsi que certains regards neutres que nous sommes.

 

Ammafrica world condamne son éviction qui frise du complot contre cette province qui peine à se moderniser et dénonce les machinations Sataniques de ceux qui ont servi à l'évincer de son poste en avançant des arguments farfelus qui ne tiennent compte de la réalité ni des choses qui lui sont reprochées! L'Equateur a eu son leader, aussi jeune que passionné de sa province, pourquoi alors pendant une période transitoire, devrait-on le mettre à l'écart pour placer des individus dont les seules ambitions sont de se servir de l'argent de contribuables?. Voilà pourquoi nous condamnons avec la dernière énergie l'éviction frisant du Satanisme du gouverneur Tony Cassius Bolamba, et nous interpellons le bon sens du gouvernement pour revoir cette décision qui ne frise pas autre chose que du complot contre la province de l'Equateur!

 

PS:Bien que nous confirmons sa richesse, certains en ont fait des enquêtes sur la pauvreté de sa population et sa condition déplorable depuis la nuit des temps! Veillez lire en entier l'intégralité de cette enquête en cliquant ce lien ci-dessous:

 

LIEN: Province de l'Equateur et sa condition de vie

 

 

Vidéo analyse par Mama Feza La Grâce Divine (FGD)

 

 

La redaction

AMMAFRICA WORLD


14/09/2017
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KINSHASA:Message de son Eminence Papa Simon Kimbangu Kiangani à la Nation

Message de son Eminence Papa Simon Kimbangu Kiangani à la Nation

(Version Lingala)

 
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Kimbanguisme oyeee
Nkamba oyee
Kinshasa oyeee
e wunuee, e mbaziii, bilumbu bia kulueee, yangalalaaa
esengo to esengo teee, kiese vo ka kiese kue, nsai vo ka nsai kue
 
Na kombo ya Tata, Muana pe Tata Molimo Santu
 
toyebi ke mukolo ya yenga tolalisaki makambu, tangu ekoki bien ekoki te ? (ekokiieeee) oyo tolalisaki mukolo ya yenga elingi koloba ete temoin ya mutu ezali ye Nzambe, temoin ya Nzambe ezali mutu. Ndenge tolandi histoire na mokonzi oyo awuti koleka, mokonzi ya mabele. Tangu Tata Simon Kimbangu azuaki musala akendaki na Nzundu na chef medaillé, Nzambe apesi nga musala nasala bien nasala te ? Abetaki tolo, sala, trois fois. Ndenge abetaki tolo kuna na likolo pe eyokani makasi. Alobaki na ye ke ndnege ondimi yo nde ya liboso oko kangama, esalamaka pe bongo.
 
Alors makambu ye alobi awa apesi nga makambo minene ye alobi aza kozela reponse. Alobi bongo bien bongo te ? (bongoooo) nga nde nakopesa reponse hein ? (ingetaaa) ah reponse nini nakopesa ye ? (yo moko oyebiiiee) est ce que reponse ya kobebisa mokili bien ya kobongisa mokili ? (ya kobongisaa) ah tata oyo penza hein.
 
Pona bongo reponse ezangi te ya bien ! Soki nalobi ya bien promesse oyo Nzambe apesa na biso ete loposo moyindo akosepela. Bowumbu ya loto motindo esi esila toza kozela kaka ngonga mais biso batu nde tobongisa. Tata Nzambe azali prêt. Tomoni ke mokili eningani ; mokili mobimba eza ya koningana, les cinq continents. Eza likambu ya Tata Nzambe eza koluka nzela na ndenge ete likambu ya Tata Nzambe eya kovanda libela libela na mokili. Pasi ya yo mutu muindu ekosila.
 
Totali tomoni ndenge mokili eza kotambola. Tangu toye na Kinshasa na mbala oyo maloba ya ndenge na ndenge aza koleka mais ya malamu te. Yango nabengisaki ba Nkumu ba coutumiers baya, mukonzi pe abengisi bango nionso bandimi baye. Ba notables ya Congo baye nga moko nde nabengisaki tozala lelo ensemble ke bakonzi ya mangomba baye totala likambu oyo ensemble. Tobongisa, biso kaka te, Afrique na mokili mobimba totala likambu oyo.
 
Ndenge bango balobi le 12 octobre kuna na Nkamba ya 2017 entouka nazo kende kobongisa oyo ya minene minene ebimi awa epayi ya mokonzi ya mabele. Ekangami na se ekangami wapi ? (likolooo) efonguami na se efongiami wapi ? (likoloooo) yango oyo tokokende kobongisa na Nkamba.
 
Ah pona nini toponi kaka Nkamba ? Ebengami Yeluselemi ya sika. Nakanisa le 17 mars 1921 likolo efonguamaka lokola fenetre message eye Nkolo alobi nga naza kokita lobi le 18 kuna na Nkamba. Le 18 mars temoin azalaki papa Tuvumana. Na tangu wana Papa Kimbangu nanu abandi musala te , nanu akangami te mais likolo efunguamaka le 17 mars 1921 lokola fenetre voix ebimi lobi nazo kita na Nkamba. Le 18 wana na tongo papa Tuvumana alingi akende na Lukengo mboka mususu Tata Kimbangu alobi na ye te kokende te zela makambu oyo ekomonana na 12h awa fo ozala temoin. Ndenge tolobi temoin ya mutu Nzambe , temoin ya Nzambe mutu.
 
Lelo oyo bakonzi nionso baye kotala biso nini ekoleka ? Bango nde ba temoins na biso. Esika likambu ya Tata Nzambe eza kobima fo bazala ba temoins. Alors le 18 mars Tata Kimbangu atala na midi Nkolo Yesu akiti. Biso oyo toyebi Nkamba oyo Mausolé oyo Ndaku ya Nzambe, kingo eza wana avant okota na ndaku ya Nzambe croix eza na se. Malgré eza ba carreaux mais batie pembe pona kolakisa esika wana Nkolo Yesu akitelaka bakutanaka na Tata Simon Kimbangu, esika masolo na bango ezalaki. Pona ko annoncer ke tangu ekoki po obanda misala na yo. Basololi esili Nkolo akeyi. Le 5 avril na minuit Nkolo Yesu azongi. Kozonga ya Nkolo Yesu nakoloba ete tangu ekoki lobi le 6 avril obanda musala ya kosalisa batu. Tata Kimbangu alobi luka batu ya mayele nga naza mayele te nakoki te. Ye alobi nga natali na mokili mobimba naponi kaka yo, sala musala wana. Mama Muilu azali koyoka ti alobi na ye malade moko aza na Ngombe Kinsuka awa oza kokende na marché ya Nsona tika kosalisa mama wana aza na malade ya mutu. Tangu basilisi Mama Muilu atuni nani wana bozalaki kosolola na ye ? Ye alobi Nkolo Yesu apesi nga musala nasala. Tata Kimbangu alobi nga nalingi te, non ndima nga nakopesa yo maboko. Ye alobi na ye bon likambu te na tongo tikala kobeta ngonga ya ndaku ya Nzambe. Akeyi. Elakisi ete Moise abimisaki bana Israel na Egypte ezalaki le 6 avril un mercredi. Nkolo Yesu abandaki musala na ye ya miracle, abandaki musala na ye le 6 avril un mercredi. Tata Simon Kimbangu abandaki musala na ye le 6 avril un mercredi.
 
Nkolo Yesu 33 ans nde asalaki na mokili, 30 ans libre. 30 ans wana pona nini azalaki libre ? Po Tata na ye alobaki nanu te abanda musala ye nde avandaki libre. Tangu ekoki kaka apesi ye nzela. Ndenge moko Tata Simon Kimbangu bapesaki ye nzela.
Oyo bino likambu botuni ngayi topesa reponse nzela nanu bapesi te toyokani hein ? (ingetaa) pipilipiiii (piii) malili ekoti pona nini ? Kimbanguisme oyeee(oyeee) nionso ezali prêt toyebi ndenge yakolekela.
 
Nkolo Yesu alobaki boye koya ya Muana ya mutu ekoya ndenge nini ? (lokola muyibi) hein ? (lokola muyibi) nayoki bien te (lokola muyibiieeee) lokola muyibi hein ? (ingetaa) muyibi tangu akotaka na ndaku ya mutu pona koyiba ayebisaka ? (tee) akoyebisa te ! Soki ayebisi tozui mayele. Mais toyebi ndenge akoki koyela. Toyokani hein ? (ingetaa) yango balobaki ke tozala kaka prêt.
 
Mateyi ezali kosopana butu moyi, oza mayele landa mateyi baza kopesa puete obunga nzela te. Kisi nini bapesaka po tobunga nzela te ?
Ngayi tangu batelemisaki ngayi na 2001 apres toyaki voyage na Nkamba, te na Kinshasa pardon , tangu toye voyage na Kinshasa bakonzi nionso ya Congo Central baye kotala ngayi, mutu bapesaki maloba papa Nzolantima, ba papa Ndombasi bazalaki ba papa Kisombe bazalaki, bakonzi nionso ya Congo Central, Papa toye kotala yo. Tokoti kuna na salle, nini elandaki ? Balobi oyo bango bayelaki eloko bapesaki ngayi Bible nasepelaki na motema pona nini balakisi ngayi nzela ya bien, mosali ya Nzambe tomemeli yo Bible. Oyo nionso toza koloba eza na kati ya Bible, oyo tokoluka na kati na Bible. Tata Simon Kimbangu akangami bamemi ye na Mbanza Ngungu bakolo batuni ye otikeli biso nini ? Atikelaka bango nini ? (Bible) makambu nionso eza na Bible hein ? (ingeta) ah likambu nionso okoluka eza na kati ya Bible. Mundele moko awutaki na Israel tangu aye kotala nga na Nkamba eloko amemelaki ngayi Bible ayebi ke Mosali ya Nzambe amemaka nini?(Bible) Kimia eza na kati na bible. Alors ba Musulmans oyo balobi ke bango baza ba chretiens siege na bango eza na Londres tangu baye na Nkamba bamemelaki nga Bible. Nga sikoyo elekeli ngayi po namoni poid ya likambo ndenge ezali. Na tango ondimi sala nionso nga nakoki kolinga te pasi ezala na mokili mobimba. Pasi pona nini ? Lisumu ya Adam et Eve. Tangu basalaki Adam azalaki na pouvoir makasi soki Satan aye komeka te fo abangana Satan. Na Adamu akoki te ake na mama Eve mais akoti na nioka. Soki amemaka nzoto na ye wana ya bomoto nde akokaki te. Tangu akoti na nioka, nioka akomi kolobisa mama Eve, alobi mbuma wana soki bolie yango bokozala lokola Nzambe bokoyeba makambu nionso . Alors mama Eve esika wana akueyi, ye moko pe a sentir ke abebisi. Tangu ayebisi mobali na ye , mobali aboyaki aboyaki. Awa ozoboya nga toza kaka biso mibale okotika nga wapi ? Fin des fins Adam aye kokueya elakisi ke bazui kindoki. Kindoki wana nde lelo eza kosala makasi. Kindoki wana bapeselaka yango na nini ? Biloko ya kolia hein ? (ingetaa) batu mingi babebi. Asengi na ye te kasi muana batu bapesi ye eloko ya kolia abebi po ye alingi kokende ye moko te. Mokili ebebaka te, ebebi.
 
Na tango ya Noe tangu emonani ke pasi eleki masumu eyokani solo epayi ya Tata Nzambe ye atindaki Noe asala masuwa. Tangu asalaki masuwa baza koseka ye mais mbula tangu ebandaki batu batelangani bakomi koluka Noe afongola. Noe alobi te fongola eza na ngayi te Nkolo akendaki nango, batu babebi, bakufi solo eyokani epa Tata Nzambe, toyebi histoire. Sima nango oyo babikaki bazalaki huit : Noe, muasi na ye, bana na ye misatu na ba bokilo na ye misatu. Tomoni ke masumu esili kasi tangu babotami, babotami kuna na Angola na Mbanza Kongo nini elandaki ? Masumu ezongi lisusu nani azalaki na lisumu wana? Nioka alataki muasi ya muan aya liboso Cam mutu muindu. Masumu ezongaka te ezongi. Bozolanda hein ? (ingetaaa) reponse nazo pesa na Nkumu.
 
Tangu masumu ezongi lisusu Nimerode ye nde aza base ya batu nionso aza ko diriger alors likanisi ya mabe eye Babel. Tangu baza kotonga Babel ya kala vraiment masumu ezalaki mingi , Nzambe alobi ah kala mingi te nabebisi bango na mayi bazongeli makambu na bango sikoyo tokosala ndenge nini ? Alobi na Noe pesa bango minoko misusu. Eye komonana ke tangu baza kotonga maçon soki asengi mayi oke kozuela ye brique, soki asengi ciment oke kozua zelo. Eh incomprehension ekoti. Sikoyo minoko eye ! Oyo alobaka na anglais bazuani na mutu wana bakeyi . Oyo balobaka français mususu aye bazuani bakeyi. Oyo balobaka na kikongo bayokani bakeyi, minoko nionso ya mokili ok tshiluba, oh kikongo oh lingala oh kishoko nionso ya mokili sikoyo topanzanaka te topanzani. Alors na Tangu wana Nzambe azalaki kobebisa mokili. Sodome na Gomorhe ebebi na kanda tomoni ke bakoti bowumbu na tangu ya Abraham ti baye kobima ti Nkolo Yesu aye kobotama, akufi.
Nzambe soki alingi abebisa mokili Nkolo Yesu fo aloba Tata limbisa bango, libimsa bango nga nakendaki kokufa pona bango. Nzambe apesi pouvoir na nani ? Na Muana. Mokili oyo nani akosambisa yango ? (Nkolo Yesu) Nkolo Yesu hein ? (ingetaa) boyebi yango ? (ingetaa) hein sikoyo Nkolo Yesu akosambisa mokili.
 
Alors Nkolo Yesu amoni ke non mokili pe bayokaka te musala ya Tata ezali kokufa. Alobi Simon Kimbangu, malgré ke balobaka ke tosambelaka mutumais azali motindami ya Nkolo Yesu, Simon Kimbangu mosala ya Tata eza ya kolala kende kolamusa mosala ya Tata.
Tata Simon Kimbangu aye oyo nionso basalaki ye toyebi yango. Ekeke ya mineyi eza na maboko ya Tata Simon Kimbangu.
Nkumu alobi ya solo ndenge oyo toza kolanda, biso bateyi biso mingi na ba Papa. Kobanda na Papa Kisolokele, Papa Dialungana, Papa Diangienda Kuntima toteyami mingi na oyo tozali komona na misu. 1991 Papa Diangienda alobi tangu tokokoma na l’an 2000 pasi ebandi ya makasi, signe de temps ekomonana, epayi tozokende kokabuana ekozala makasi ti na ba famille ndenge bobotami tata moko, mama moko. Kosuana pe ekozala makasi, kobunda pe ekozala makasi, guerre, makambu nionso toza komona. Biso toza bapaya te elakisi ke koya ya Muana Mutu ekomi pene. Oyo ye moko Nkolo Yesu alobaki tangu mokili ekoningana tangu wana pe pasi ya likambu ekozala surtout ba mama oyo bamelisaka bana , ba mama oyo bamemaka mukumba. Nzete oyo babengaka musuke soki bomoni ke makasa nango nionso ekueyi yebaka pasi et soki omoni ke matiti ebandi kobota mbula ekomi pembeni po ebanda kobeta. Likambu nionso eza na tangu nango
alors tolobaka tangu nionso biso batu tovandi na ville tozalaka mayele tokotaka makambu bikotela te mokili oyo Nzambe mutu a dirigeaka yango. l’État Nzambe mutu akitisaki yango, eza na mibeko nango, lingomba, Nzambe, pona nini ? Tata Simon Kimbangu tangu akitaki na mokili kaka kuna na Nkamba bakolo batunaka ye omemeli biso nini? Alobi l’État, lingomba pe munoko ya kikongo biloko misatu wana Nkolo apesi ngayi. Ba musulmans balobak nini ki arabe hein ? (ingetaa) bongo ba catholique ? (latin) latin hein ? (ingeta) ebongo biso ba kimbanguistes tokoloba nini ? (kikongo) boza sur nango ? (ingetaaa) ha tozala sur kasi oyebi ke tozo kende na suka yeba Nzambe na yo. Pona nini ndoki etamboli ya marque mingi ba magiciens bazali, ba ndoki bazali, ba fetiches ya ndenge na ndenge. Eh sikoyo tangu ekoki likambu nionso ezalaka na limite nango.
 
Nkumu alobi ke 2011 tobimisaki Tata Simon Kimbangu na boloko. Bango moko ba Nkumu balobi niata poso tokobeta lisusu mbuda ya butu te kasi nini ? (ya moyiii) et lelo oyo makambu toyoki awa mokili bapesi na nani ? (na Papa Simon Kimbangu) est ce que nionso eza kolobama awa Nzambe aza koyoka to te ? (aza koyokaa) azoyoka hein ? (ingetaa) yebaka soki opesi permission na mutu eloko wana ekoleka te hein ? Ekosalama bien ekosalama te ? (ekosalamaa) hein mokili eningani non ? (ingeta) ya mbala oyo akotika esika moko te ! Esika moko ekotikala ezali te po tolingi tokota na mokili ya sika, mboka ya sika. Tala kaka Nkolo Yesu azu bayekoli mutu azalaki matata mingi Petelo, Simon Pierre. Ateyi ateyi aie ye lokola aza ko pecher ba mbisi koliesa famille, soki natiki musala oyo nalandi yo famille na nga ekotikala na nzala. Mais kino azuaki ye. Lisanga ya bayekoli balobi ah biso totiki ba familles na biso, ba mamas batikali, basi na biso batikali, bana batikali tolandi yo okofuta biso nini ? Reponse ya Nkolo Yesu bomoyi ya seko, boyebi yango hein ? (ingetaa) bomoyi ya seko. Oyo asalelaka Nzambe na solo bomoyi ya seko ekozala na ye bien ekozala na ye te ? (ekozala na yeee) po elobamaka mingi bino batu bosambelaka bozuaka nini ? Balobaka bien balobaka te ? (balobakaa) hein biso toza kolanda bomoyi ya seko. Oyo ekozala ke tangu wana soki ekoki likambu moko ekosalama na mokili banda Nzambe asala mokili nanu emonana te. Nakanisa totikali lisusu mosika te hein ? Nga moko nayebi ? (ingetaa) oh bino boyebi yango te ? Likambu munene ezali wana.
 
Oza nayo libre, ozo sala nionso oyo yo olingi mais mukolo moko eza kozela biso. Yango nde ekozala pire pasi, place okokimela ekozala te. Mondele na mutu muindu tangu bakolinga biso ah pasi ekozala. Pasi ekozala ! Batu balingi toli te batu balingi koyoka te, balingi kosala oyo balingi. Nzambe apesi permition te ! Toyebi Jonas hein Yona ? (ingetaa) akimaka non ?
 
Papa Katembo, Papa Mario, pona kolakisa ke oyo toza koloba eza na Bible suka ya likambo elingi komonana kasi yo mutu muindu oza na devoir munene. Oza na devoir munene yo mutu muindu yo nde ya yambo Nzambe akelaka na mokili oyo. Nzambe alingi kozongisa biso na place na biso ya liboso mais toza koyeba yango te toza kososola te, tozo tosa l’État te, tozo tosa Lingomba te, makambu nionso ya pasi, donc Nzambe totie ye mukongo. Or towelela nanu bokonzi ya likolo oyo etikali nde tokozua yango. Parce que soki totali bien crise ya liboso ekotaki na mokili na tangi ya Abraham. Abraham akielaki wapi na Egypte. Akendeki na muasi na ye, alobi na muasi soki batuni, ou bien nga soki batuni toza ndeko. Alors mukonzi wana alingaki abebisa Nzambe agangeli ye. Alors oyo elakaki kuna sima nde Nzambe apesi biloko mingi na Abraham nde kozonga azongaka na mboka na ye.
 
Totali ya mibale Joseph bateki ye kuna akendaki mukonzi aloti ndoto, toyebi makambu nionso wana. Eluki nani ba nganga ya ndenge na ndenge bake bakoki te kasi nani Joseph ndoto na yo mokonzi elobi boye na boye. Nionso wana biso totikaka Nzambe na sima, totiaka Nzambe liboso te. Parce que makambu ekueyi na mokili eyebani ke ekozalela boye. Mais biso tozo bakis amakambo mosusu oyo ezali ke epesa kanda na Nzambe. Ce que likambu eza kolukama, tosila biso nionso mbala moko. Alors tozala mayele
allez boteya biso nanu na chapitres oyo.
 
PAPA KATEMBO AZUI MATEYI NA BISIKA OYO :
 
Jonas 3 : 1 – 10 Josue 1 : 1 – 9 Hébreux 12 : 25 – 28 1 Pierre 2 : 6 – 10
 
KOLIMBOLAMA YA PAPA KATEMBO PE PAPA MARIO
 
Koya toye bakonzi nionso pe baye kosambela na biso elongo. Oyo maloba elobami epayi ya mukonzi ba chef coutumiers, ye mutu atalaka RDC mobimba, makambu ya makasi mais reponse na ngayi ezali boye : likambu ekosalama, likambu wana biso toza lisusu na niongo te. Niongo te toza kolongola toza kotonga Yeluselemi ya sika. Awa boye biloko babongisi pona biso a bientôt toko banda komona yango na misu. Etikali elembo moko. Elembo wana soki tomoni yango kaka toyebi ah tango ekoki. Elembo moko tokomona na mokili mobimba oyo bakopesela biso raison biso loposo moyindo. Po baniokolaki ba koko na biso baniokolaki Tata Simon Kimbangu liloba etikali lisusu na biso te. Yango toza kowelisa Musee, tozowelisa kotonga Yeluselemi puete tosilisa niongo. Mais liloba etikali na bango bakangaki Tata Simon Kimbangu, na oyo nionso balobaki mabe bakokende matabisi na ndenge baniokolaki Tata Simon Kimbangu na mokili oyo. Kasi soki osalaki bolamu na Tata Simon Kimbangu yebaka ke okobika.
 
Tosilisi bongo na kombo ya Tata, Muana pe Molimo Santu, Amen
 
 
Transcription : Mama Lydia Nkodia Muadi
Responsable Service des Nouveaux Medias Ratelki Europe
 
 
 
AMMAFRICA WORLD

28/08/2017
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